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 La nuit du chat errant [PV Sosil]

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Frédérick Owens

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MessageSujet: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Dim 22 Mar - 1:35

C’était en toute fin de soirée, voir début de matinée… bien avancé même. La nuit ne touchait pas à sa fin non plus mais le jour ne tarderai pas d’ici quelques heures. Sûrement une belle journée, comme les précédentes, un magnifique soleil et un ciel sans nuage. Frédérick aimait ce temps vraiment, pouvoir flâner un peu dans les rues sous cette magnifique lumière. Il ne pourrait pas s’en passer sérieux, malgré son problèmes aux yeux qui rendait ça un peu gênant, mais qu’est-ce que c’était agréable. Dommage qu’il ne puisse pas en profiter, vraiment, mais il avait eu pas mal de clients ces derniers jours, et il est vrai que ces derniers préféraient rester bien à l’abri à l’intérieur des bâtiments. Dommage… Peut-être trouverait-il la perle rare un jour qui l’emmènerait dehors ? On peut toujours rêver… Enfin en attendant, il finissait juste son rendez-vous avec son client du moment, un dirigeant d’une société quelconque, pas très grande, mais assez pour qu’il se permette de se payer un peu de plaisir ici tout en gardant l’anonymat. Quelque de sympathique, quoi que assez peu attirant aux premiers abords. Comme quoi l’habit ne fait pas le moine. Enfin, Frédérick avait fini sa soirée avec lui en toute beauté dans les locaux du Black mambo, entre boire un verre et aller danser un peu… Bon son partenaire n’avait pas été un excellent danseur, mai sil avait fait avec. Et puis pour dire la vérité, après les quelques cocktails qu’il lui avait offert, il avait la tête qui tournait légèrement… Il résistait plutôt bien à l’alcool en temps normal, et il se demandait bien combien de verre il avait pu avaler dans toute la soirée, entre ceux-là et ceux bu dans une plus grande intimité.

Enfin bref, le Black Mambo était presque vide, encore quelques tardifs qui continuaient à boire ou à danser, quelques personnes qui, elles, avaient vraiment trop abusé de la boisson. Fred les regardait avec un léger sourire en coin un peu moqueur, c’est qu’il fallait connaître ses limites quand on se lance là-dedans, assis sur une chaise des plus confortables. Il avait du voir toutes les personnes qui avaient défilées ici d’ailleurs, aussi bien les danseurs que les clients, y’en avait des plutôt mignon il fallait avouer… De quoi vous donner envie. Son client était parti une ou deux heures plus tôt et il avait décidé de rester, n’ayant pas vraiment l’envie de finir la nuit tout seul à dormir. Il s’était trouvé quelques personnes pour continuer à danser ou boire. Ce soir, il voulait tout simplement arrivait au bout de sa limite physique. Enfin au final, il n’y était pas parvenu, il était certes bien fatigué mais avait encore l’esprit un tout petit peu lucide. Oh tiens, la musique qui change. Eeehhh mais il l’a connaissait celle-là ! Mon dieu, ça lui rappelait des souvenirs de France quand ils se faisaient des soirées entre collègue et où ça finissait généralement à quatre ou plus dans un lit pour une fin de nuit agitée. Il se mit à rire légèrement alors que les images défilent devant ses yeux, pour un peu il se croirait revenu dans son pays natal ! De quoi le mettre de bonne humeur, vraiment.

Enfin un peu de sérieux que diable, il sait bien qu’il est au Japon et que la téléportation n’existe pas encore. Avec un sourire rêveur sur le coin des lèvres, il tourne son verre de vodka entre ses doigts agiles, s’amusant avec un moment alors que ses yeux font une nouvelle fois le tour de la salle, se posant sur chacune des personnes présentent. Il croise le regard de l’une d’entre elle qui lui sourit avec un léger clin d’œil. Fred qui le regarde un moment avant de sourire à son tour alors que la personne se rapproche de lui pour venir l’aborder. Ah, pas de chances, il pue l’alcool. On ne l’aurait pas dit de loin, mais il fait visiblement parti de ces gens n’ayant plus la notion de réalité. Le jeune français l’ignore un moment et le rembarre d’une phrase bien placé quand il commence à hausser la voix, qu’il aille se trouver un autre jouet, Fred n’est pas d’humeur à ça ce soir, il a assez donné aujourd’hui. L’homme repart après l’avoir insulté une dernière fois et le jeune homme soupir longuement avant de finir son verre d’une traite. Il ferait peut-être mieux de rentrer, non ? Il n’y avait plus rien à voir ici de toute façon comme personne intéressante, à part quelques retardataires. Il reste un instant hésitant, en plein débat intérieur avant de se relever, laissant quelques pièces pour le pourboire avant de rejoindre la sortie d’un pas… plus ou moins assuré. Il ne fait pas d’effort pour marcher correctement de toute façon, et puis qu’est-ce qu’il risque ? Personne ne viendra lui faire la morale.

Il sort dans la rue et sors son paquet de cigarette, s’en sortant une avant de l’allumer. Le froid de la nuit lui remet un peu les idées en place, même s’il aime laisser son esprit s’évader loin des rues et de la pollution. Il a toujours aimé les grandes villes la nuit, toutes ces couleurs et lumières qui tournent… C’était presque féérique quand on avait un peu d’imagination. Il tire un coup sur sa clope, laissant le goût du tabac emplir sa bouche avant de relâcher la fumée en un long fumet, le regardant s’élever dans les airs avec un sourire presque enfantin. Après celle-là il rentre… à L’Hypnotic ou à son studio qui tombe en ruine ? Bonne question… L’un comme l’autre ne le tentait pas vraiment à vrai dire. Quoi qu’il pencherait plus pour l’Hypnotic, histoire de récupérer ses vêtements. Oui parce que là, il s’était habillé spécialement pour son client, chemise blanche et moulante qui retombe juste au niveau des manches et des hanches, recouverte d’une veste légère en jean, le tout accompagné d’un pantalon patte d’éléphant. Oui, c’était encore portable, je l’avoue, et puis il avait échappé au kimono au moins, mais avec la température qu’il faisait dehors, c’était un coup à attrapé une angine carabinée. Frédérick qui lève la main avec sa cigarette, l’observant se consumer lentement alors qu’il commence à chantonner un air qui lui revient soudainement en tête, souvenirs lointain de ses soirées avec son meilleur ami. Il se met à chanter doucement les paroles dans sa langue natale, on doit le prendre pour un fou, surtout quand on ne connait pas le français, mais ne l’était-il pas au fond ?


