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 Insousciance, ma belle amie [terminé]

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Sosil Sari
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MessageSujet: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mer 29 Avr - 16:46

    Ces derniers jours, Sosil passait la plupart de son temps à errer dans Shinjuku. A traîner ses savates dans les grandes artères, puis dans les plus petites rues pour enfin arpenter les impasses les plus secrètes. A vrai dire, il cherchait quelque chose.

    Certes il n'avait pas de logement. Il ne pouvait donc pas rester "chez lui" pendant son temps libre. Chaque soir, il cherchait un coin pour dormir et à défaut de dormir bien, il dormait longtemps. Travaillant essentiellement en soirée, la matinée était donc généralement bien avancée quand il quittait son trou. Il se rendait alors aux bains publics, parce que l'hygiène valait bien un sacrifice financier - et de ce côté là, il était bienheureux d'être au Japon car en France, les bains publics étaient bien moins courants - et enfin, son programme du "matin" se terminait avec la visite du combini.
    Il avait ses habitudes dans ce combini depuis les quelques mois où il hantait le quartier. Il se nourrissait au jour le jour, parfois à grands coups d'onigiri - ceux au thon étaient ses préférés, mais il avait juré de ne plus toucher aux umeboshi - parfois avec des ramen instantanés quand le patron était présent et mettait gentiment de l'eau chaude à sa disposition. Les braves gens existaient encore, tout n'était pas perdu dans ce monde.

    L'après midi, entre deux fouilles dans des friperies, il visitait les temples pour prier humblement et ce qu'il cherchait actuellement, c'était une herboristerie.

    La journée était bien avancée, on pouvait la qualifier de fin d'après midi et les enseignes au néons commençaient à s'allumer dans les rues, transformant peu à peu ce quartier nippon en une petite Las Vegas artificielle. Les affaires étaient creuses ces derniers temps, le Sorcier, comme on l'appelait parfois, n'avait pas de clients sinon une paire d'amants frustrés qui venaient régulièrement le voir pour résoudre leurs problèmes de libido. Sosil songeait très sérieusement à leur avouer la raison de leurs défaillances mais... ils étaient réellement de TRES bons clients. Cependant, cette période creuse ne l'empêchait pas de manquer de certains composants, notamment des plantes sommes toutes ordinaires mais qu'on trouvait assez difficilement en ville - il était plus habitué à les trouver de lui-même en montagne. En France, il se fournissait dans les pharmacies et certains salons de thé mais au japon, sa mauvaise maitrise de la langue lui posait beaucoup de problème. Comment dit-on camomille en japonais ?

    La nuit n'allait plus tarder à tomber. Il était trop tôt pour rejoindre tout de suite l'Hypnotic mais trop tard, sans doute, pour trouver ce qu'il cherchait. Il s'arrêta en soupirant près d'un lampadaire et ouvrir une boite de Pocky au thé vert. Un petit plaisir qu'il s'était accordé en l'honneur de Nobuo - dont il ignorait le nom - qui lui avait fait gagner 5000 yens pour une danse. Une rapide prière et il croqua dans le premier bâtonnet.


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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Jeu 30 Avr - 16:30

Surement encore une histoire de vengeance, ou bien alors ce danseur de l'Hypnotic Poison n'avait juste pas de chance. Désigné comme la cible d'un certain blond au sourire malsain.
Un peu des deux... Au hasard de ses journées Nobuo avait décidé d'avoir un jouet à domicile, un captif. Dans ses souvenirs un danseur étrangés bougeant si sensuellement. Qui plus est celui-ci l'avait vu dans un état lamentable, la réciproque devait donc s'appliquer.
Un faux pretext pour son nouveau jeu.

Pas totalement stupide le blond planifia l'enlevement. Il ne pourrais pas faire ça tout seul mais il était aisé de trouver de la main d'oeuvre pour ce genre de sale boulot. De gros bras avec un petit cerveau, payés une misere... mais au final est ce que ça ne leur plaisait pas ce job ingrat ?
Il n'avait pas uniquement prévu la capture... aussi l'enfermement. Une petite piece dans sa grande demeure qu'il avait vidé de tout meubles avec pour seule ouverture une minuscule fenetre brouillée impossible à ouvrir. Pour rendre le tout plus divertissant il avait placé deux caméras dans la piece et les dispositifs de lumieres étaient à l'extérieur. Une fois coincé la dedans on ne pouvait plus faire grand chose en bref.

Pour faire simple le jour de l'enlevement Nobuo avait bêtement attendu pret de l'HP à l'heure ou les employés rentrent chez eux. Il n'avait pas chercher à se dissimuler plus que ça... parce qu'au final c'est comme ça qu'on attire l'attention ; il avait juste revetu une veste à capuche pour cacher ses cheveux blond peu discrets.
Quand Sosil sortit de l'établissement il le suivit de loin, discretement. Et il fut d'ailleurs étonné de le voir dormir dans la rue mais n'en profita pas pour mettre son plan à l'oeuvre, il attendit que sa cible se reveille dans un café à proximité pour recommencer à le filler dans les rues de Shinjuku.
Curieux, il suivit avec interet la journée de l'étrangé jusqu'a ce que le soir tombe. Il ne devait plus tarder à agir ou le danseur se rendrait à l'HP et il n'aurait plus qu'a recommencer son manege le lendemain.

Le blond passa un coup de fil à ses brutes pour leur signaler leur position et les faire rappliquer ; bien dociles ils arriverent rapidement alors que la cible venait de s'arreter pres d'un lampadaire.
Il n'y avait pas beaucoup de monde dans la rue mais déjà trop pour agir stupidement. Quoique... personne ne s'interpose dans les conflits de Shinjuku.
Un premier homme de main s'approcha de Sosil et lui demanda l'heure pour pretexte alors que son 'ami', une autre brute les rejoignaient. Ainsi encerclé personne autour ne pouvait voir ce qui se passait vraiment et l'un d'entre eux en profita pour plaquer un tissus imbibé d'ether sur le visage du danseur ; tenu fermement celui-ci n'eut pas d'alternative à sombrer dans un leger sommeil après avoir respiré le produit quelques minutes.

Une voiture aux vitres teintées passait justement au même moment et l'étrangés y fut poussé, sur la banquette arriere en compagnie d'un blond au physique sympathique.
On lui refis le coup du tissu imprégné d'ether pour être sur qu'il ne se reveillerait pas avant d'arriver à destination et Nobuo s'amusa à carresser ses cheveux jusqu'a ce qu'ils soient arrivés.

[...]

"Sers les liens plus fort... sinon il n'aurait pas mal."

Nobuo prenait son pied à dirigé les opérations, Sosil était à present ligoté dans la piece qui avait étée prévue pour lui, dépouillé de ses affaires, il ne lui restait que ses vêtements qui avaient étés fouillés pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Tout le monde sortit de la piece à l'exception de Nobuo qui s'amusa à prendre quelques photos souvenirs avant de refermer à clé la porte derriere lui, d'éteindre la lumiere et enfin de se rendre dans le salon ou il avait entreposé ses écrans qui lui transmettaient les images de Sosil en version infrarouge.

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Sosil Sari
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Jeu 30 Avr - 18:03

    Quand Sosil se réveilla enfin, il avait la bouche pâteuse et la tête lourde. Pas franchement douloureuse, mais incroyablement lourde. Un éternuement acheva de le convaincre qu'il avait quitté les limbes même s'il ne savait pas franchement si ses yeux étaient ouverts ou fermés. Peu à peu, il sortit de sa torpeur forcée et éprouva de vives douleurs qu'il ne localisait pas trop. En bougeant ce fut plus net et une évidence fit la lumière - ou du moins une partie - sur cet endroit sombre : il était ligoté.

    Mais pas bâillonné. Il gémit de douleur et de dépit. Que faisait-il là ? Qui l'y avait mit ? Depuis quand, pourquoi ? Le jeune homme prit peur et le chamane rationalisa. De quoi se souvenait-il ? Il n'avait pas trouvé d'herboristerie et prenait le temps de manger des gâteaux avant de se rendre sur son lieu de travail. Ouille, il espérait que son absence ne lui vaudrait pas un licenciement...

    Il murmura quelques mots dans sa langue natale en essayant vainement de détendre les liens de ses poignets. Ils lui coupaient la circulation, ceux des jambes aussi. Mais dans quel pétrin était-il ? Le jeune homme pris le pas sur le chamane et il commença à chouiner. Il avait peur et le pire, c'était de ne pas savoir de quoi il devait avoir peur...

    Qu'est-ce qui pouvait bien l'attendre ?

    Il essaya de se mettre à genoux sans y parvenir et se contenta de prier allongé sur le sol, saucissonné. Par les Anciens, que quelqu'un lui vienne en aide, que ce ne soit qu'une mauvaise blague ou une erreur !

    "Hey !" cria-t-il finalement.

    En essayant de voir la pièce, maintenant que ses yeux étaient plus habitués à l'obscurité, il trouva un carré plus lumineux. Une fenêtre mais d'où il était il ne pouvait rien voir de plus. A la manière dont sa voix résonna sur les murs, il devina que sa prison était étroite.

    "Hey ! Quelqu'un !" appela-t-il en tamazight.

    Il était tellement occupé à retenir ses sanglots humiliants qu'il oubliait qu'il était encore au Japon - du moins aux dernières nouvelles - et qu'il y avait peu de chance qu'on comprenne ce dialecte. Dans sa panique, il lui sembla entendre un bruissement à côté de lui. Il n'était pas seul ? Il y avait quelqu'un dans la pièce ?

    "Quelqu'un, s'il vous plait !" reprit-il un peu plus bas. "Répondez-moi !"

    Et toujours en tamazight...


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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Ven 1 Mai - 10:25

Occupé à de la paperasse administrative concernant les affaires de son paternel, Nobuo ne remarqua pas tout de suite que son nouveau jouet s'était réveillé. Il faut dire aussi qu'il en avait mit du temps... après avoir patienter un moment, excité par l'idée de jouer au voyeur alors que le danseur serait perdu et appeuré... il s'était résigné à devoir s'occupé. Seul un cri venant des écrans de surveillance le sortit de sa concentration. Un large sourire étira ses levres et il laissa de côté ce qu'il faisait pour venir s'assoir confortablement devant le spectacle.

Dans la pénombre de la piece même une caméra infra rouge n'était pas assé précise pour que le blond puisse se delecter de la detresse de Sosil. Pourtant il se refusait d'aller allumer la lumiere.. c'était surement bien plus angoissant pour lui comme ça.
En ce disant cela il se releva pour rejoindre ces papiers... et laisser le danseur dans son angoisse encore quelques heures.


[...]


La lumiere s'alluma dans la piece ou Sosil était isolé. La nuit était largement avancée... on peut même dire qu'il était presque l'heure ou le soleil se leve.
Nobuo entra dans la piece suivit par un homme qui devait faire à peu près deux fois sa taille de hauteur comme de largeur. Il portait à nouveau une veste à capuche ainsi qu'un masque (si si, le même que sur mes photos, sans les paillettes xD). Il ne voulait pas etre reconnu par Sosil... pas tout de suite en tout cas.

Il jugea l'homme étalé sur le sol avec un sourire presque attendrit et le poussa de son pied pour le coucher sur le dos.