« "Je suis le chat qui s’en va tout seul et tous les lieux se valent pour moi…" »

Il sourit un peu plus alors que le conte lui revient en mémoire au fur et à mesure et qu’il continue à en chantonner les paroles sans prendre garde aux quelques personnes qui pourraient se trouver à coté de lui. Quelle magnifique histoire que celle de ce chat errant qui s’en va tout, seul, cette image lui collait à la peau… Lui qui regarde tout le monde partir et qui finit seul à la fin de l’histoire… Oui, ce conte était fait pour lui, il n’y avait aucun doute là-dessus, vraiment.

« "Il s'en va sous les Arbres ou sur les Toits, remuant la queue et tout seul…" »
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Sosil Sari
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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Dim 22 Mar - 21:34

    Comme six nuits sur sept depuis qu'il travaillait au Black Mambo, Sosil y avait passé la soirée. La plupart du temps, il restait jusqu'à son propre numéro puis partait mais certains soirs, comme celui-ci par exemple, il restait sur place. Rhabillé, il n'avait plus grand chose d'un danseur. Il avait juste l'air un peu jeune pour trainer dans cet établissement mais vu qu'il y bossait, et qu'il se contentai de boire du jus de fruit en se faisant tout petit pour ne pas être abordé, personne ne jugeait utile de le mettre dehors.

    Si Sosil n'avait pas été ce qu'il était, un "vieux sage" dans un corps d'ado, il aurait sûrement demandé un peu de Vodka ou de Rhum dans son jus de fruit. Pas qu'il déprimait, non... Juste un accès de mal du pays. En quittant le podium, quelques heures plus tôt, il avait soudain revue son Algérie, ses montagnes... et le passage d'un autre danseur par la sortie des artistes lui avait pour sa part rappelé qu'il était à Tôkyô et que dehors, il faisait froid. Pour une fois, les Anciens n'avaient pas su lui apporter suffisamment de réconfort pour qu'il trouve le courage et la motivation d'affronter le froid pour retrouver son chez-soi qui n'était nulle part. Un matelas miteux et taché, dans un taudis qu'il squattait sans autorisation... vivement qu'il ai les moyen de louer un petit truc, même minuscule. Mais l'immobilier, il l'avait découvert à ses dépends, était horriblement cher au Japon.

    Regrettant une nouvelle fois d'avoir fait une sorte de voeux non-officiel de sobriété, il vida son quatrième jus de fruit comme le soulard qu'il n'était pas et, tenant ferment le sac refermant toutes ses possessions, se secoua enfin tout juste assez pour se lever et gagner la sortie d'un pas assuré. Sitôt dehors, il referma sa parka en jurant intérieurement - juste avant de demander pardon de faire ainsi des reproches à Mère Nature - et jeta son sac sur son dos. Un coup d'œil au ciel lui assura qu'il ferai jour dans à peine quelques heures. Ses yeux de nomades s'étaient habitués aux lumières de la ville et elles ne le trompaient plus. Un soupir: comme il aurait aimé être chez lui. Vraiment chez lui, dans l'Aurès.

    Méditatif et nostalgique, il entendit qu'on chantonnait en français non loin de lui. Il n'avait plus entendu parler cette langue depuis le départ de Katsuo. Sur le coup, il ne réagit pas mais assez rapidement, quelque chose lui sembla étrange. Il lui fallu un peu de temps avant de mettre le doigt dessus : à Shijuku, un des quartier les plus populaires de Tôkyô, Japon, quelqu'un parlait français avec un accent ne pouvant être que celui d'un français de souche. Qui ? Cherchant du regard, il trouva Frédérick et fit un pas de côté pour voir son visage. Il devait avoir eu raison, le jeune homme n'avait rien de japonais. Ca ne voulait pas non plus dire qu'il était français mais avec un accent pareil...

    De nature discrète, Sosil ne résista pas à l'envie de l'aborder. Un français... Il aurait sans doute "préféré" un algérien mais ayant vécu pas mal de temps en France, il se sentait assez proche du pays quand même. Il fit quelques pas dans sa direction et lui adressa la parole en français. Il ne le parlait pas très bien, mais toujours mieux que le japonais.

    "Bonjour. Tu es français ?" fit-il avec un accent très prononcé.


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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Dim 22 Mar - 23:18

Si Frédérick ne s’attendait pas du tout à ce qu’on vienne l’aborder dans la rue, l’interruption de sa petite comptine répétitive par ce charmant jeune homme lui arracha malgré tout un de ces sourires charmants d’un naturel presque poussé comme il savait les faire. Pas qu’il se force, non, loin de là, mais même avec tout l’alcool qui pouvait se promener dans ses veines, les sourires n’avaient presque plus rien de naturel chez lui, enfin ça dépendait des personnes et de son humeur, mais ils se faisaient de plus en rare depuis qu’il avait mis les pieds dans ce pays. Mais qui était donc ce jeune homme qui venait ainsi lui parler ? Il fallait que le cerveau de Frédérick passe à autre chose tellement il était plongé dans son monde, limite il n’aurait pas vu un le chien, le cheval et le chat de son conte en train de se promener dans la rue. Il finit quand même par lui répondre après quelques secondes à le regarder, lui parlant d’ailleurs en japonais par pur réflexes.

« Je suis le chat qui s’en va tout seul… et vous ? »

Ne lui en voulez pas, il arrivait juste au refrain de sa chansonnette, et l’occasion était trop belle de ne pas se présenter ainsi. Il laissa échapper un petit rire en secouant doucement la tête, laissant tomber ses mégots de cigarette sur le trottoir avant d’essayer vaguement de reprendre un air un peu plus sérieux, ou du moins un comportement moins bizarre, qu’on ne le prenne pas pour un fou… D’ailleurs attendez, il a raté une étape… Mais oui, il venait de lui parler français ! Ah, comme c’était drôle, aurait-il trouvé un confrère ! Mh, intense moment de réflexion alors qu’il le regardait avec un peu plus d’attention, non, il n’avait pas vraiment le visage et à bien y penser, pas vraiment l’accent non plus. Enfin il n’avait pas l’air asiatique pour autant au passage. Etrange personnage… ou alors il avait les idées encore moins net que ce qu’il pensait, mais c’était étonnant tout de même. Enfin, au diable l’étrange, il parlait français, ou du moins le comprenait quand il le parlait, rien que pour ça il le bénirait au moins toute la soirée ! Que c’était bon de pouvoir parler dans sa langue natale ! Il reprit donc en français d’une voix toute joyeuse, il était tout excité d’ailleurs, ça devait se voir, un véritable gamin à qui on vient d’offrir une sucette.

« "Je suis français, oui, français ! Tu viens du pays aussi ? Suis-je bête, tu n’as pas vraiment l’accent de chez moi… Pas l’accent japonais non plus d’ailleurs, d’où tu viens ?" »

Il parlait assez vite à cause de sa bonne humeur, et ponctua d’ailleurs ses paroles d’un léger rire, écrasant sa cigarette dans le caniveau avant de reporter son regard sur son interlocuteur, ses lèvres toujours ornés de son sourire charmeur. Tiens, il était passé au tutoiement sans vraiment y faire attention d’ailleurs. Il ne se rendait pas compte qu’il pouvait faire peur des fois, c’est juste à la limite il ne l’aurait pas pris dans ses bras pour l’embrasser, son pays lui manquer tellement… Enfin pas tellement, mais un peu malgré tout, mais c’est ce qu’on appelle le mal de pays, non ? C’est surtout certaines personnes qui lui manquait mais passons. Ils allaient partager leur mal de pays respectif, c’était toujours mieux que de déprimer tout seul dans son coin… et Fred n’avait pas vraiment l’envie de déprimer pour ce qui restait de cette nuit, surtout maintenant qu’il avait trouvé de la compagnie ! Ou que la compagnie l’avait trouvé plus précisément. D’ailleurs il devait continuer à parler dans quelle langue ? Ca allait devenir compliqué pour son pauvre cerveau embrumé… Allons, continuons pour le français, au pire il lui dira de parler japonais s’il ne le comprend plus, ce n’était pas un problème.

« "Je m’appelle Frédérick et je suis enchanté de te connaître et…" »
Il laisse sa phrase en suspens une seconde en fronçant légèrement les sourcils.

« "Et je t’ai déjà vu quelque part… Tu étais au Black Mambo ce soir ?" »

Oui, maintenant qu’il y pensait, ce visage lui rappelait en effet quelqu’un qu’il avait vu, il n’y a pas si longtemps que ça… Et surtout une personne qu’il ne connaissait pas, sinon il se serait souvenu de son nom, Fred avait la mémoire des noms et des visages. Mais s’il était au club… soit il s’agissait d’un membre du personnel, ou alors d’un de ses collègues… après tout il ne connaissait pas tout le monde encore… à moins que… Le visage de Frédérick qui se décompose pendant un dixième de seconde, mon dieu mais des fois il ferait mieux de se taire, c’était un véritable boulet à ses heures, je vous jure, quand il y a une gaffe à faire, appelez le, il se fera une joie de sauter sur l’occasion. Pour le coup il se remet à parler en japonais, et s’incline bassement devant le jeune homme sans se redresser.

« Mon Dieu, vous devez être un client de L’Hypnotic, je vous prie d’accepter mes plus plates excuses pour mon comportement déplacé… »

Voila, ça c’était le Frédérick que tout le monde connaissait, humble et tout gentil avec un visage sérieux même si actuellement il doit concentrer toutes ses facultés mentale pour essayer de rattraper, si c’était encore possible, toute l’imbécilité dont il avait pu faire preuve. S’il s’agissait d’un client du club, soit il espérait que ce dernier avait beaucoup d’humour, soit qu’il aurait le coup de foudre pour lui et lui pardonnerait… sinon il s’était encore mis dans de beaux draps, tiens, pour une fois qu’il avait laissé un peu tomber sa méfiance, ça lui apprendrait.
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Sosil Sari
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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Lun 23 Mar - 0:44

    Sosil fut un peu déçu de l'entendre répondre en japonais. Mais il comprit la réponse et elle ne pu que le faire sourire. Comme par pudeur, il enfouit le bas de son visage dans son col mais ses yeux rieurs le trahissaient.

    "Je..." commença-t-il à répondre en japonais quand il fut interrompu.

    Après s'être fait dévisagé - ce qu'il n'aimait pas beaucoup mais dans le cas présent cela n'avait rien de malsain - il entendit l'inconnu reprendre en français. Un peu trop rapidement pour lui d'ailleurs. Ayant un peu perdu l'habitude de la langue, Sosil dû se pendre à ses lèvres pour tout suivre. Radieux lui-aussi, il lui offrit un sourire tout ce qu'il y avait de plus sincère. Il reprit donc là où il avait commencé, mais en français.

    "Je m'appelle Sosil. Je suis de l'Algérie."

    Le français était une langue très parlée là-bas, histoire coloniale oblige, mais Sosil ne l'avait jamais entendu avant de quitter les montagnes. Chez lui, on parlait tamazight, la langue berbère, et on apprenait l'arabe classique à l'école - quand on y allait. Ce qui n'était pas son cas, mais sa mère lui faisait la classe.

    Le tutoiement ne le dérangeait pas. En fait, il ne le remarqua même pas car lui-même n'utilisait jamais le vouvoiement en français. Henri ne le lui avait pas vraiment appris en fait et tutoyer était bien plus simple. Connaissant pourtant certaines habitudes françaises, il tendi sa main droite pour inviter Frédérick à la lui serrer. Mais le voyant froncer les sourcils, il eut un doute et la baissa, attendant la suite. Il y avait un problème ?

    Le soudain changement d'attitude le stupéfia. Non, non, il n'était pas un client ! Jamais il n'aurai pensé en avoir l'air d'ailleurs mais au même instant, cela lui fit penser que - mais visiblement ce n'était pas le cas - Frédérick aurait pu être un client lui aussi ! Et si tel avait été le cas, lui aussi aurait fait preuve de grossièreté en lui adressant ainsi la parole, petit danseur qu'il était ! Laissant la poignée de son sac glisser jusqu'à son coude, il agita les mains devant lui.

    "Non, non ! Je suis pas client ! Je travaille, je danse ici." Et c'était sans doute pour ça que Frédérick pensait l'avoir déjà vu. Sosil pour sa part ne regardait jamais ses spectateurs donc il ne l'avait pas remarqué.

    "Je suis un danseur, dans le Black Mambo. Toi aussi tu travaille ici ?"

    Il y avait tant de questions qu'il avait envie de lui poser... Depuis combien de temps était-il au Japon, pourquoi était-il venu... Et tant d'autres encore qu'il n'arrivait pas à formuler pour l'instant !


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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Lun 23 Mar - 21:17

Oh un Algérien ! Décidément, on trouvait de tout dans la capitale nippone, c’était impressionnant quand même, surtout à une heure et un lieu pareil. C’est le destin qui voulait ça peut-être, enfin c’était un destin bizarre malgré tout il faut avouer. Qu’est-ce que quelqu’un qui vient d’aussi loin pouvait-il bien venir faire ici ? Enfin il se pose la question mais l’autre doit se la poser aussi remarque, les français ça couraient pas les rues, enfin peut-être plus cela dit, il ferait un sondage un jour, ça pourrait toujours êtres drôles, quand il s’ennuierait entre deux client ou après avoir pris sa dose un de ces jours déprimant comme il en connaissait parfois. Enfin tiens c’est vrai, on parle quoi en Algérie ? Oula il n’était pas vraiment en état de se rappeler les leçons qu’on lui donnait à l’époque où il en avait pour s’attarder sur un tel détail, il connaissait le français après tout, et le japonais aussi alors il n’y avait pas de problèmes, n’est-ce pas ?