"Rassure toi, ça sera pas un supplice"

Au sens propre du terme ça n'en serait pas un. Par contre pour divertir Nobuo il fallait qu'il souffre... rien à faire.
Le blond fit un signe à celui qui l'accompagnait et dans un rire gras celui-ci se pencha sur Sosil, à quelque centimetre à peine de son visage. Ecoeuré rien qu'a l'idée de ce que devait subir son captif... de l'odeur qui devait s'échapper de la bouche de la brute ou même de son odeur corporelle d'ailleur, Nobuo s'appuya contre le mur, bras croisé en laissant s'échapper un petit rire cristalin.
Bien sûr le bourreau ne s'était pas rappocher pour lui faire parvenir son odeur ; il le redressa d'une main sur son col et lui mit un grand coup dans la tête. Un deuxieme coup partit et le bond l'interrompit, levant les yeux aux ciel. Il n'allait quand même pas abimer le danseur si vite. Il souffla et lui désigna un crochet au plafond, en plein milieu de la piece.

L'homme de main hocha la tête et avec un sourire pervers il releva l'étrangé sans aucune forme de délicatesse. Nobuo passa derriere Sosil et entrepris de defaire les liens de ses poignets...

"Surtout ne te débat pas, il n'hésitera pas à t'assomer."

Les mots étaient susurés à son oreille et dit sur un ton qui se voulait naturellement enfantin.
Les liens défaits il laissa le loisir à son prisonnier de faire ce qu'il voulait de ses mains pendant une minute avant de les lui rattacher par devant cette fois. C'est sur, le pendre au plafond, sur ce fameux crochet, serait bien plus simple en ayant les bras dans le bon sens... enfin normalement. Ceci fait, la solidité des liens vérifiés, Le grand homme pendit les bras de Sosil au crochet par les liens qui venaient d'etre faits. Et tous ça dans le but de garder le jeune homme debout. Enfin le crochet du haut fut refermé pour que le danseur ne s'en libere pas.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Ven 1 Mai - 17:06

    La première heure, Sosil avait appelé à l'aide ou à la clémence, puis simplement pour qu'on lui réponde. Rester seul, dans le noir et le silence était atroce, bien pire encore que d'être ligoté. Ne pas savoir pourquoi il se trouvait là... En tamazight, en arabe, en français et enfin en japonais, il avait demandé des explications.

    Puis, la gorge douloureuse et commençant à avoir soif, il s'était tu. On ne lui répondrait plus maintenant alors à quoi bon. De nouveau, il avait gigoté pour s'assoir mais ses membres engourdis étaient encore plus douloureux qu'à son réveil.

    Pourquoi, mais bon sang pourquoi !

    S'il avait été en Algérie, ou encore en France il aurait pu comprendre. Il avait frayé avec les mauvais gars, s'était mit tout seul dans la mouise et cette situation aurait presque été normale. Mais il était à Tôkyô ! Un petit réseau maghrébin de trafic de stupéfiants ne pouvait pas l'avoir suivit et retrouvé si loin ! Alors quoi ? Peut-être un malade, un détraqué. Peut-être un client de l'Hypnotic qu'il avait un peu trop envouté malgré lui. Et qu'est-ce qui pouvait bien l'attendre ?

    Il avait cessé de pleurer depuis longtemps quand la lumière s'alluma soudain. Il plissa violemment les yeux et se recroquevilla comme si la lumière l'avait physiquement agressé. Pour l'instant pratiquement aveugle, il distingua vaguement les formes du masques. La voix lui disait quelque chose mais il aurait été bien en peine de savoir qui s'était. Et pour tout dire, ses mots ne le rassurèrent pas.

    "Vous voulez quoi ?" demanda-t-il en grimaçant.

    Un autre homme plus imposant que le premier s'approcha et Sosil ne pu s'empêcher de se détourner. Beurk ! Un coup brutal, puis un second... S'il n'avait pas été attaché, il aurait au moins pu se défendre. Il serra les dents pour ne pas exprimer sa douleur.

    "Vous voulez quoi ?" répéta-t-il plus fort, en criant presque.

    Il avait peur, mais il savait qu'il ne devait pas se laisser abattre par elle. Il devait être plus fort et s'en sortir. Après tout, il s'était déjà retrouvé dans des situations critiques, et il s'en était sortit pas vrai ?

    Mis debout et les mains libérées, il savait qu'il était inutile d'essayer de fuir. Ses jambes encore étroitement liées lui interdisait toute envie de déplacement et il dû même prendre garde à ne pas retomber au sol par manque d'équilibre. En plus, les coups de la brute l'avaient un peu sonné. Ce ne fut que quand on lui leva les bras qu'il reprit totalement ses esprits.

    "Lâchez-moi ! Vous dites vous voulez quoi ou vous me laisse partit !"

    Maintenant qu'il ne risquait plus de tomber, il gigotait, surtout dans le but d'activer un peu la circulation dans ses membre entravés


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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Ven 1 Mai - 19:27

Il était marrant à ne pas se débattre comme l'aurait fait n'importe qui... enfin non il ne se débattait certe pas physiquement mais ses yeux cherchaient à capter tout autour de lui, il semblait parfaitement désorienté. Le blond prit son pied à le dévisager, étudier les expressions de son visage.

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Ca aurait plus approprié non ? De toute façon que ça soit cela ou 'vous voulez quoi' il n'y avait pas de réponse. Fallait-il une raison à de tels agissements ? Nobuo en tout cas n'en avait pas besoin lui. Il ne voulez rien, il n'avez besoin de rien sinon de divertissement mais... honnetement ça n'était pas une raison avouable.
Quant à la derniere somation, elle n'était même pas sérieuse. Pourquoi le relacher maintenant alors qu'il venait à peine de l'acquérir.

Il poussa un peu sa brute et se posta en face de Sosil. Un sourire.

"Je ne veux rien. Quoique..."

Le blond tendit la main vers l'autre homme en lui désignant un poignard à sa ceinture. Celui-ci lui remit et Nobuo s'assura qu'il soit aiguisé.
Un tranchant proche de la perfection qu'il laissa glisser le long de la gorge de Sosil en riant.
Mais non il n'allait pas lui faire de mal. Il le contourna et glissa la pointe de la lame sur sa colonne vertebrale cette fois.
Estimant qu'il devait surement apréhender assé comme ça le blondinet coupa/déchira ses vêtements, son but principal. Et il ne mit pas longtemps à réduire les tissus en piece, dénudant le danseur sans pour autant lui retirer ses liens.
Ce qui l'embetait le plus la dedans c'est de ne pas voir la réaction qu'avait sa victime.. mais les rires encourageant de la brute lui suffisait pour le moment.

Les derniers lambeaux à terre Nobuo en profita pour contempler Sosil de dos, ses fesses mais aussi son dos finement dessiné et ce tatouage qui marquait la ligne de ses vertebres, il l'effleura du bout des doigts mais n'en fit pas plus. Il approuva les courbe du danseur et s'approcha de son oreille.

"C'est humiliant ?"

Enfin il revint se planter en face de lui sans omettre un coup d'oeil attentif à son corps ainsi découvert.

"Je vais te laisser, j'ai sommeil. Par contre... bien que je doute que l'envie te prenne de fermer un oeil, je t'interdit de dormir. Toi, dit-il à l'attention de l'imposant homme qui les observait, si il s'endort tu as l'autorisation de le tenir eveillé... mais ne l'abime pas trop."

Le blond fit demi tour et sortit de la piece. Il se demandait si l'autre homme ne profiterait pas de son sommeil pour jouer avec Sosil mais après tout il n'allait pas veiller pour vérifier.


Il eut le sommeil lourd à avoir passé ainsi une journée dans les rues et une nuit sur de la paperasse mais au réveil il était tout excité d'aller voir le danseur. Il passa sous la douche et ré-enfila le même genre de vêtements que la veille pour etre plus ou moins camouflé et se rendit dans la piece ou il tenait Sosil enfermé.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Ven 1 Mai - 23:42

    Au matin, quand la porte s'ouvrit sur sa cellule - car c'était bien ça non ? - Sosil avait l'air endormi. Il tourna lentement la tête dans la direction de son geôlier: il ne dormait pas non, mais il était épuisé. Ce n'était pourtant pas la présence de la brute qui l'avait empêché de dormir car l'armoire à glace était assis dans un coin de la pièce, ronflant comme un bienheureux. Les ronflements avaient troublé son sommeil ? Non, ce n'était pas ça non plus.

    Pour un peu, la vision qui s'offrit à Nobuo aurait été glauque à souhait.

    Qu'avait-il bien pu se passer dans la nuit ?

    <<<<<


    Le moindre contact, qu'il fut de la lame glacée ou de l'homme, lui tirait des frissons de dégouts. Obstinément, il resta silencieux et surtout immobile. Humiliant ? Bien sûr que ça l'était, mais Sosil n'était pas naïf au point d'ignorer que c'était précisément le but de son ravisseur. la dernière chose qu'il comptait faire, c'était lui faire plaisir... Et le plus humiliant finalement, c'était peut-être de se faire planter là, nu et ligoté, vulnérable et à la merci d'une brute. Il ne retint pas un gémissement de protestation et n'attendit pas que la porte se soir refermée sur Nobuo pour la fixer.

    La brute elle non plus n'attendit pas avant de se mettre sur le devant de la scène. Maintenant que le maître des opérations lui laissait le champ plus ou moins libre, il comptait en profiter pour se distraire. Après tout, il serait dommage de passer la nuit dans cette pièce en se contentant de talocher le prisonnier pour qu'il ne dorme pas... Il s'approcha et dans un manque total de subtilité, lui releva le visage en saisissant son menton. Son regard croisa celui soudain foudroyant de l'arabe.

    "C'est un vilain regard que voilà... Pourtant je voulais devenir ton ami... C'est dommage..."
    "Touche pas..."

    La brute ricana et le lâcha effectivement avant de lui tourner autour comme l'avait fait Nobuo un peu plus tôt. Sosil sentait son regard aussi nauséabond que son haleine se poser sur les moindre recoins de son corps exposé, s'attardant sensiblement sur les parties les plus honteuses. Quand il commença à le toucher, Sosil décida qu'il ne pouvait se contenter de se laisser faire. "Limiter les dégâts" comme disait une de ses connaissances française qui était passée par les pires déboires. C'était peut-être vrai mais Sosil n'était pas du bois dont on fait les instruments.

    "Enlève la corde de les jambes." demanda-t-il.

    Ce qui se passa ensuite...

    Le garde commença par refuser de le libérer mais d'un autre côté, il fallait dire que ce n'était pas pratique. Il hésita et Sosil en profita pour attraper le crochet qui le soutenait pour se suspendre un peu. Très peu, en fait à peine assez pour pouvoir profiter de l'inattention du garde pour lui donner un coup vigoureux dans ce qu'il pu atteindre. Ses genoux s'enfoncèrent dans l'estomac solide de l'homme qui n'apprécia évidement pas et riposta avec une gifle phénoménale. Les pieds du danseur retrouvèrent le sol.

    "مَلْعُون !!" s'écria-t-il d'une voix trop puissante pour être celle d'un danseur délicat.

    Plus efficacement que par le coup à l'estomac, l'armoire à glace sembla ébranlée par ce simple mot et recula d'un pas. A peine eut-il ouvert la bouche pour riposter que Sosil enchaina, vociférant des malédictions dans sa langue natale. Sa voix était sûre et griffante, son regard sans détours et perçant. Sosil croyait en le pouvoir des mots et cette foi ne faisait que rajouter à l'efficacité de sa tentative d'intimidation. Enfin, accédé et peut-être troublé par la soudaine véhémence du prisonnier, la brute le fit taire d'un revers bien placé. Cela eu pour effet de calmer Sosil, effectivement, mais progressivement, les vociférations reprirent. Si le garde avait pu comprendre ce que lui promettait le chamane, il aurait fait des cauchemars...