Ah mon dieu, ce n’était pas un client ! Immense moment de soulagement, là, les secondes les plus salvatrice de sa vie, enfin peut-être pas, mais au moins de la journée. Enfin, il aurait pu essayer de se rattraper malgré tout après si ça avait été le cas, un peu de charme de-ci de-là, quelques sourires ou paroles bien placées et le tour est joué, généralement il ne suffit de pas grand-chose. Enfin ce n’était pas le quoi, il se relâche aussi soudainement qu’il s’était tendu, se redressant habilement, et lui sourit de nouveau, c’était quand même plus agréable comme ça, et un peu moins douloureux pour sa pauvre tête. Enfin, il lui rattrape la main qu’il avait tendue avant qu’il ne l’interrompe avant de lui présenter ses excuses pour la serre vigoureusement.


« "Tu me rassures, j’aurais vraiment été bien embêté… Rah, à chaque fois c’est la même chose, je me laisse trop allé quand je sors de rendez-vous…" »

Soupir pour lui-même en se passant une passe dans les cheveux, les rejetant en arrière, même s’il n’y a pas grand-chose à rejeter, mais c’est pour la beauté du geste – n’est-il pas beau, quand même ? Un véritable spécimen rare. Enfin, c’est vrai que dans ses heures de boulot, il se disait toujours qu’il devrait éviter de boire un peu trop, mais à chaque fois c’était plus fort que lui, il n’aimait pas être seul, qu’est-ce qu’il pouvait y faire ? Alors comme ça Sosil travaillait ici hein ? Danseur, oui en effet il avait du le voir danser ce soir… Le regarde encore quelques seconde avant de s’exclamer d’un air de gamin qui vient de résoudre une énigme.

« "Ah ! Tu étais ce danseur d’une souplesse incroyable, je me souviens ! Il faudra que tu m’explique comment tu fais, moi qui me suis toujours trouvé souple, je dois ressembler à une barre de faire à coté de toi !" »

C’est vrai ça, il était souple pour euh, quelqu’un de normal on va dire. Enfin oui, il se souvenait de son spectacle, enfin d’une partie parce qu’il n’avait pas du regarder en entier à ce moment là pour une raison ou pour une autre, mais il se souvenait que son spectacle l’avait malgré tout vraiment impressionné. Joue un instant avec une de ses bagues passé à son index, il s’est remis à parler français par réflexe, mais un peu moins vite malgré tout, même si l’excitation est encore présente, il essaye de se modérer un minimum.

« "Je travaille ici… eh bien, je travaille pour l’Hypnotic en tout cas, en effet… Je suis hôte ici." »

Bref bref bref… il se demandait si ça allait le choquer quand même, one sait jamais hein, un danseur, c’est fait pour danser, et un hôte c’est fait pour euh… pour distraire, disons ça d’une façon un peu plus poétique. Ce n’est pas parce qu’on travaillait au Black Mambo qu’on adhérait forcement au concept de l’Hypnotic ? Bonne question tiens, il ne s’était jamais posé la question avant à vrai dire. Finit par hausser les épaules et lever la tête pour observer le ciel, tournant lentement sur lui-même. Il n’était pas totalement dégagé, tiens, mais on voyait quand même quelques étoiles lointaines ici et là sous les vapeurs de la pollution.

« "L’Algérie, l’Algérie… Eh beh eh beh, ça nous fait une trotte ça, comment tu t’es retrouvé ici ?" »

Oui il était curieux, il ne faut pas lui en vouloir, vraiment. Il est aussi un peu décalé dans la conversation, mais après tout, il s’agit de Frédérick, il ne faut pas s’attendre à autre chose de sa part. Quoi qu’il n’avait pas encore fait étalage de toutes ses bizarreries, même s’il avait commencé fort avec cette histoire de français, pour un peu il serait parti totalement dans son délire si son quiproquo sur l’identité de son interlocuteur ne l’avait pas un peu refroidit et remise ses idées en place.

« "On ne vas pas rester là toute la nuit… T’as un endroit où loger ? Tu veux que je te raccompagne peut-être ?" »

Je rassure tout mauvais esprit qui passe, le jeune français proposait ceci dans toute sa gentillesse, sans aucuns arrières pensés dans la tête comme il pourrait en avoir, ou comme on pourrait penser qu’il en avait. Enfin ce n’était pas une obligation bien sûr, et le petit algérien pouvait toujours refusait… Quoi qu’il pouvait aussi aller finir la nuit dans un bar ou un café encore ouvert, ou déjà ouvert plutôt, ça devait bien se trouver dans Tokyo…
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Sosil Sari
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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Mer 25 Mar - 10:36

    Sosil étant d'un naturel peu bavard et très observateur, il détailla beaucoup les gestes de son interlocuteur. Ce mouvement superflu de la main pour chasser ses cheveux le fit sourire un peu: Frédérick était plutôt joli, mais coquet aussi. Sosil aimait la beauté et savait la reconnaitre quand il la voyait, il le fallait pas se leurrer sur ce point. Après tout, n'était-il pas un artiste ? Et Frédérick était un très bel homme même si à choisir, il n'était pas vraiment son type. Sosil les appréciait un peu plus... "rustaud". Sans doute l'influence de Karim.

    Bref.

    "C'est le entrainement. Il y a pas vraiment de secret, je me entraine depuis que je suis tout petit. C'est le corps et le mental en même temps." expliqua-t-il. "Si tu veux, je peux te apprendre un peu un jour."

    Sosil ne disait pas non pour donner des conseils en matière de méditation. De son point de vue, c'était quelque chose de très important, surtout quand on menait une vie pas vraiment facile. Savoir méditer pouvait éviter de faire des bêtises, Sosil en avait toujours été convaincu et encore plus depuis qu'il avait trempé dans le monde du deal de drogue. Voir tous ces gens accros à ce qui les tuait petit à petit avait été une sorte d'électrochoc. Dans un sens, il pouvait les comprendre puisqu'il consommait un peu de drogue aussi - et y prenait même un certain goût - mais plus que jamais, il s'était alors promis de ne jamais devenir accro.

    Il se renferma un peu quand Frédérick avoua qu'il était hôte pour l'Hypnotic. Sosil n'avait rien contre les hôtes, mais il n'acceptait pas du tout le principe de la chose. Pour lui, le corps et l'esprit n'était qu'un, attenter à l'intégrité de l'un, c'était blesser l'autre et vice versa. Lui, il dansait pour l'argent, il vendait son image et rien que ça, ça lui déplaisait dans le fond. Mais vendre son corps, sa chair... Jamais !