    Et petit à petit, l'homme avait abandonné l'idée de le faire taire ou même de l'importuner. Sosil ne s'était pas tut pour autant, ses malédictions se changeant en prières humble et ferventes. Il attendit que le garde rendu mal à l'aise se détende de nouveau jusqu'à s'endormir pour s'abandonner à une forme de transe. Loin de la soif et de la douleur, il passa la nuit à marmonner...

    <<<<<


    Si Sosil ne prononça pas le moindre mot, le garde se réveilla en sursaut et sauta sur ses deux pieds quand il entendit enfin l'intrusion de Nobuo. Visiblement nerveux d'avoir faillit à sa veille et encore dépité par la façon dont il avait été désarçonné la veille, il jeta un regard mauvais au jeune arabe avant de bafouiller de vagues excuses à son employeur.


[La partie en arabe se prononce [mal'oun] et signifie "maudit" J'aurais préféré en tamazight mais...]


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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Sam 2 Mai - 16:18

Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant un danseur somnolant et son chien de garde les yeux rougits par le sommeil l'acceuillir. On ne pouvait vraiment compter que sur soi même.
Les excuses que présenta le grand idiot étaient futiles... le blond se fichait de savoir qu'il était désolé, tout ce qu'il voyait c'est qu'il avait faillit à ses ordres et donc qu'il n'allait pas lui refaire confiance pour ce genre de jeu. Non lui il n'était bon qu'a cogner quand on lui accordait le droit. Tant pis il chercherait dans la journée une autre personne.. et nulle doute que celle-ci serait plus subtile et cruelle... il avait déjà le profil idéal en tête.

Il fit mine à la brute de se taire, ça l'agacait ses excuses, mais ce n'était apparement pas finit. Insistant, celui-ci s'empressa de lui raconter la montée de violence de Sosil. Bien sur il évita de se rabaissait en faisant croire au blond qu'il l'avait calmé avant d'avoir pu recevoir le coup mais Nobuo n'était pas totalement stupide contrairement à lui.


Il trouverait bien une façon de 'punir' l'étrangé pour son agression.
En attendant il congédia l'inutile . Et sourit à Sosil.

"Tu as passée une bonne nuit ? Il est un peu lourd mais ne t'en fait pas, je vais te trouver une autre personne qui s'occupera mieu de toi... ou peut etre plusieurs même."

Il se rapprocha de lui et s'assura qu'il n'avait pas encore de blessures ou de coup trop marqués. Apparement seul un coup au visage avait laissé sa joue rougit. Les yeux et les poignets l'étaient eux aussi mais Nobuo supposa que c'était simplement du à la nuit passée dans cette position.

"La position est confortable ? Parce que je croit que tu vas rester un moment comme ça. dit-il dans un sourire pervers. Bon, j'te laisse quelques instant, tu vois les cameras là ? J'te surveille, alors... n'essaie rien de dangereux. Oh et tu as toujours l'interdiction de dormir."

Le blondinet sortit de la piece en refermant derriere lui. Directement il se posa devant les ecrans de surveillances pour passer ses coup de fils à la recherche d'un nouveau garde, moins défaillant cette fois.
Il ne pouvait pas rester constament dans la même piece que Sosil et n'avait pas envie de le laisser seul mais plutot de le torturer continuellement.
Une heure de recherche à travers les contacts qu'il avait dans les résaux sombres de Tokyo lui suffit pour trouver la perle rare qu'il cherchait. Un homme qu'on considerait comme dérangé mentalement parlant, sadique et obeissant à qui l'employait.

Tout sourire le blond alla rendre une visite à Sosil.

"Bonne nouvelle, ton nouveau bourreau arrivera tout à l'heure."

Sans expliquer la raison de sa démarche Nobuo mit en marche et à puissance maximale le climatisateur de la piece. Le danseur aurait froid, c'était drole aussi ça, non ?
Après quoi, pour passer le temps le blond s'amusa à prendre des photos du corp ainsi exposé. Poussant un peu son jeu il prenait son pied en montrant les photos à Sosil.
Mais bein sur, il ne baissait pas sa surveillance, ce n'est pas parce qu'il s'amusait autour de lui qu'il ne prenait pas garde à ce qu'il pourrait faire.

Et puis c'était déjà l'après midi quand Nobuo fut appelé pour acceuillir son hote. Il laissa Sosil un instant pour aller chercher son nouvel employé. Un homme typiquement japonais, les cheveux longs, tout de noir vétu et une expression réellement angoissante. Le genre de type qu'on évite.
Ensemble ils remonterent jusqu'a la piece ou était prisonnier le danseur et Nobuo fit les présentations.

Cet autre homme, qui n'avait pas de noms fixe apparement, détailla le danseur sous toute les couture. Puis quand la vue ne fut plus suffiasane pour lui il s'approcha et sentit son odeur, ses cheveux. Il tourna autour en ricanant.
Nobuo l'observait faire et se mit à rire quand il le vit passer sa main entre les jambes de Sosil pour passer sur son intimité.

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Sosil Sari
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Dim 3 Mai - 22:32

    Sosil n'avait encore jamais été autant humilié de sa vie. Contrairement à ce que sa fonction aurait préconisé - le pardon et la compassion - il commença bien assez tôt à imaginer des plans de vengeance. Il était hors de question de laisser son ravisseur s'en tirer à bon compte, sa fierté de méditerranéen ne le permettrai pas. Il finirai bien par être libéré, ou par trouver un coche, n'importe quoi mais il trouverai le moment propice pour faire regretter son audace à Nobuo.

    En sa présence, il faisait son possible pour l'ignorer, pour ne pas réagir et surtout ne pas lui donner satisfaction en chouinant. Le jeune garçon en lui ne demandait qu'à être libre d'exprimer son désarrois mais il ne le laisserai pas faire. Soudain, il pensa à son sac et à son contenu. Un objet avait de la valeur et d'autant plus à ses yeux qu'il s'agissait d'un bijou de famille. Le collier de sa mère. Si Nobuo le lui dérobait, il signait son arrêt de mort...

    Ainsi pensait Sosil, suspendu à son crochet et n'ayant rien d'autre à faire pour tenir le coup que ruminer. Pour être honnête, rancunier il l'était, mais il n'irait jamais jusqu'à prendre la vie d'autrui. Rien qu'en avoir l'envie, la pensée réclamait de longues heures de prières et d'expiation pour retrouver un semblant de paix d'esprit.

    Pour l'instant, il n'était pas d'humeur à expier.

    L'annonce qu'il aurait bientôt un nouveau bourreau l'enfonça un instant dans sa noirceur et il serra les dents. Autant que possible, il se défendrait, il ne se laisserai pas faire, oh non ! Mais il devait quand même se préparer à subir. Ca le révoltait mais il ne semblait pas être de taille cette fois. Il faudrait donc... limiter les dégâts...

    A vrai dire ses seules paroles en dehors de murmures acides et incompréhensibles pour le japonais furent :

    "Libère les jambes..."

    Si au moins ça lui était accordé... Les liens étaient trop serrés et il avait des crampes terribles. Lui d'habitude si actif, il supportait très mal sa captivité physiquement parlant. En fait dans cette situation, tout le monde aurait du mal sans doute.

    Il s'agita un peu au bout de son crochet, comme un ver à son hameçon, quand Nobuo lui annonça l'arrivée imminente du nouveau garde et qu'il alluma la climatisation. Presque aussitôt, Sosil sentit un courant d'air froid le rafraîchir d'abord agréablement. Seulement le courant d'air ne fit pas que passer et bientôt, il se cru dans une chambre froide. Quand les deux hommes revinrent, il était tremblant et avait la chair de poule. Pour un peu, de la buée se serait échappée d'entre ses lèvres fines.

    Le dévisageant, il commença par maudire le nouveau venu comme il l'avait fait avec l'ancien mais sans autant d'agressivité. Il n'en était plus vraiment capable même si en se concentrant... Il se détourna également quand il fut trop près, refusant autant que possible le moindre contact avec cet homme. En revanche, il eut un vif mouvement réflexe quand il sentit une main s'insinuer là où il ne voulait rien.

    "Soyez maudits !" s'exclama-t-il en gigotant un peu.

    Ca remuait l'air et lui donnait encore plus froid, lui qui n'aimait rien plus que le soleil brûlant de l'Algérie... Il faillit craquer, laisser sa faiblesse éclater au grand jour mais dans un reflet de sanglot, il se calma de nouveau sans cesser de marmonner à voix basse.

    Méditer, c'était la clef. laisser son esprit vagabonder loin de cette pièce glaciale, loin de ce que l'on pourrait faire à son corps. Pourtant il devait rester alerte pour profiter des failles... Sosil resta donc dans le monde réél.


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mer 6 Mai - 21:31

Le jeune danseur avait beau se débattre et les maudire... non il semble bien que rien n'aurait pu les arreter dans leur macabre plaisir. Du moins Nobuo préferait rester en spectateur pour le moment. C'était un de ces trucs ça... observer, on peut presque dire une passion. C'est comme ça qu'il avait appris à etre si mesquin, à tromper sans arret.
Par contre cet autre homme louche n'avait pas l'air de vouloir se contenter d'assister au déclin progressif et solitaire de Sosil, non lui il voulait y participer et c'était bien pour le plus grand plaisir de son employeur blond, impatient de voir son captif à bout de force.

Judicieusement, le brun fit remarquer à Nobuo que le froid et la position debout était de bonnes idées. C'est toujours bon de soigner l'ego de quelqu'un de dangereux. Cependant, car il y mit un 'mais' ces deux tortures ne suffisaient pas... n'est ce pas. Le blond l'écoutait d'une oreille attentive, encore novice dans l'art de la torture physique sur les humains contrairement à l'autre. Pour sur que le danseur finirait par craquer comme ça... au bout d'un moment... mais on pouvait rendre le jeu encore plus drole en lui infligeant des douleurs qu'il n'a jamais connu.

Un sourir pervers éclaira le visage presque enfantin de Nobuo.

Les deux jeunes hommes discutaient du sort de Sosil comme si il n'était pas à leur côtés... en un sens il était déshumaniser au fil que le temps passait.
Et puis il fut décider que le blond devrait aller chercher une barre, ou quelque chose dans le même genre, l'autre lui montrerait comment affaiblir Sosil au plus vite. Décision qui s'empressa d'etre réaliser. Nobuo ne voulait pas attendre de voir ça. Il ne pouvait pas.

Le blondinet laissa Sosil aux soins de son nouveau bourreau pour le temps d'aller chercher ce qu'il lui avait demandé et revint peu de temps après. Cette barre en bois qui trainait dans un coin du garage de son pere ferait sans doute l'affaire.
A son retour il ignorait si il s'était passé quelque chose mais les deux semblaient plus ou moins sage. Il tendit l'objet au brun et celui-ci souriat, ravi, en lui conseillant de regarder la scene.