    Il se demanda si Frédérick partageait son point de vue et releva le visage vers lui, à temps pour le voir regarder les étoiles. Quand il commença à parler de l'Algérie, Sosil sentit comme une marrée chaude et humide remonter dans ses joues jusqu'à ses yeux. Il soupira pour se remettre.

    Comment disait-on déjà en français quand on ne voulait pas trop raconter ?

    "C'est une longue histoire. Très très longue. Mais je suis content d'être ici, au Japon." ajouta-t-il avec le sourire. "Toi aussi, comment tu es arrivé ?"

    Il n'y avait rien d'autre que son sac et son contrat de travail avec monsieur Fan-Jiang et la vie n'était pas facile tous les jours. Mais elle n'était facile nulle part, pas vrai ?

    "Mmh !! Heu..."

    Un endroit où loger ? Raccompagner ? Sa première pensée, normalement, aurait dû être qu'il ne connaissait pas assez Frédérick pour lui faire confiance et lui montrer où il dormait. Ce n'était pas prudent. Il était gentil et à mille lieues d'avoir de mauvaises intentions... en apparence. Sosil ne voulait plus relâcher sa vigilance, on avait trop souvent essayé d'abuser de lui d'une manière ou d'une autre. A priori, l'hôte lui inspirait confiance mais il était trop tôt pour se fier totalement à son instinct. Cependant, comme dit plus haut, même si cela aurait dû être sa première pensée, ça ne le fut pas. Au contraire, il songea que "chez lui" n'était pas le genre d'endroit où on amenait une connaissance, même s'il ne s'agissait que d'être raccompagné.

    "Non, non, c'est bon. Je vais rentrer plus tard. On peut peut-être... heu..."

    Il parcouru la rue du regard. Certains établissements ne fermaient jamais, ils avaient l'embarras du choix mais ils étaient chers et Sosil ne voulait pas dépenser toutes ses économies dans un lait chaud. Il se souvint enfin.

    "Tu aime les takoyaki ? Un peu plus loin, y a un vieux monsieur qui fait des takoyaki sur un chariot. Il est souvent là quand je pars, il est peut-être encore heu... pas encore partit."


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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Mer 25 Mar - 13:28

Dommage que Sosil prenne mal sa proposition vraiment. Pas que Frédérick soit fiable, enfin quand il est dans on état normal, ça pouvait lui arriver de faire son beau pour arriver à ses fin – qui a dit qu’il était une personne parfaitement fréquentable ? – mais, là, actuellement, il n’était pas vraiment dans un état d’esprit pareil, franchement. Enfin il s’en fichait un peu en fait, le raccompagner ou non, c’était histoire d’être poli et puis, il faut bien l’avouer, de ne pas être seul. Il ferait quoi sinon ? Il retournerait sûrement dans sa chambre de l’Hypnotic pour finir la soirée, en dormant ou non d’ailleurs, tout dépendait de sa tête et de ce qui s’y passait à l’intérieur. Enfin, enfin, quoi qu’il en soit, soit l’emprise de l’alcool ou de drogue, il ne s’amusera jamais à aller forcer quelqu’un, question de principes. Il respectait trop les autres pour ça, et leur désir aussi, peut-être une déformation du métier, mais ça datait de bien avant en réalité. On a des principes ou on n’en a pas, après tout, même si ça pouvait paraître euh, étrange avec un job pareil.

« "Oh oui, je serais ravi que tu m’apprennes ! T’es charmant, vraiment !" »


D’ailleurs il ne remarqua pas vraiment le comportement de son interlocuteur quand il parla de son travail. Disons qu’il avait un point de vue très particulier sur la chose, souvent bien incompris des autres d’ailleurs. Il respectait énormément son corps, il n’y en avait pas à douter. Il le vendait, c’est sûr… Mais en toute connaissance de cause et e acceptant ce que cela impliquait. Le corps et l’esprit qui ne font qu’un… il ne savait pas vraiment et ne s’était jamais vraiment posé la question en fait. Peut-être, mais peut-être pas. Il avait appris à faire des choses que son esprit refuserait en temps normal. Mais en même temps il était rare qu’il refuse réellement quelque chose quand on savait lui demander comme il fallait. Tout un esprit complexe, lui qui ne supportait pas d’être vu comme un simple objet en dehors de ses heures de travail A se demander comment il arrivait à supporter ça d’ailleurs.

Il ne fit aussi d’ailleurs pas attention à la brusque poussée de nostalgie du jeune algérien, un peu trop perdu dans son monde, elles étaient belles les étoiles malgré tout, mais toujours inaccessible, quoi qu’on puisse en dire et quoi qu’on puisse faire pour essayer de les atteindre. De quoi faire rêver, quelque chose de beau et de brillant, quelque chose qui vous donne à espérer qu’un jour vous réussirez à l’atteindre. Ah, il se sentait l’âme poétique ce soir, il fallait en profiter, ça n’arrivait pas souvent ! Il devait y avoir les mêmes étoiles en Algérie, non ? C’était une des choses universelles ça, enfin c’est ce qu’il croyait, mais il n’y était jamais allé pour vérifier de lui-même, peut-être un jour. Décidemment, il y avait beaucoup de peut-être dans son esprit ce soir, sûrement l’alcool qui lui faisait ça, à faire des projets plus fous les uns que les autres.


« Oui le Japon… C’est un pays agréable, n’est-ce pas ? »

A croire qu’il y était depuis des années, ce qui n’était pas vraiment le cas tout compte faite. Mais bon, ici ou la France, c’était du pareil au même pour lui, même boulot, mêmes problèmes, il y avait juste la langue qui le changeait, et encore il avait fini par s’y habituer, et la nouveauté était vite passé. C’était pour ça qu’il aimait bien faire de nouvelles rencontres,, que ce soit dans ses clients, ses collègues ou des gens totalement extérieurs d’ailleurs. Frédérick, c’était tout bêtement quelqu’un qui avait besoin d’être entouré, ne serait-ce que pour pouvoir faire plein de bêtises. Un de ces personnes sociable qui aime bien attirer des ennuis aux autres sans vraiment le vouloir mais s’amuse des situations en réussissant toujours à se sortir d’affaire

« "Moi ? Eh bien… C’est un voyage de découverte…" » Rit un peu en reportant son regard sur le jeune homme, quelle découverte, on pourrait se le demander vraiment. « "J’ai traîné ici et là… Et je me suis retrouvé ici…" »

Le petit algérien n’était pas le seul à avoir une longue histoire… Frédérick serait d’ailleurs bien incapable de raconter la sienne, trop de choses, trop de choses récentes aussi, et puis au final, les évènements c’étaient passés et il les avait laissé se passer en suivant le courant… Ce n’étaient pas des choses qui s’expliquaient, ça. Il regarde un moment la rue après la proposition de Sosil, des takoyaki… Oui, pourquoi pas après tout, ça pouvait être sympa aussi, très sympa, il avait un peu faim maintenant qu’il faisaient allusions à la nourriture d’ailleurs.

« "Oui, ça peut être une bonne idée…Allons voir alors, on ne perds rien de toute façon… " »

Au pire ça leur ferait faire un peu de sport, même si, l’un comme l’autre, il n’en avait peut-être pas vraiment besoin, mais c’était bon pour la santé après tout. Fred qui réajuste un peu sa veste, c’est qu’il ne faisait vraiment pas chaud à cette heure-ci, et qui commence à marcher lentement à coté du jeune homme en observant les lumières de la ville, détournant légèrement la tête quand il croisait un phare de voiture. C’était la seule chose qu’il ne supportait pas la nuit, les voitures, il n’y pouvait rien, c’était ses yeux qui étaient trop sensibles, même ses lentilles spéciales qui atténuait l’effet de la lumière ne lui suffisait pas. Mais porter des lunettes de soleil en pleine nuit n’est pas non plus la solution la plus approprié alors il fait avec, heureusement qu’à cette heure-ci les véhicules se font rares.

« "Alors, ça fait combien de temps que t’es arrivé au Japon ? Tiens d’ailleurs, t’as appris le français chez toi, en Algérie, ou bien t’es allé en France ?" »
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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Dim 5 Avr - 15:29

    "Oui." répondit-il avant de développer. "Tôkyô c'est une ville comme un monde en fait. Il y a tout. Mais des fois c'est bien caché."

    Mais pouvait-il parler du Japon ? Non, car il n'en connaissait que la capitale qui, comme il venait de l'exprimer, avait à ses yeux tout d'un monde à part entière. Dans les grands quartiers, grouillants de passants, aux immenses tours de verre, il suffisait de savoir où poser le regard pour trouver tout ce que l'on désirait et bien plus encore. Dans les allées étroites, la misère était présente aussi, fidèle à son poste, et dans les jardins publics, on pouvait toujours trouver un SDF en mal de conversation. L'algérien avait d'aileur prévu de se procurer une tente et de s'installer dans le parc de Shinjuku quand les beaux jours seraient de retour. Sosil aimait cette idée de revenir à la nature.

    Mais il aimait tout autant les plus petits quartiers, ceux qui évoquaient les villages ou les petites villes et qui n'étaient que des fractions de cette immensité qu'est Tôkyô. Avant que Katsuo ne retourne en France, il l'avait trainé à Yanaka, un des plus beaux cimetières de la ville. Ils avaient visité des temples et notamment Asakusa. Sosil était resté longtemps devant les brûloirs d'Asakusa, en prière. Si longtemps que Katsuo avait fini par aller se promener dans les environs et qu'ils s'étaient perdus. Après l'inquiétude, le soulagement de se retrouver et les éclats de rire. Mais il y avait trop de monde là-bas, il n'était pas aisé d'y trouver la paix. Il préférait les plus petits temples où il n'osait pas toujours entrer, maintenant qu'il n'était plus accompagné d'un natif.

    En réalité, seul bémol depuis son arrivée au pays : l'humidité. Il avait de la chance, le climat était doux pour cette période de l'année mais les fameuses averses nippones ne l'avaient pas épargné. Vivement les beaux jours !

    Il sourit à l'évocation du voyage de découverte. C'était un peu ça pour lui aussi finalement. Il était venu non seulement pour s'éloigner de la France qui ne lui plaisait pas, mais aussi pour se rapprocher de cette culture et de la spiritualité asiatique. Et il était plus ou moins arrivé là par hasard. S'il avait rencontré un indien ou un hopi, plutôt qu'un japonais, peut-être à l'heure actuelle serait-il à Bombay ou à Phoenix, Arizona.

    Il ouvrit la bouche pour lui demander depuis combien de temps il était au Japon quand Frédérick le devança. De loin, ils pouvaient voir que le vieux vendeur de takoyaki était à son poste. Sosil sourit à l'idée de manger des boulettes de poulpe bien chaudes. En répondant, il fourra une main dans sa poche et y trouva un billet de mille yens, partie de ses pourboires de la soirée. C'était bien, il pourrai inviter l'hôte comme ça. C'était peut-être le tempérament des gens de chez lui, mais Sosil avait toujours été très généreux, bien que prudent.

    "Je suis arrivé heu... il y a cinq... non six mois. Avec un ami mais il est repartit, il étudie la Fr- non, il étudie en France" se reprit-il. "Je parle pas très bien le français..." fit-il avec un air chagrin. "Je appris à Alger avec un ami. C'est un Pied Noir tu sais ? Mais je suis pas un très bon élève..."

    Même si ses constructions de phrases étaient relativement correctes, sa prononciation laissait à désirer. Il ne faisait pas les liaisons et prononçait par exemple le "x" de "six". Arrivé au stand, il demanda deux parts.

    "Mais après je a... j'ai été en France un peu. Toi, tu es au Japon depuis un long temps ? ... Tu as mal dans les yeux ?"

    Il posa la question, non sans une légère hésitation. Il avait remarqué l'attitude de Frédérick quand les phares les éblouissaient un peu trop. Sosil non plus n'aimait pas ça mais il ne réagissait pas comme ça pour autant.


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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Ven 10 Avr - 21:25

La France était un beau pays pourtant, enfin aux yeux de Frédérick, ce qui était normal vu qu’il s’agissait du pays qui l’avait vu naître et grandir jusqu’à ce jour où il avait décidé de le quitter. Enfin si quelqu’un venait un jour à lui poser la question, peut-être que sa réponse serait un peu plus discutable, il aimait son pays, mais il n’aimait pas la vie qu’il y avait vécu, il n’aimait pas de nombreux souvenirs qui s’y raccrochait, et s’il n’en tenait qu’à lui, sans doute n’y retournerait-il jamais ou alors dans très longtemps, lorsque le temps et la distance aurait un peu effacé ces images qui le hantait parfois dans ses insomnies la nuit. Comme une pierre polie par le temps et les années, il se laissait glisser en attendant que tout se passe, en simple spectateur. Il écoute le court récit du jeune homme et de son ami en se rappelant lui-même comment il avait atterri dans ces rues, histoire beaucoup moins drôle que celles de son interlocuteur quand on y repensait d’un peu plus près. Il sourit légèrement à la fin de son récit, il est vrai qu’il avait un fort accent, mais pour un français de pur souche, cela restait quand même compréhensible, et puis Fred avait connu pire à une certaines époque.