Il ne se fit pas prier et se recrocvilla à terre conter le mur pour assister aux souffrances de Sosil.
Le brun tourna autour du corps attaché, loin d'etre rassurant. Il s'arreta derriere lui et lui caressa les cheveux puis il se recula, juste un peu, et abattit d'un coup vif et puissant la barre de bois contre l'arriere des genoux du danseur.
Nobuo ouvrit grand les yeux, absorbé par le spectacle.
Les coups pleuvaient, surement très douloureux... Et ils ne prirent fin que lorsque l'étranger ne pu plus se tenir droit sur ses jambes. Pendus par les poignets retenus en l'air... pitoyable.

La barre en bois raisonna quand le brun la laissa tomber dans un coin de la piece. Un regard vers son employeur lui signifiat qu'il faisait bien son travail. Ca le rassura... lui qui aimer le sadisme il allait pouvoir s'amuser.

Nobuo se releva et se posta devant le danseur pour voir si il allait 'bien', c'est à dire si il ne s'était pas évanouie ou quelque chose dans ce gout la.

"Celui-ci est beaucoup plus compétant que l'ancien gars... tu ne trouve pas ?"

Il lui riat au nez. Et avec tout ça il n'avait pas l'intention quand même de le laisser mourir... et surtout pas de faim. Il congédia le bourreau pour le moment, lui permettant de rester dans la demeure i il le voulait, tant qu'il ne s'éloigne pas trop... Puis il fit monter par une domestique -qui ne savait pas que quelqu'un était retenu ici et qui n'entra pas dans la piece évidement- un plateau repas pour le captif.

Un bol de riz, une soupe miso, du poisson frit. Sosil n'allait pas s'en plaindre, qui plus est la nourriture était délicieuse ici.

Faute de le détacher le blond nourrit le danseur, non pas s'en un certain plaisir à cela d'ailleur.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mar 19 Mai - 19:17

    Il aurait préféré être bâillonné.

    Parce que bâillonné, il aurait eu une bonne excuse pour ne rien dire, pour geindre et essayer vainement d'articuler des suppliques. Nobuo n'avait sans doute pas jugé utile de le faire et Sosil se retrouvait à pouvoir dire tout ce qu'il voulait. Mais dire quoi ! Bâillonné, il aurait pu se consoler, se faire une raison. Ce n'est pas ma faute si rien d'intelligible ne sort de ma bouche, c'est à cause du bâillon...

    Sosil n'avait rien à dire. Les supplier ? Non et puis ça ne servirait à rien. Prier ? Il n'avait pas besoin de parler pour ça. Les maudire ? Il pouvait le faire en silence aussi et ça ne les impressionnait pas.

    Le pire, c'était la volonté.

    Il n'avait plus la volonté de chercher quelque chose à dire. Pour lui c'était sans doute le pire, il n'avait pas l'habitude de se laisser faire sans riposte. Il pourrai se venger après, il en avait bien l'intention mais pour l'instant, il fallait se rendre à l'évidence: il ne pouvait rien faire pour sortir de ce mauvais pas. Il ne pouvait que subir et conserver un minimum de dignité en ne suppliant pas. Rester maître de lui-même, c'était un minimum et il s'y employa.

    Même quand les coups se mirent à pleuvoir, lui coupant les jambes et coupant le souffle. Tant qu'il en eut la force, il tira sur ses bras pour rester debout mais ne prit pas la peine de retenir ses larmes de douleur et de rage. Se contenir l'aurait affaibli d'avantage, rien d'autre. Parce qu'il n'avait rien d'autre à quoi se raccrocher, il n'eut de cesser de prier à haute voix comme pour essayer de s'hypnotiser lui-même. Et c'était peut-être ça, méditer, sortir de son corps.. Non, Sosil ne savait pas faire ça. Il avait apprit, savait comment faire mais dans un cas pareil, roué de coup et humilié comme jamais, il ne pouvait pas faire abstraction de son corps et de sa honte.

    Quand il se rendit compte qu'il était un bien piètre chamane, qu'il déshonorait l'enseignement d'Ibeb, il se mit à pleurer à chaudes larmes. Heureusement, cela ne fit pas beaucoup de différence avec les larmes de douleur...

    Enfin, le coups se calmèrent. Il n'avait plus la force de rien, même pas de se relever une dernière fois. Ses bras lui faisaient atrocement mal, en fait, son corps tout entier était terriblement douloureux. Si ses épaules s'étaient déboitées, là, maintenant, il s'en serait à peine rendu compte. Ses larmes aussi avaient cessé de couler, le laissant plus pitoyable que jamais.

    Qu'avait-il fait de mal pour qu'une telle chose lui arrive ?

    Il réagit à peine quand Nobuo se moqua de lui. N'avait-il rien d'autre à faire ? Comment pouvait-on en arriver là ? Rire du malheur de cette manière. Encore, il essayait de se relever mais il n'arrivait qu'à tomber de nouveau. Malgré tout il était soulagé. Il allait sans doute avoir la paix, au moins un instant, on ne le battrait plus. Si on l'avait détaché, il serait tombé comme une masse au sol et n'aurait plus pu bouger pendant plusieurs heures.

    Cependant, il ne mangerai pas nourriture de son ravisseur. Aussi appétissants soient les fumets, aussi affamé soit-il. Il n'avait rien avalé depuis le déjeuner de la veille sinon quelques bâtonnets de Pocky.
    Non, il ne voulait pas manger. Pourtant il se força à accepter une bouchée. La nourriture était si bonne qu'il faillit pleurer de nouveau. Ses nerfs étaient mis à rude épreuve, il devenait émotif...

    "Je..." Laborieusement, son cerveau construisit une phrase en japonais. "Je besoin... les toilettes..."

    Etait-ce la vérité ? Oui, il avait besoin d'y aller. D'ailleurs même si ça n'avait pas été le cas, il n'était pas en état de tenter quoi que ce soit.

    Partagé entre l'envie et le plaisir de manger, et le dégout d'accepter quoi que ce soit de la part de son tortionnaire, il avala une deuxième bouchée.

    "Raconte moi... Comment tu as décidé... que c'est moi..."


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Jeu 4 Juin - 23:26

La marionette ne tenait plus qu'a ces fils. Les coups l'avaient bien affaiblis. Il faut dire déjà que sans avoir pu dormir ou même faire quoique ce soit d'autre que d'etre pendu là, nu, au milieu de cette piece devait avoir générer un état psychologique particulier.
Il était faible, à la merci du sadisme gratuit et sans échappatoires. Qui n'aurait pas sentit une forme de desespoir s'abattre sur ces épaules dans ces conditions ? Surment pas Nobuo en tout cas. Il s'en serait divertit au début, puis aurait fait le mort en attendant la véritable faucheuse.

Non on peut le dire, la marionette ici présente était de bonne qualité.

Le nourrir était necessaire pour s'en amuser encore un peu. Et pour ça il ne doutait pas de la cruauté de son nouvel ami. Cependant, à croire qu'il songeait à un quelquonque poison, ou quelque chose de ce genre, le danseur eut peine à avaler une bouchée du repas. Et même une deuxieme.
Pour ce couper en plein élan.. non pas pour dire quelque chose d'acerbe ou même de judicieux... pour demander à se rendre aux toilettes. Bon d'accord c'était dans un soucis d'igiene, Sosil n'étant pas encore une bete et pour ca Nobuo le remerciait, il n'avait pas envie de ramasser sa merde. Mais bon, pour le coup surement s'attendait il à une remarque plus marrante.

Il jugea le corps du captif, aussi faible il n'y aurait aucun danger à le diriger aux sanitaires.

'On verra ça après. D'abord tu mange. Ca serait dommage de te laisser mourir de faim, n'est ce pas ?'

Tant que le plateau ne serait pas finit il n bougerait pas de là. Le danseur pouvait bien tout vomir après ça, Le blondinet prenait son role très à coeur. Il lui avancait encore une cuilleré de nourriture quand il fut encore intérompis dans sa magie par Sosil.
Pourquoi lui ? Pourquoi pas ?!

La raison véritable c'était son ennui. Son mortel ennui qu'il devait combler par tous les moyens imaginables. Même les pires.
La raison qu'il s'était donné c'était une vengeance envers le danseur qui l'avait vu en piteux état plus tot dans le mois. La reciproque devait elle aussi s'appliquer. Et au centuple même.

Mais aucune de ces deux raisons n'étaient avouables.

"C'est toi parce que... tu n'as pas de chance. Le hasard t'a mit sur ma route, c'est lui que tu dois maudire. (Si si). N'as tu pas sentit quelqu'un t'épier toute la journée d'hier ? Il faut etre plus vigilent quand on vit dans la rue.
Maintenant mange si tu veux vraiment aller aux toilettes"


Le blond se remit à lui avancer des cuillere pleines de nourriture qu'il avait tout interet à avaler.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mar 9 Juin - 21:35

    S'il n'avait pas eu si mal partout, Sosil aurait eu beaucoup de mal à ne pas s'endormir maintenant. Il mâchait longuement la nourriture tendue par Nobuo, pour en profiter même s'il était partagé par sa dualité. D'un côté, le garçon de dix-sept ans voulait faire sa mauvaise tête, la grève de la faim, inonder son ravisseur d'insultes. De l'autre, le Chamane commençait à avoir de la compassion pour cet homme qui éprouvait du plaisir à faire souffrir autrui sans véritable raison. Qui devait-il écouter ? Sa fierté puérile ou sa raison ? La réponse était vite trouvée bien sûr mais en était-il capable. Jusqu'à présent, il ne l'avait pas été.

    Les cuillerées tendues étaient trop pleines, Sosil en mettait un peu à côté. De plus il n'avait plus beaucoup d'énergie.

    "Tu sais pas... c'est quoi... vivre dans la rue..." fit-il remarquer.

    Il disait ça mais... que savait-il de son ravisseur ? Sans vraiment réfléchir, il était parvenu à la conclusion que c'était un client de l'Hypnotic et il doutait qu'un seul de ces hommes sache réellement ce que c'était de ne pas avoir de toit ni de repas chaud tous les jours. Tous ces riches lubriques prêts à dépenser des sommes ahurissantes pour un peu de bon temps...

    Tu ne devrais pas penser ainsi petit, ce sont ces hommes qui te font vivre. souffla la voix du vieil Ibeb dans sa tête.

    Mais effectivement, il avait beau chercher, il ne se souvenait pas avoir été suivit. Aussi, il y avait tellement de monde à Shinjuku, comment prêter attention à tous ? Avait-il relâché sa prudence sous prétexte qu'il n'était plus à la portée du gang algérien ? Apparemment...

    En tout cas, pendant ce "repas", quelque chose de positif pour Sosil s'était produit : il avait entendu la voix de son vieux maître. Quelques temps plus tôt, alors que les coups pleuvaient encore, il avait pleuré de bafouer son enseignement. Maintenant qu'il était plus en paix, il décida de se comporter comme son rang l'exigeait. Avec dignité mais surtout, avec discernement et sagesse.

    Bientôt, le plateau fut vide et Sosil était repus. Il avait même du se forcer sur la fin mais il devait manger, non seulement parce qu'il n'irai pas aux toilettes avant d'avoir terminé, mais aussi parce qu'il allait avoir besoin de forces s'ils voulait se tirer de ce mauvais pas. Il ne savait pas encore comment mais devait être paré à toute éventualité.

    "Merci pour ce repas" fit-il, plus pour rendre grâce aux Anciens qu'à son "hôte".

    Puis il attendit qu'il veuille bien le détacher.


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Lun 15 Juin - 22:51

Il n'avait certe aucune expérience de la vie dans les rues... et à vrai dire ça ne le tentait pas. Il avait déjà eu l'occasion de passer des nuits à trainer dans le froid glaciale d'une nuit d'hiver ou même de passer du temps en compagnie des sdf des mauvais quartiers. Il avait écouté leurs histoires, s'en était moqué ouvertement.
Son impression restait celle de la misere et de la crasse qu'il ne suportait pas vraiment, pensez bien !
Il souriat un peu moqueur à l'adresse de son pantin.

"La chance est capricieuse... elle pourris les pires d'entre nous, n'est ce pas ?!"

Il continuait de donner des grands cuillieres de nourriture au captif. Il en mettait un peu à terre mais peu importe... il suffirait de passer l'aspirateur, il semble que Nobuo en était capable. Enfin peut etre. Enfin.. on s'en fou. Que la piece soit propre ou sale ça ne changeait pas trop le sort de Sosil à vrai dire.
Durant le repas, Nobuo avait perçu une sorte de changement dans le regard du danseur. Dans un premier temps éteints et noirs maintenant ces yeux refletaient disons, plus de calme, il avait l'air non pas à l'aise mais au moins presque apaisé semble-t-il.

Nobuo préférait le voir anéantit.

Le danseur étrangé finirait de toute façon par craquer, à un moment ou à un autre. Et d'une façon ou d'une autre. Enfin, valait mieu que ça soit rapide et direct que long et languissant... Pas d'agonie s'il vous plait.

Bref', les remerciements pour le repas étaient surment de trop et Nobuo perçu celà plus comme de l'ironie à vrai dire. Dommage pour Sosil.

D'un coup de couteau bien aiguisé, la corde ceda et laissa le danseur retomber au sol.

"Leve toi"

Le ton était plus froid et severe. Il n'avait pas de pitié pour ses membres endoloris. Qu'il se demerde.
Debout, le blondinet regardait la façon de se demerder du danseur. Il ne leverais pas le petit doigt... a part bien sur si le danseur en question essayer de s'échapper.. ce qui serait stupide, n'est ce pas !?
Une fois qu'il eut réussit à se tenir debout, Nobuo ouvrit la porte en lui faisant signe de le suivre.
Pas la peine de parcourir l'étage les sanitaires étaient à quelques portes de là dans le couloir. Il fit passer Sosil devant lui et lui indiqua quelle porte prendre. Qu'il ai du mal à avancer ou pas, Nobuo ne s'en souciait pas vraiment, au contraire il s'en delectait plutot.

Vous vous en doutez surement, le blond ne permit même pas à Sosil de fermer la porte le temps de faire ce qu'il avait à faire ici. On ne sait jamais.
Il le regarda impassible. Nullment gené.

Et lorsqu'enfin il sortit dans le couloir, de nouveau en direction de la piece qui lui avait été attribuée le blond ne résista pas à l'envie purement cruelle de ridiculiser encore son invité en lui assenant un coup à l'arrirere des jambes qui le fit tomber à terre.
Il se permit même de le regarder avec dédain en le pressant de se relever.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mer 17 Juin - 22:38

    Oh non, Sosil n'avait pas l'intention d'essayer de fuir. Pas maintenant, il n'était pas encore fou à ce point.

    Il échappa une plainte sourde en tombant lourdement sur le sol. Pendant un instant, il pensa que même maintenant que les liens avaient été ôtés - et que son sang circulait de nouveau normalement, ô miracle ! - il ne pourrait pas bouger avant plusieurs minutes mais il n'était pas temps de faire le douillet. Nobuo attendait et ne le ferait sans doute pas indéfiniment. En silence et péniblement, il se remit sur ses jambes et tituba jusqu'au mur le plus proche pour se soutenir. Il détesta sentir le regard de son ravisseur sur lui mais fit en sorte de l'ignorer et prit la direction de la sortie sur des pattes flageolantes.

    Et ce regard, il n'avait pas fini d'avoir à le supporter. Arrivé devant les toilettes, il ne fut pas long à s'assoir. Ah! enfin un peu, un tout petit peu de repos pour ses membres malmenés. Le chamane garda la tête baissée en faisant ce qu'il avait à faire. Pourquoi fallait-il que cet homme l'ait suivi jusque là ? Oh, il le savait bien sûr... Il ne connaissait pas, non, on ne pouvait pas dire ça mais il commençait à comprendre ce qu'il aimait. Quand il eut terminé, la tentation de s'endormir sur la cuvette était trop grande, il se releva sans trainer, ne serait-ce que pour éviter un réveil trop brutal.

    Cependant, quand il se retrouva une nouvelle fois au sol par pur sadisme de la part de son ravisseur, il mit plus de temps à se relever. Il avait des crampes dans les bras et même si ça ne l'empêchait pas de marcher, c'était difficile de se relever. Et ainsi au sol, il fut pris de la même tentation qu'aux sanitaires : se laisser aller et dormir. Cette fois, ce ne fut pas par crainte d'une punition qu'il se fit violence pour se relever mais par volonté. Il ne pouvait pas, ne devait pas se laisser aller à rester simplement au sol. Il marmonna quelques mots dans sa langue natale et fit un effort qui lui sembla énorme pour se remettre sur ses pieds. La voix de Nobuo le pressant de se relever l'atteignait à peine, n'avait en tout cas aucun impact sur lui. Et ce fut dans cet état second qu'il le reconnu enfin. L'homme qui avait été malade lors de son tout premier soir au Black Mambo. Il reconnaissait sa voix maintenant et sa silhouette lui avait semblé familière. Comment s'appelait-il déjà ?

    En entrant de nouveau dans sa... cellule ? Sosil la trouve sinistre. Froide, sombre, déserte en dehors de ce crochet toujours suspendu... Il espérait sincèrement ne pas être suspendu de nouveau tout de suite.

    L'homme lui avait donné sa carte mais Sosil n'avait pas pu lire les kanji y figurant. Il avait donné le carton à la réception en indiquant qu'il fallait facturer à cette personne une représentation privée et les deux ou trois babioles ayant été endommagée dans sa crise de violence. Mécaniquement, l'employé avait lu la carte à haute voix...

    "Shigeyoshi... Shigeyoshi Nobuo..."


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Lun 22 Juin - 22:33

Peut etre que le danseur mit un certain temps avant de se redresser sur ses jambes. Oui peut etre mais le spectacle de tout ses efforts était bien divertissant. Nobuo regardait le corps nu de Sosil se mouvoir difficilement. Et cette simple vue le faisait sourire. Le faisait jubiler même.

Ils retournerent à nouveau dans cette piece si froide. Même avec un pull et un pantalon en jean le blond ressentait le froid. Que dire du danseur.
Alors qu'il hésitait à le faire rester debout encore un moment ou le laisser se poser à terre. Alors qu'il ressentait cette once d'humanité lui dire qu'il voudrait mieu le laisser au moins s'assoir. Sosil énnonca son nom.

Il resta surprit un court instant il faut l'avouer. Il ne pensait pas le danseur en état de reflechir à son identitée.
Et finalement il se fit vite à cette idée. De toute façon il se doutait bien qu'il ne garderait pas son identitée secrete jusqu'a ce que Sosil soit libéré. Il laissa glisser la capuche qui cachait ses cheveux blonds et retira le masque qu'il s'amusait à porter.

"Ca y est, t'as enfin découvert qui j'était. Il était pas trop tot, c'est pas spécialement agréable de porter tout ça."

Evidement vous remarquerez que les paroles de Nobuo semblent paradoxalement en contradiction avec ce qui precede. C'est juste que le blondinet n'aime pas etre decouvert. Et puis, comme ça il ne montrait pas sa surprise, ni même le fait que d'etre maintenant officilement reconnu comme le kidnapper lui ferait passer probablement des nuits blanches à lutter contre sa paranoïa, à faire mille et un plans contre un éventuelle représaille. Parce qu'en un sens il était comme ça aussi.

Peu importe. Tout ça sa serait pour plus tard. Pour l'heure il devait s'occuper de Sosil... pour lequel à l'instant il avait perdu tout pitié.

Cependant, il ne faut pas croire que Nobuo allait se fatiguer à le rattacher. Il bippa son 'chien de garde' pour le faire rappliquer dans les minutes qui suivirent et lui ordonna de rendre à Sosil sa position initiale et très surement préférée, c'est à dire debout, les bras en l'air, retenu par le crochet au plafond.
Il donna quelques drectives, comme celle de ne pas laisser sosil dormir à nouveau et lui même prit congé de ses deux amis pour aller s'afferer ailleurs.



Quelques heures passerent et Nobuo laissa les deux hommes entre eux, jetant un coup d'oeil de temps à autre sur ses écrans de controle personels.



En pleine nuit il revint dans la piece de captivité de Sosil.
Il avait prit soin de ramener avec lui le sac qu'il lui avait confisqué. Il n'avait pas encore regardé à l'intérieur. Depuis qu'il l'avait il l'avait laissé trainer dans un coin à vrai dire. Mais après reflexion... le sac d'un sdf contient toujours quelques bricoles qui lui sont plus cheres que tout.

"Vous allez bien j'espere ?" Lanca-t-il sur un ton enjoué.
"On va voir ce que tu as apporté avec toi."

Le sac fut renversé au sol et le blondinet s'accroupis devant le tas de babioles en étant sortit. Il fouilla un peu hativement, regardant tout ce qui était breloque et herbes mystérieuses d'un drole de regard.
Il avait évidement fait exprès de venir fouiller son sac juste devant les yeux de Sosil. Il esperait lui faire ressentir une certaine forme d'agacement. Et qui ne l'aurait pas été en voyant ces affaires fouillée ainsi.

Finalement il ne trouva pas quoique ce soit qui fut semble-t-il interesant. Il regard dans le sac si quelque chose n'avait pas echappé à sa fouille et mit la main sur un tissu coincé dans une poche intérieur.

Il déplia le tissu avec un sourire malsain. A l'intérieur un collier. Celui ci avait semble-t-il plus de valeur que les autres breloques. D'une part parce que son allure général le montrait, d'autre part, pour etre séparé et à l'abris des regard comme il l'était il n'y avait pas beaucoup de doutes à avoir.

Il se redressa et vint mettre le collier autour du cou de Sosil.

"C'est très bien comme ça."

Nobuo s'en retournait se poser contre le mur alors que le bourreau présent lui adressa la parole. Il lui demandait gentiment si il avait la permission de jouer avec le corps du danseur. Il lui demanda si gentiment que Nobuo ne pu lui dire non.

Comment expliquer cette sensation de toute puissance sur le corps d'un homme. C'était grisant pour le blond. Vraiment.
Et alors que cet autre homme aux allures menacantes s'approchait de Sosil, lui caressant les homoplates, Nobuo lui n'en manquait pas une goutte. L'homme defit sa ceinture et l'ouverture de son pantalon et alors le blond n'en était que plus fasciner de voir les réaction entre ces deux animaux.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mar 30 Juin - 14:03

    De retour dans la chambre glacée, Sosil aurait aimé avoir le droit de se blottir dans un coin, recroquevillé pour glaner la moindre chaleur. S'il avait su qu'en se taisant il y aurait peut-être eu droit, il aurait regretté d'avoir parlé mais connaitre le nom de son ennemi était toujours un avantage. Après tout, Nobuo ne connaissait que le prénom du danseur, il ignorait le nom de son père. C'était bien maigre mais Sosil se sentait un peu rasséréné. Nobuo n'avait plus le parfait contrôle de la situation et bien que l'algérien doutât que ça change grand'chose à sa condition, il avait moins peur.