« Tu ne parles peut-être pas à la perfection c’est vrai, mais beaucoup ne font pas l’effort d’apprendre cette langue quand il vienne à la maison… C’est une langue difficile quand on n’est pas né avec, beaucoup se contentent de l’anglais ou d’autres langues parlées couramment. »

Surtout que Paris était une grande capitale, il était rare de ne pas y trouver des personnes habituées aux langues étrangères, il était de ce fait assez facile de communiquer lorsqu’on n’était pas du pays. Enfin de manière générale, parler une langue qui n’était pas la sienne était une chose difficile, rien que lui avec son Japonais, même s’il se tanguait de comprendre et se faire comprendre sans difficulté, il savait parfaitement qu’il n’avait pas un accent parfait et que la lecture de certaines choses lui posait encore de nombreux problèmes.


« Moi ? Moins longtemps que toi… ça doit faire deux mois tout au plus que j’ai commencé ma vie ici… »

Il resta pensif un long moment alors qu’il essayé de calculer exactement le temps depuis qu’il avait mis les pieds ici. Oui, deux mois c’était peut-être même un peu trop, il avait vite atterri à l’Hypnotic enfin de compte et il n’avait pas vraiment eu le temps d’essayer de se refaire une vie. Enfin en même temps avec son passé, ce n’est pas vraiment comme s’il avait un curriculum long comme le bras, c’était difficile de trouver un emploi stable dans ces cas là, d’autant plus à l’étranger. Rare était les personnes prêtes à donner sa chance à un inconnu qui n’aura fait qu’écumer les rues ces six dernières années. Enfin après tout il ne se plaignait pas de sa vie non plus, ici il était nourri, loger et payer, bon ça demandait quelques compensation mais après tout, il les avait bien fourni dans son pays, alors pourquoi pas ici ? Il lui fallait le juste le temps de s’habituer à la clientèle. Il laissa distraitement payer alors qu’il répondrait sans vraiment y faire attention à la question du jeune danseur.

« Non, je suis juste sensible à la lumière… Ca m’aveugle facilement c’est tout. »

Il revint sur terre brusquement à cause d’un phare de voiture justement un peu trop violent pour ses pauvres yeux et observa un instant Sosil et le vendeur de takoyaki, avant de réaliser, revenant un peu sur terre avant de secouer légèrement la tête d’un air profondément désolé.

« Ah mais je te laisse payer sans rien dire, c’est une honte, vraiment… Laisse-moi au moins payer ma part. »

Ah non vraiment, lui qui n’aimait pas être redevable aux gens, même si c’était un geste de pure politesse, il respectait juste, peut-être de manière assez ridicule et inutile certes, les économies des autres. Enfin comme on dit, on a toujours tendances à faire ce qu’on interdit de faire aux autres, et il n’était pas rare que lui-même s’amuse à inviter dans des restaurants chics ou toutes autres bêtises les amis susceptibles de l’accompagner. Il récupéra les takoyaki et observa une seconde autour d’eux, cherchant un endroit calme où aller s’asseoir poru les savourer en toute tranquillité, repérant un petit bosquet d’arbres non loin.

« Allons nous asseoir par là à l’abris du vent… »

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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Mar 14 Avr - 15:52

[Pas de soucis, il est très bien ^^]

    Le commentaire de Fred sur sa maîtrise de la langue française lui fit vraiment très plaisir. Que ce soit le français ou le japonais, il avait appris à parler et lire sur le tas, avec de l'aide, mais beaucoup grâce au système D. Fallait dire qu'avec le temps, il était devenu assez doué avec ce système là. Mais du coup, sa maitrise n'avait rien d'académique et au final, il était pratiquement incapable de lire le japonais puisqu'il ne connaissait strictement rien aux Kanjis. Avec le temps, il en avait mémorisé quelques uns, comme les noms des grands quartiers par exemple mais c'était tout.

    "Je parle pas anglais. Hum, et pas espagnol non plus. Et pas allemand. C'est des langues beaucoup parlées en France pas vrai ? Et puis en France, il y a pas beaucoup de gens qui parle arabe. A part les arabes." ajouta-t-il avec un petit rire.

    Et ne parlons pas du tamazight qui n'était qu'un dialecte. Mais finalement, il parlait tamazight, arabe, français et japonais. Plutôt pas mal pour quelqu'un qui n'avait jamais mis les pieds à l'école. A cette constatation, il se sentit rassuré : même s'il ne parlait pas parfaitement bien toutes ces langues, il se débrouillait et c'était honorable.

    En échange de son billet, il récupéra les deux portions de takoyaki et était en train d'attendre sa monnaie quand Frédérick revint sur terre.

    "Ca me fait plaisir, ne t'inquiète pas." lui répondit-il avec un sourire généreux en lui tendant sa part. "La prochaine fois c'est toi qui paie si tu veux." proposa-t-il naturellement.

    La bouche déjà pleine, il le suivit vers le petit bosquet et prit place sur le premier banc à sa portée. Coinçant son précieux sac entre ses pieds, il remonta un peu la fermeture de son blouson et se réchauffa les mains sur la barquette de boulettes de poulpe.

    "Je sais pas si il fait plus froid ici ou dans la France." fit-il en riant un peu. "C'est dommage pour tes yeux. Moi j'aime beaucoup la lumière et le soleil mais c'est parce que je suis né en Afrique peut-être. Il me tarde que l'été arrive, pour qu'il fasse beau."

    Il se sentait à l'aise avec Frédérick, un peu comme s'ils se connaissaient depuis beaucoup plus de cinq minutes. Ce n'était pas pour autant qu'il lui ferait immédiatement confiance mais il aimait bien sa compagnie et c'était déjà pas mal. Sosil était comme ça naturellement: amical et sans chichis, limite naïf. Encore que ce côté là, justement, ai grandement pâtit de ses précédentes expériences de vie.


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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Dim 19 Avr - 15:39

Le français sourit légèrement à la remarque sur les langues arabes parlées en France. Il est vrai que ce n’était pas celle qu’on entendait le plus souvent, à vrai dire et en y réfléchissant bien, il n’avait jamais entendu cette langue, ou alors dans de lointains souvenirs au détour d’une ruelle un soir où il recherchait à s’approvisionner en drogue. Et autant toutes celles qu’il venait de citer, il les connaissait et savait les parler, enfin, les parler comme il parlait le japonais lorsqu’il était arrivé au Japon, c'est-à-dire assez pour se faire et comprendre les autres, autant l’arabe n’avait pas fait parti du programme que son père avait décidé de lui faire subir pendant toutes ces années passées enfermés dans le bureau de sa maison. Mais le tout était une question de volonté et de persévérance… d’entretien aussi, il est tellement facile de perdre le peu qu’on connait d’une langue lorsqu’on ne la parle pas régulièrement. Enfin, il sourit un peu plus lorsqu’il lui certifia que payer ne le dérangeait pas et figue un vague signe de tête pour le remercier.