    Malheureusement donc, le bourreau fut trop rapidement de retour avec eux et ses tentatives de résistance pour ne pas être attaché de nouveau furent écartées comme on écarte une mouche d'un plat de viande. Alors seulement, il regarda le visage découvert de son ravisseur et leur première rencontre lui revint pleinement en mémoire. Malaise compris évidement. Ce soir là, Nobuo n'avait pas l'air d'avoir pris quelque chose, il était sobre, dans son état normal et c'était d'autant plus déstabilisant. Sosil avait voulu l'aider quand il s'était sentit mal, pourquoi lui faire subir ça maintenant ? N'avait-il donc aucun scrupules ?

    Quand il fut laissé seul avec son bourreau, Sosil n'avait pas dit le moindre mot depuis le nom de Nobuo. Il avait du mal à tenir sur ses jambes et ses bras liés lui faisaient mal. Il était si faible qu'il aurait pu dormir malgré la douleur mais évidement il n'en avait pas le droit et le froid le faisait grelotter comme jamais. Depuis combien de temps se trouvait-il dans cette pièce ? Essayant d'ignorer la présence de l'homme qui avait visiblement décidé de se tenir tranquille, il tenta de le déterminer. Il avait été enlevé en début de soirée et estimait que ce serait sa deuxième nuit sur place mais il ignorait combien de temps il était resté inconscient. Sans doute quelques heures. Cela faisait donc deux jours... Bizarrement, il n'avait pas vu le temps passer.

    Inutile de tenter le diable, il s'empêcha lui-même de sombrer dans l'inconscience en récitant des prières rituelles qui dans le contexte ne voulaient pas dire grand'chose. C'était surtout pour lui faire garder la raison mais plusieurs fois, il fut si proche de s'assoupir que son gardien s'approchait sournoisement et le "réveillait" vigoureusement. Il prenait visiblement beaucoup de plaisir à voir Sosil essayer vainement de se redresser en gémissant. Le chamane récitait alors à voix hautes ses prières incompréhensibles qui peu à peu redevenaient de simples murmures. Parler continuellement lui donnait soif mais il ne voulait pas s'arrêter. Pas encore. Et dès qu'il ne l'entendait plus, le gardien venait brutalement le tirer des bras de Morphée.

    Le lendemain, du moins c'est ce que Sosil pensa, il était plus abattu physiquement que jamais. Malgré ses efforts, ses jambes avaient cessé de le soutenir un peu plus tôt mais quand Nobuo entra, il se redressa en grimaçant. Bien sûr, il ne répondit pas à sa question. Il avait cessé de trembler aussi mais avait l'impression de son corps était une statue de glace et qu'il ne pourrait plus jamais avoir chaud de sa vie.

    Il reconnu immédiatement son sac et observa son ravisseur le vider et le fouiller sans réagir. Quelque part au fond de lui, il sentait l'engourdissement typique de la rage, comme une caresse lointaine, presque agréable. Il n'était pas amorphe au point de ne plus avoir de sentiments ni d'émotion, la fatigue n'avait pas encore sucé sa substance. Il fut un peu rassuré de voir qu'il ne faisait finalement que déballer son sac. Il avait craint qu'il ne laisse ses produits partir dans un courant d'air, qu'il s'approprie ses breloques ou qu'il les brises par fausse négligence. Il perdit un peu de son calme quand Nobuo trouva enfin la cachette du collier de sa mère. Il allait le garder pour le revendre ou quelque chose comme ça, il en était certain. Ce collier avait de la valeur mais même s'il n'avait été que de poils de chèvre et de galets polis, il aurait été pour Sosil son bien le plus précieux.

    Il fut complètement déstabilisé de se le voir accrocher au cou.

    Sosil n'avait jamais porté ce collier avant, sans doute par respect et puis c'était un collier de femme, ça ne lui était pas venu à l'esprit. Perplexe, il fixa mollement Nobuo mais en comprenant ce que demandait l'autre homme, il sentit ses jambes céder sous lui.

    "Non !" fit-il, la voix rendue rauque par la soif et la douleur, entre autre.

    Il avait peur maintenant. D'un coup, son semblant de paix et la rage caressante s'étaient effondrés pour le laisser tout entier en proie à une peur terrible. Pas ça, oh non ! Il préférait se faire battre de nouveau mais pas ça ! Il avait pu éviter ce genre de chose pendant des années, à force de chance, de détermination, de prudence mais maintenant, il n'y aurait pas de miracle. Il eut un frisson de dégoût au contact des mains pourtant chaudes et douces sur sa peau glacée et il ferma les yeux avec force. Il s'efforça de ne pas entendre les bruits derrière lui, celui un peu métallique de la ceinture puis le chuintement de la fermeture éclair.

    "Fais pas ça... S'il vous plait fais pas ça..."

    Il savait qu'il était pitoyable et n'aimait pas ça. Il savait que ses supplications ne feraient que d'autant plus plaisir à ses tortionnaires mais il ne pouvait pas se taire.


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mar 30 Juin - 15:25

La volonté toute compréhensive du chien de garde semblait ne pas ravir le danseur. Après autant de temps à voir son corps nu exposer de cette façon il n'est pas étonnant que celui ci est eu envie d'y gouter.
Le blondinet considera le 'non' de sosil comme non recevable. Après tout, il avait bien vu, ça faisait deux jours qu'il était là, le laisser mourir ou se contenter de le nourrir quand bon lui semblerait n'était pas dans les projets. Sosil devait bien s'attendre a subir ce genre d'attentions.

En temps qu'employé à l'Hypnotic Poison il devait etre habitué à payer par son corps. Du moins c'est ce que le blond se figurait.

Les dehanchés étourdissants du danseur devait même etre quelque chose de plus que plaisant au lit. Mais pour ça encore faudrait il que l'étrangé soit docile. Pas gagné.
Nobuo aimait qu'on s'occupe de lui, les calineries, les petites attentions... c'est pour ça qu'il n'avais jamais ne serait ce qu'essayer de violer quelqu'un. Inutile de perdre son temps avec une personne aussi resceptive qu'un mur.
Mais pour assister au spectacle il n'allait pas s'en priver.

Personne ne preta attention aux supplications du danseur.

L'effrayant bourreau derriere Sosil se caressa le membre, s'étonnant lui même d'etre excité de cette façon. Car comme il le précisa juste après, il n'était pas du genre à aimer les hommes, il n'avait jusque là jamais songé à se 'faire' un 'pd'. Pourtant, les formes délicieuse de Sosil avaient finit par avoir raison de lui.

Au même moment Nobuo songea que c'était vraiment une haubaine de filmer tout ça...

Frottant son sexe contre les fesses de Sosil cet autre homme en savourait chaque instant mieu que quiconque ne l'aurait fait.
Il lui releva legerement le bassin en arriere, le maintenant par les hanches, ne lui laisant aucune issue à ce qui allait suivre.

Pas doux. Le moins du monde. Il penetra Sosil avec violence, forcant puisqu'il le fallait son intimité.
Sourire aux levres Nobuo observait. s'en aurait presque été excitant si il ne faisait pas si froid et si l'atmostphere n'était pas si glauque. Enfin, sur et pret à parier que les réactions dans le pantalon de Nobuo ne tarderent pas à se faire paraitre. Mais il niat son corps le temps de voir le spectacle jusqu'a la fin pour ne pas en manquer une miette.

Les coups de reins agités provoquaient des gémissements de la part du dominant. Gémissements ignoble d'un ignoble personnage.

Et la sordide torture ne dura pas qu'un court instant. Il paru une éternité avant que dans un gémissement plus glauque encore le bourreau ne se vide en Sosil.


Même si le spéctacle était divertissant il n'en était pas moins écoeurant. C'est ce que l'on appel le sublime.
Lorsque à nouveau cet autre homme se caressa le membre, regonflant son désir autant que son sexe. Pret à prendre Sosil une seconde fois. Nobuo l'arreta.

"Laisse le tranquille, ça ira, merci."

De toute façon... le danseur aurait il pu en supporter d'avantage ?

L'homme obéissa. Pas spécialement ravit. Mais il obéissa.
Il laissa Nobuo et Sosil ensemble en sortant.

Et le blond ne quitta pas sa place, assit contre le mur. Il resta muet un moment. Jusqu'a ce qu'il lui adresse enfin la parole, sans une once de moquerie, ni même de pitié ; juste comme si il étaient dans une situations banale.

"Tu as besoin de quelque chose ? Tu as faim ? Soif ?"

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Ven 3 Juil - 13:52

    On peut facilement imaginer que les minutes suivantes semblèrent des heures entières aux yeux de Sosil. Contrairement à ce que pensait Nobuo, Sosil n'avait jamais permis à quiconque de le toucher sexuellement excepté Karim et rétrospectivement, ça c'était vite avéré être une erreur. Depuis cette première expérience qui datait de quatre ans, le danseur n'avait eu aucune relation sexuelle ni même aucun réel désir d'en avoir.

    Il poussa un cri, presque un hurlement, quand on profana son corps. Jamais il n'avait eu si mal, même quand Ibeb avait tatoué son dos à la manière traditionnelle, jamais il n'avait autant souffert. Il reconnaissait cette douleur, cette sensation un peu étrange, c'était la même que celle que Karim lui avait fait découvrir mais elle n'avait pourtant rien de comparable. Même s'il avait abusé de sa confiance, son premier amant avait été attentionné à son égard. Sosil n'avait pas souffert plus que nécessaire. Maintenant, il n'était même plus le jeune puceau dont on se joue mais la chair vivante que l'on utilisait comme un objet. Non, ce n'était pas ça. Si Sosil avait été consentant, l'homme n'aurait sans doute pas eu le même plaisir à le posséder.

    Le chamane ne se rendit compte qu'il s'était blessé lui-même que quand il sentit le goût du sang dans sa bouche et le même liquide chaud glisser sur son menton. Sans qu'il ne sache pourquoi, il essayait de ne pas crier, comme pour garder le contrôle de lui-même mais était-ce possible quand on était ainsi humilié et manipulé ? Sa fatigue écrasante, la douleur dans chacun de ses membres et sa faiblesse semblaient avoir disparu, en tout cas il ne les sentait plus. Il n'y avait que ce membre répugnant qui avait pris possession de lui et le fouillait inlassablement sans se soucier de le blesser. De quoi souffrait-il le plus : de la douleur physique ou de sa dignité réduite à néant ? Sa plus grande peur, la pire chose qui pourrait lui arriver personnellement était en train de se produire.

    La peur, la rage et la honte se mêlaient, créant une nouvelle force en lui, assez puissante pour qu'il se débatte. Il ne fallait pas se débattre lui avait dit une ancienne connaissance passée par là trop tôt. Si tu te débats, non seulement il risque de te frapper alors qu'il n'avait pas prévu de le faire mais en plus tu peux te faire du mal tout seul. En plus la plupart du temps ça ne sert à rien. En l'écoutant dans un silence religieux lui raconter son histoire, Sosil avait cru le comprendre. Maintenant, il était dans cette situation atroce et ne pouvait pas s'en empêcher, comme si son corps bougeait sans qu'il lui en donnât l'ordre.

    Mais peu à peu, il cessa de se démener et, les yeux ruisselants de larmes, essaya de toute ses forces de tomber inconscient. S'il ne pouvait pas fuir physiquement, il pouvait au moins faire en sorte de sauvegarder son esprit. Malheureusement il n'y parvint pas. Quand l'homme se répandit enfin en lui, il ressentit un dégoût tel qu'il fut à deux doigts de rendre le repas que lui avait donné Nobuo. Il ne se retint que par un réflexe conditionné. L'homme se retira de son corps et il en fondit de soulagement, allant jusqu'à être reconnaissant, réellement, à Nobuo quand celui-ci interdit à l'autre d'entamer un second round. Dans sa vie, Sosil avait connu des jours difficiles mais celui-ci était le pire de tous et de loin.

    Amorphe, suspendu à son crochet comme un simple quartier de viande, Sosil releva lentement la tête à la question de Nobuo. Aussi vite qu'elle était venue, il oublia sa reconnaissance à son égard car c'était lui le commanditaire de cette horreur. S'il avait eu des canons dans les yeux, Nobuo serait mort instantanément, le regard qu'il lui jeta empruntait les forces que la honte avait gardées en réserve et il était d'une noirceur peu commune.

    Pour seule réponse, l'algérien lui cracha au visage un hideux mélange de salive et de sang peut-être pimenté d'un peu de suc gastrique remonté un peu plus tôt. Il sentait une chaleur glisser sur ses cuisses sans savoir si c'était celle du sang ou d'autre chose. Sans doute les deux. Aussi digne que possible, lui qui venait d'être humilié de la pire des façons, il se redressa sur ses jambes flageolantes, tirant sur ses bras avec une grimace. Dans le regard qu'il lançait à Nobuo, il y avait cette promesse : si tu me laisse vivre, je ferai de ta vie un enfer.
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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Ven 3 Juil - 16:24

Pour toute réponses et pour toute reconaissance de l'avoir sauver d'un deuxieme vidage de couilles en regle. Nobuo eut le droit à un somptueux cadeau. Un ignoble cracha dans la face. Il fit la grimace et attrapa la permiere chose capable de l'essuier à sa porté. Ce fut le tissu dans lequel était enfermé le collier de Sosil plus tot.

"Putain mais t'es vraiment crade. On ta pas appris la politesse ?! On ne crache pas sur son hote !"

Parce que oui... Enlever quelqu'un, l'affaiblir, le faire violer... ça ce n'était pas un manque de respect flagrant. Tout au plus un comportement infantile. Mais cracher au visage de notre cher blondinet s'était carrement un affront. Affront qu'il n'allait pas laisser passer, tant pis si il devait encore enfoncer le danseur par les mots, il esperait même le casser mentalement. Qu'il soit en un état encore plus lamentable que maintenant si c'était possible. Non mais franchement, lui cracher au visage, quelle idée !

"Serre les fesses t'en met partout.
Nan mais regarde toi, t'es pire qu'une sous merde. Tu excites le gars et tu te plains ; tu te fais saigner toi même et après tu me mettra tout ça à dos. Pf."

Il marqua une pause ; jugeant le corps de Sosil d'un air dégouté.

"Tu crois franchement que tu mérite encore de vivre ?"

Sur ce Nobuo sortit de la piece. Il n'avait pas l'intention de pousser Sosil au suicide, ni de le tuer lui même, non, mais par contre il voulait le faire croire qu'il hésitait à le tuer ou non. Sa vie sur un jeu de pile ou face.
Une fois sortit il se rendit compte que ce n'était peut etre pas la meilleure des idées qu'il avait eu de laisser Sosil seul. Quoique'il ne pourrait pas tenter grand chose. Et puis il avait toujours ses écrans de controle pour garder un oeil sur lui.
Mais bon... il y avait encore quelque détails sur lesquel il ne voulait pas revenir.

Il ouvrit à peine la porte, grimaca face à l'odeur répugante du sang, du sexe et de la transpiration mélangés.

"Juste une chose... je te deconseille de dormir, qui sait ce qui pourrait arriver pendant ce temps."

Et il referma aussi vite qu'il avait ouvert la porte.

Soit. Au moins ça c'était fait. Et à l'instant même... Nobuo n'éprouvait plus rien de ce qui pourrait s'apparenter à de la compassion... cette legere sensation qui le rongeait parfois. Elle pouvait revenir, cette sensation, mais il ne l'appréciait definitivement pas. Sentiment inférieur qu'il se tuait à combattre.

Ce qu'il advint de Sosil par la suite de cet incident ? Hm.
Eh bien qui sait, c'est ce même violeur qui avait tout pouvoir sur lui. Sauf celui de vie ou de mort bien sur. Mais à part en cas de tentative deseperé de la part du danseur, ou d'endormissement non accordé, le bourreau n'avait pas le droit d'entrer dans la piece, il devait se contenter des écrans.

Et pendant ce temps Nobuo vaquait à ces occupations. Il était aller prendre un repas en ville. Avait finit la nuit dans les bras d'un bel éphebe de l'Hypnotic Poison. Le lendemain il s'était rendu en cours. Et il n'avait pas chercher à avoir de nouvelle avant l'après midi.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Dim 5 Juil - 10:05

    Quand Nobuo fut partit et qu'il fut enfin de nouveau seul, Sosil fondit en larmes. Il avait fait en sorte d'être un minimum fort en sa présence mais maintenant, c'était superflu. De toute manière, aurait-il pu se retenir encore longtemps ? Il avait oublié les caméras, il faut l'avouer mais quand elles lui revinrent en mémoire, cela ne changea rien. Il avait eu tellement peur ! Les sous-entendus de son ravisseur concernant sa survie lui semblaient bien dérisoires après ce qu'il venait de subir. Mourir ? Mais oui, était-il encore digne de vivre ? Les mots de Nobuo ne l'avaient pas réellement atteint, il savait que ce n'était pas sa faute, il n'avait rien fait pour séduire l'homme.

    Mais dans cet état, que pourrait-il faire maintenant ? Il se sentait sale, extérieurement autant qu'intérieurement. Il avait la tête lourde, ça pesait au niveau de ses sinus, ça lui faisait mal... Il reconnaissait les symptômes: il était en train de tomber malade. Affaibli, sans repos et avec trop peu de repas, maintenu dans cette atmosphère glacée, pouvait-il en être autrement ? S'il mourait maintenant, ici, au moins ça lui éviterai la honte d'être vu dans cet état et de devoir demander de l'aide.

    Étrangement, il lui sembla que l'atmosphère se réchauffait. Avait-il éteint le climatiseur en sortant ? Non, un vrombissement lui indiqua qu'il fonctionnait toujours. Ce n'était pas bon signe, il commençait à avoir de la fièvre aussi... Les pleurs étaient à peu près calmés mais sans qu'il pû l'en empêcher, son esprit passa en revue, et en détails, les derniers évènements. Il en eut un haut-le-cœur et rependit à ses pieds le contenu de son estomac désormais vide, le repas ayant été digéré un moment auparavant. Il se sentait minable comme il n'aurait jamais cru en être capable. Une sous-merde... Non ! Ca c'étaient les mots de Shigeyoshi ! Sosil n'y était pour rien, il n'avait pas mérité ces traitements ignobles. De nouveau, il se mordit la lèvre au goût de sang séché et d'autre chose et pleura. Sa tête devenait lourde, il avait l'impression de tanguer comme s'il allait perdre l'équilibre. C'est peut-être bien ce qui se serait produit s'il n'avait pas été attaché.

    S'endormit-il ou perdit-il connaissance ? En tout cas, il se réveilla en sursaut quand la porte de sa prison s'ouvrit, laissant le passage à son violeur. Un vent de panique souffla aussitôt.

    "Non ! Je dors pas ! Entre pas, touche pas !"

    L'autre sembla sur le point de répondre quelque chose mais un regard sur les vomissures salissant le sol l'en dissuada visiblement. Il eut l'air sincèrement dégoûté - quoi de plus normal ? Il eut un frisson, il faisait vraiment froid ici... Perdrait-il son temps avec un gamin qui maintenant sentait vraiment mauvais, n'était plus qu'une loque et dans cet endroit glacial ? Il devait être trop délicat pour en arriver là, tout de même, et se contenta de lui donner un coup vigoureux au côté avant de repartir, comme un peu déçu... La panique qu'il engendrait maintenant chez ce petit lui avait cependant fait plaisir.

    Le danseur eut du mal à reprendre son souffle après ça et il lui sembla que ses yeux pleuraient indépendamment de lui. Une quinte de toux le secoua, raclant douloureusement dans sa gorge sèche et faisant taper le collier qu'il portait toujours contre son plexus.

    "Maman..." fit-il en tamazight. "Mère..."

    Comme il aurait aimé qu'elle soit là. Il n'avait pas beaucoup vécut avec elle mais il se souvenait de ce jour maudit où il avait injustement dû la quitter. La femme un peu enveloppée l'avait serré contre son cœur un long moment et avec tant de force qu'il avait eu du mal à respirer correctement. Elle pleurait à ce moment là et lui se faisait violence pour ne pas l'imiter. Il ne savait plus si c'était la première fois qu'elle le serrait ainsi ou pas mais cette étreinte lui avait fait ressentir tout l'amour qu'elle avait pour lui.

    Le délire s'empara de lui doucement, comme on glisse dans un rêve.

    Sa mère le serrait doucement contre elle, si tendrement qu'il lui semblait ne ressentir que sa présence et son affection. Elle le détacha et le coucha sur une couverture chaude et incroyablement douce.

    "Maman..."

    Tout allait bien, elle allait prendre soin de lui maintenant. Elle ne le laisserai pas rejoindre Ibeb si jeune, non, maintenant elle allait s'occuper de son petit garçon comme elle aurait toujours dû le faire.

    "Je n'aurais pas dû te laisser partir avec Ibeb, Sosil. Tu devais aller à l'école apprendre l'arabe et tout ce qu'un homme doit savoir pour avoir une vie convenable."
    "Maman, mère, j'aimais Ibeb, j'aimais étudier avec lui. Ne regrettez rien. Moi, je n'ai pas de regrets."
    "Mais vois dans quel état tu es aujourd'hui. Je voulais une meilleure vie pour toi mon fils, ton père aurait voulu que tu mènes une vie respectable et paisible. Que pense-t-il maintenant, au milieu de nos ancêtres ?"

    Sosil se blottit contre son sein, accablé par les reproches mais bercé par l'amour qui les dictait.

    "Je ne regrette aucun choix que j'ai fais, mère. Je vous en prie, aimez moi simplement comme votre fils..."

    Elle ne répondit pas et sa présence sembla même disparaitre.

    "Mère ? Mère !"

    Il ne restait que son collier. Il s'éveilla, meurtri autant de cœur que d'esprit. Etait-ce vraiment ce que pensait sa mère ? Il n'avait jamais eu de métier honorable, avait toujours dû jongler avec la loi pour s'en sortir... Etait-il un lâche ?

    "Tu as fait ce qui te semblait juste, garçon. On ne peut reprocher à un homme de vouloir vivre."

    C'était Ibeb qui lui chuchotait à l'oreille et cela lui tira un sourire. C'était vrai, il avait simplement voulu vivre et s'était toujours refusé à abuser d'autrui pour ça.