« Je te remercie, c’est gentil. Et c’est une bonne idée, je n’oublierais pas pour la prochaine fois… »

Il n’était vraiment du genre à oublier ce genre de choses, non, quitte à ce qu’il vienne tous les soirs pour essayer de l’attraper à la sortie du Black Mambo lorsqu’il n’était pas occupé ailleurs. Cela ne fait qu’une tâche de plus au petit post-it dans sa tête qui lui sert d’agenda mental, quitte à ne pas en avoir un vrai à portée de main toute la journée ou toute la nuit. Et puis, ça voulait dire qu’ils se reverront, ce n’était pas un mal, il appréciait bien le jeune danseur, la prochaine fois il essaierait de faire en sorte de ne rien avoir pris d’alcool ou autre choses avant de le rencontrer, il pourrait en profiter pleinement plutôt que son esprit ne cesse de faire des bonds dans tous les sens sans qu’il n’arrive vraiment à le focaliser, même s’il n’en montrait rien au jeune homme, l’habitude sans doute. Il s’installa sur le banc à coté du jeune homme, piochant de temps en temps dans les beignet entre ses mains qui dégageaient une légère fumée qu’il observa un long moment monter dans les airs pour disparaître au moindre petit courant d’air tel le sable balayé par la mer.

« Je ne saurais pas le dire non plus… Je ne trouve pas le climat si différent que ça. »

Le froid ne le dérangeait pas. Certes quand il était sorti de la boite, son corps avait mis quelques minutes à s’habituer, passé de la chaleur infernale de ce lieu pour passer au froid de la naissance de jour avec les coups de vents qui allaient avec, surtout vu les très légers vêtements qu’il portait sur le dos. Mais ayant vécu à la rue un long moment, son corps avait fini par s’habituer au froid et il n’y faisait même plus attention à l’heure qu’i était, assis sur ce banc, même si en observant bien on pouvait voir le bout de ses doigts légèrement rougis. Sans doute devait-il en être autant pour son visage même si la lumière de la nuit ne permettait pas vraiment de distinguer toute la subtile nuances des couleurs cachés sous sa couche de maquillage habituelle. Il haussa légèrement les épaules quand le sujet revint à ses yeux.


« On finit par s’y habituer avec le temps. J’adore le soleil également mais je ne peux pas sortir sans une paire de lunette, c’est ainsi. »

Dommage oui… Combien de fois avait-il maudit ce problème dont il avait toujours ignoré l’origine ? Son médecin lui avait simplement dit qu’il s’agissait d’une anomalie, sans vraiment en savoir l’origine exacte, mais que ce problème le suivrait toute sa vie, allant sûrement en s’empirant en vieillissant s’il n’y faisait pas très attention. Perdre la vue… Il ne vivrait pas assez vieux pour connaître ce genre de chose, alors à quoi bon s’en inquiétait. Regarder le ciel quand il fait beau, même à travers ses lunettes de soleil, même si cela lui faisait mal, il ne pouvait s’en empêcher, tel Icare attiré par sa folie des grandeurs. Oui, un jour il finirait par retomber lui aussi, mais il n’y aurait personne pour rattraper les morceaux qu’il resterait. Il piocha de nouveau dans sa barquette de nourriture. Il ne s’attarda pas sur le sujet, peu désireux de se faire passer pour un martyre. Il n’était pas du genre à s’apitoyer sur soi-même, après tout il existait toujours pire que soi quelque part dans le monde. Il releva la tête quand il entendit un vague bruit un peu plus loin dans un buisson et observa un chat noir se faufiler entre deux feuilles avec un léger sourire. Comme un enfant, il se pencha légèrement tout en piochant dans ses beignets pour en prendre un et le tendre vers l’animal qui l’observait de ses yeux jaunâtres.

« Minou, minou… Vient me voir, compagnon de solitude, je ne te veux pas de mal… »

Il sourit légèrement alors que le chat s’approchait doucement et tendit un peu plus le bout de nourriture qu’il avait entre les doigts. Le chat sembla le jauger l’espace d’une seconde avant de faire brusquement demi-tour pour retourner derrière ses buissons sans lui accorder le moindre regard. Frédérick soupira légèrement en se redressant correctement sur le banc et avalant par la même occasion le morceau de beignet.


« Je ne suis pas le seul chat qui s’en va tout seul… Les animaux ont l’habitudes de ne pas m’aimer il faut croire… »
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MessageSujet: Re: La nuit du chat errant [PV Sosil]   Mer 22 Avr - 20:03

    Sosil ne pensait pas pouvoir s'habituer au froid un jour. Un hiver en France lui avait fait quitter le pays, et un autre Japon lui donnait envie de voir arriver les beaux jours. Donc finalement, il s'en sortait mieux au Japon mais même s'il avait lui aussi passé pas mal de temps dans la rue, ça avait été en majorité en Algérie et là-bas, même en hiver, il ne faisait pas aussi froid.

    "Il y a plus de pluie dans le Japon que dans la France." remarqua-t-il.

    Des giboulées de mars mais toute l'année semblait-il. Ce qui rendait d'autant plus désagréable le fait d'être à la rue. Un instant, il se demanda s'il n'aurait pas mieux fait de pousser jusqu'à Okinawa.

    Il tourna la tête et se pencha un peu pour observer le manège du chat. Le voyant rebrousser chemin en vitesse, il sourit.

    "C'est l'animal il te connait pas. Il sait pas si tu es gentil alors il renifle et il dit: je sais pas, peut-être que c'est une entourloupe. Mais je suis sûr, il est pas loin, il regarde et il dit: il sent bon le beignet, j'aurai dû le prendre avant de partir. Le beignet, il est pas méchant."

    Il rit un peu et se rempli la bouche de takoyaki. Il le dégusta avant de reprendre.

    "C'est tous les chats pareil. On se méfie, on dit: je sais pas ce qu'il pense, c'est peut-être mauvais. Et puis après, des fois, on regrette. On dit peut-être on aurait dû faire confiance." Il haussa les épaules. "Pas vrai ? Quand on est trop tout seul après on sait plus être avec les autres."

    Sosil avala sa dernière bouchée de poulpe et alla jeter la barquette dans une poubelle proche.

    "Mais après, quand on dit non toujours et qu'on a trop faim, on prend le beignet de n'importe qui. Et c'est là que des fois, ils sont méchants."
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