    Sosil continua pendant un long moment à parler tout seul dans une demi-inconscience. Tantôt à sa mère, tantôt à Ibeb. Parfois, il essayait de nouveau de plaider sa cause devant le conseil du village, il expliquait à Karim en quoi son attitude avait été mauvaise et pourtant, il lui pardonnait. Évidement, seules les réponses du chamane étaient dites à voix haute et toujours dans ce dialecte incompréhensible pour un japonais. Il n'avait plus conscience du monde réel mais il n'avait pas peur de mourir...


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Dim 5 Juil - 20:22

Réellement ; Nobuo avait à peine pensé à Sosil de la journée. Peut etre un peu le matin quand il était passé devant les femmes de ménages qui l'avaient regardé avec les sourcils froncés en lui demandant ce qu'il gardait enfermé dans cette piece à l'étage pour que l'odeur même à l'extérieur soit telle... Oui la il avait quand même pensé à lui. Il s'était même dit qu'il devrait lui donner à manger en rentrant, un peu comme on songe à son animal de compagnie... vision des choses digne du blondinet il faut dire.

Après ça il avait passé une journée agréable, alors pourquoi s'encombrer l'esprit des soucis à la maison ? Les soucis ? Oui, Nobuo s'était surpris à penser de cette manière. Et si Sosil devenait un soucis c'était un probleme... donc il fallait le virer. Sans ménagement il s'était dit qu'il le renverais à la rue, dans l'état même ou il se trouvait, sans soins et peut etre même à poil.


Rentré, il prit le temps de soigner ses affaires, mettre de l'ordre dans ce qui semblait etre les papiers du bureau de son pere... en fait il n'avait pas franchement envie d'avoir à s'occuper de la tache du danseur. Pourtant il allait bien devoir le faire.

Tout d'abord il se posa devant les écrans de controles, là ou trainé aussi son nouvel employé plutot douteux d'ailleur...
Ah tiens, il avait vomit. Plus faible que ça, le pouvait on ? Toujours est il qu'il semblait parler de temps à autres... il avait au moins la force pour ça.
Il était vraiment dans un état pitoyable.
C'est lui qui lui avait fait subir ça, n'est ce pas !? Pas de doute possible, hein !? Nobuo commencait à ressentir de la peine pour lui. Tout autant qu'il s'en voulait de l'avoir rabaissé aussi bas..
Parfois le blondinet pouvait être le pire des monstres, d'autre fois il ressentait cette flamme d'humanité dans un coin de son cerveau.. celle là lui bouffait le coeur si tentait qu'il en ait un... et le poussé à réparer, du moins du mieu qu'il le pouvait, ses fautes.

Il congédia son invité, lui payant la somme convenue.

Aussitot celà fait Nobuo se rendit dans la prison de Sosil et sans se soucier du vomit ou de son état il le prit dans ses bras pour lui faire un calin qui se voulait réconfortant. Oui bon... il était bien sur le seul à pouvoir penser que ça aurait cet effet.
Sans en attendre plus il coupa la corde qui le maintenait au plafond, le laissant s'écrouler puisqu'il n'aurait pas la force de le supporter.

"C'est finit."

Il s'acroupis sur le sol, ne pretant aucune attention aux dejections, et redressa Sosil du mieu qu'il le pu.

"Bon... j'vais te laisser un endroit ou dormir mais avant ça tu dois te laver et manger... t'en es pas capabe seul, si ?"

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Lun 6 Juil - 10:28

    Sosil n'était plus vraiment conscient quand Nobuo entra dans la pièce. Ses yeux étaient ouverts, il réagissait à peine à son environnement mais surtout, il n'arrivait pas à se concentrer sur quoi que ce soit et encore moins à différencier la réalité et ses délires. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse mais ne se fixait sur rien si bien qu'il ne réagit pas au câlin. S'il avait été un minimum plus éveillé, il se serait débattu, ou aurait essayé, en traitant Nobuo de tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait dans les quatre langues qu'il parlait.

    Non, Sosil ne bougea pas, parlant simplement dans sa langue maternelle. Pour lui, ce qu'il disait était raisonné, il répondait à une ancienne connaissance etc... Mais il oubliait tout au fur et à mesure et plus il essayait de secouer son esprit pour le réveiller, plus il se sentait mal. Nobuo ne pourrait pas manquer de remarquer que le corps qui aurait dû être glacé était maintenant tremblant et brûlant de fièvre. Quand il fut dans ses bras, après avoir heurté le sol sans même s'en rendre compte, Sosil eut de violents sursauts, comme si ses muscles fonctionnaient seuls et essayaient de faire fuir son corps loin de son tortionnaire. Cela cessa heureusement rapidement mais évidement, même s'il ne répondit pas aux questions - il ne les avait même pas entendues - il n'était pas en état de se lever et encore moins de marcher, même avec une aide.

    Il lui semblait bien, quelque part au fond de sa tête, qu'il voyait Shigeyoshi penché sur lui. Qu'il lui parlait gentiment, qu'il lui disait que c'était fini. Ou était-ce sa mère qui le lui disait ? C'était vrai, pourquoi celui qui l'avait enlevé, fait battre et violer simplement comme ça, sans raison particulière, serait à présent si conciliant avec lui ? Cela n'avait pas de sens. Non, il hallucinait, c'était sa mère qui le tenait contre elle...

    "Mère..."

    Un mot parmi d'autres dans un dialecte étranger si mal articulé que même un natif n'aurait sans doute rien saisi de son discours sans queue ni tête. Sosil avait besoin de soins. De boire, de manger et de se reposer. Et il perdit bel et bien connaissance, comme s'il avait au moins assimilé que maintenant, il pouvait dormir.

    Quel soulagement...


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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Lun 6 Juil - 16:12

Au moins il n'avait pas prit de coups. Sosil était à peine conscient. Peut etre aurait il du congédier le bourreau après qu'il l'eut aider à transporter Sosil n'importe ou... là ca n'allait pas être simple. Il disait des choses incompréhensibles puis s'écrouler, les yeux clos, le corps inerte.
Pf, il aurait du faire ça dans la matiné, là le danseur n'était vraiment plus capable de rien.

Tant bien qu'il le pouvait il essaya de le porter. Mais enfin, même si le corps de Sosil n'était pas bien lourd, un poid mort tel que celui là n'était pas facile à porter.
Finalement il le tira par dessous les bras... laissant ses jambes heurter le sol. De toute façon il n'aurait pas pu mieu faire.

Il sortit de la piece avec son fardeau ; traversa le couloir et ouvrit la porte sur une grande salle de bain.
Ce ne fut pas simple d'amener Sosil jusque là et il esperait au moins le reveiller avec l'eau de la douche.. quoiqu'il se demandait si un bain ne serait pas mieu... oui mais si il s'endormait dans le bain et se noyait ça ne serait pas non plus très drole...
Après quelque minutes de débats intérieur il posa le danseur dans la douche ; retira lui aussi ses vetements pour le rejoindre et fit jaillir l'eau, d'une température assée tiede puisque Sosil venait de passer un bout de temps dans une piece congelée.

Le blondinet prit un grand soin à laver son ancien captif. Se disant qu'il avait peut etre été un peu loin alors qu'il nettoyait les traces de sangs sechées sur ses cuisses.

La douche se stoppa. Nobuo sortit et enfila un peignoir. Il revint lui poser une grande serviette, entourant Sosil, et le sortit comme il pu de la douche pour le poser devant un radiateur, le séchant à peu près.
Comment faire... le trainer encore dans le couloir n'était pas une bonne idée, ça il en était sur... il réfléchit à une solution... puis il partit chercher une chaise de bureau sur roulette dans son bureau. =)

De retour il s'affera à enfiler au Danseur un large peignoir, le couvrant tout entier ; puis il fallu le faire monter sur la chaise. Avec un petit effort il y parvint sans dégats.
Lui même se rhabilla puis il conduisit Sosil jusqu'a sa chambre. Enfin, sa chambre et ses appartements principaux. Quelques pieces réunit autour de ce qui semblait etre un salon, une piece à vivre, là ou reposai t les camera de surveillances.

Il fit passer le danseur de la chaise à un canapé.

"Bouge pas, j'vais te chercher à manger et à boire"

Il le laissa seul là, de toute façon il se doutait bien qu'il ne pourrait pas faire grand chose.

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MessageSujet: Re: Insousciance, ma belle amie [terminé]   Mar 7 Juil - 11:23

    Sosil émergea quelque peu sous la douche, sous ce jet d'eau agréablement tiède. Il fut pris de tremblements à cause du changement de température mais il se sentait bien... Jusqu'à ce qu'il se rende compte que Nobuo était nu près de lui et que c'était lui qui le douchait. Dans un sursaut de panique, il voulu fuir mais n'arriva évidement à rien. Il était encore tellement dans le brouillard qu'il songea que, s'il fermait les yeux et l'ignorait, Nobuo disparaitrait peut-être. Il se recroquevilla quand il lui lava les cuisses. Avait-il peur qu'il abuse aussi de lui ou était-il simplement dégouté par son contact ? Les deux, à n'en pas douter. Et finalement, Nobuo disparu bel et bien.

    Sosil se trouvait dans son vieux lit chez Ibeb, l'air était étouffant malgré l'heure tardive mais il savait que la température tomberai en même temps que la nuit. Il avait la bouche rendue pâteuse par la soif et l'impression que le sol tanguait sous lui. Sa mère entra dans la pièce et le redressa avant de l'envelopper d'un drap propre. Sans un mot, elle entreprit de le relever et, autant que faire se pouvait, il l'aida. Il ne savait plus pourquoi il était si faible, ni de quelle maladie il souffrait.

    "Ibeb saura me guérir..." murmura-t-il à sa mère qui ne répondit pas.

    De la même manière, il l'aida vaguement à lui enfiler une robe d'intérieur et la laissa l'assoir. Il rouvrit les yeux... Ce n'était pas sa mère qui prenait soin de lui, c'était Shigeyoshi. Sosil, sentant qu'il allait tomber couché sur le canapé, se redressa tant bien que mal en s'efforçant de chasser les brumes qui l'empêchaient de voir la réalité. Maintenant qu'il avait été lavé, il se sentait mieux. Il n'avait plus froid, n'était plus poisseux de sueur froide, ni de sang, ni de... Il frissonna désagréablement et la douleur qu'il avait étrangement oubliée se réveilla dans ses reins. Ce n'était pas un rêve, ce viol avait bien eu lieu...

    Trop faible pour retenir ses larmes de désespoir, il se battit contre lui-même pour rester conscient. Sa volonté flanchait trop rapidement : Nobuo ne prenait pas soin de lui par bonté d'âme, ça ne pouvait pas être ça. Il lui préparait une nouvelle humiliation. Peut-être valait-il mieux rester inconscient ? Non, c'était lâche. Sosil était un homme, pas un lâche ! Un homme ? Alors pourquoi pleurait-il comme un enfant ?

    Seul, il comprit à peine ce que lui dit Nobuo, la partie de son cerveau comprenant le japonais ne devait pas encore être totalement sortie des limbes. Pourtant il ne tenta rien et ne remarqua même pas les écrans de surveillance. Les aurait-il vus, aurait-il reconnu la chambre où il venait de passer trois jours ? Et quelle aurait été sa réaction ? Impossible de le savoir... Quand Nobuo revint, profitant qu'il ai l'air bien disposé envers lui, il gémit lamentablement.

    "Laisse moi partir..."

    Mais le japonais ne pouvait pas comprendre les mots qu'il utilisa.


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