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 Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]

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Shuya Kobayashi
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MessageSujet: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Mer 4 Mar - 1:51

Troquer un moment dans un lieu haï. Un lieu qui attire tous les malheurs, toutes les souffrances, toutes les blessures. Tout ça de la part d'une seule personne. Il devrait le haïr , haïr ce putain de musicien célèbre avide d'assouvir ses envies triviales dans un tel lieu. Un putain de musicien puéril et gamin. Un gamin qu'il aimait. Shuya observait le jardin, assis sur une chaise d'une terrasse. Noaki était en ce moment même en compagnie d'un habitant de l'Hypnotic Poison. Lui , garde du corps, se tenait dans ce parc, dans l'enceinte d'un lieu qu'il détestait, il observait les promeneurs avec froideur, ses yeux bleus se glaçant à la vue de la satisfaction de ces hommes. Il savait pourtant que son avis était dicté par sa tristesse, mais à ce moment là il ne réfléchit pas, il n'en avait pas envie.

Ce jour là , Shuya portait sa tenue de travail classique, c'est à dire une chemise bordeaux un peu ouverte, un jean plutôt serré et sa paire de docks martins. Sur lui, comme d'habitude, un petit revolver, discret, et un poignard de lancé. Il avait un sac en toile, en bandoulière sur sa hanche gauche, avec lequel il s'amusait à balancer. Les yeux d'un azur glacé parcouraient la verdure et la fraîcheur du lieu, malgré qu'il soit honnis. Le garde du corps avança de quelques pas , et se pencha sur une plante pour en humer l'odeur . Quand il se rendit compte du ridicule de son geste, il se releva lentement, maîtrisant l'impulsion qui venait de le prendre, lui indiquant de bondir en arrière. Il ne devait afficher aucune émotion en public, ou du moins dans son travail. Ses longs cheveux retombèrent devant son visage , il ne les écarta pas . Pensif, il soupira longuement, et s'alluma une cigarette.

Le trajet de la fumée dans son corps lui procura un intense soulagement , un apaisement. Il respirait fébrilement, gardant enfoui en lui toute les blessures que lui portaient Noaki . Aucune émotion ne filait en dehors de son corps , n'émanait de lui. Ou du moins, c'est ce qu'il croyait. Shuya trouva un endroit isolé. Un endroit correspondant parfaitement à la définition de quiétude qu'il se donnait. Il sortit de son sac un casque , et un vieux mp3 blanc sali. La musique. Il allait s'immerger dans la musique.

« Putain. Juste ce qu'il fallait. »

Sa voix rauque avait surgi dans l'air à l'entente des premiers coup de grosse caisse, du bruit lourd, mat , puissant. A l'entente des voix presque plaintives. A l'entente de cette chanson « Electric Feel » , il partit. Il se sentit déconnecté de la réalité, ailleurs, dans son passé. Il revenait à sa solitude, à l'être qu'il était en secret. Il partit oui. Étendu dans l'herbe, entre deux buissons, il inspirait la fumée, les yeux fermés , il oubliait le jardin où il était allongé, son patron qui le brisait, et son travail qui l'inquiétait.

La cigarette fut vite terminée. Le geste machinal d'en rallumer une autre. Sa consommation était importante. Il claquait son fric à une vitesse hallucinante. Cependant il ne cherchait pas à être raisonnable. Comme quand il était chez lui, le jeune homme prit l'avant dernière cigarette de son paquet. Un murmure lui échappa, une injure tandis qu'il commençait à chuchoter les paroles :

« Merde. Déjà fini »

Shuya aimait cet état dans lequel il se plongeait. Sa chemise laissait voir le saillant de ses hanches et le creux de son ventre. Ses cheveux lui couvraient une partie du visage mais il restait ainsi. La musique l'enlaçait comme un amant le ferait. Elle réduisit en miette son masque d'indifférence et plaqua de force sur ses expressions un air fasciné et rêveur, pourtant mélancolique. Dans sa chaleur , il ne voyait plus rien. La fumée formait le cocon qui protégeait le corps svelte du pianiste.
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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Jeu 5 Mar - 21:45

Droite, droite, Bip, Droiiiiite... Ah, Non, no'... en Haut...Non..et merde. GAME OVER.
La console de jeux vidéo vola à travers la pièce et s'écrasa contre le mur pour finir en trois morceaux au sol. Elle l'avait bien cherché de toute façon.
Toujours perché sur son confortable fauteuil le jeune Nobuo jugea la console comme coupable de sa triste défaite, il croisa les bras et détourna son regard d'elle. Comme si, lui, ce jeune garçon intelligent et plein de malice pouvait perdre à un stupide jeux où le but n'était que d'encastrer des cubes, autrement dit au Tetris, non impossible, le jeu était donc truqué. Pf.

De son air volontairement hautain il quitta son fauteuil et se remit au travail. Il était actuellement dans les bureaux de la société de son paternel, haut dans le ciel de Tokyo. Les flux et variations de la bourses Nippone étaient sa préoccupation première en cette après midi ensoleillé. Bien que nombreuses auraient été les personnes à trouver ça rasoir, lui il s'amusait bien, du moins, il s'amusait bien quand ça bougeait un peu, car pour le moment il était bloqué dans ses actions par une autre société et attendait patiemment... en jouant aux jeux vidéo par exemple.
Une heure, deux, puis trois... Trois heures en tout où Nobuo était resté enfermé dans la même pièce sans en sortir une seule fois. Si quelqu'un y avait placé une vidéo de surveillance il y aurait vu le jeune garçon faire les cent pas à travers la pièce, jouer avec tout ce qu'il trouvait à sa porté et enfin atteindre la plénitude lorsqu'il ruina une société adverse.

Voila pourquoi vous comprendrez que le manque d'activité de l'après-midi avait rapidement conduit le blondinet à l'Hypnotic Poison.

Il faisait encore clair et le ciel dégagé apportait une certaine douceur sur la ville. Si bien qu'après avoir bu un verre au bar Nobuo sortit dans les jardins pour profiter de l'extérieur. Qui sait, peut être qu'ici aussi il trouverait quelque chose d'intéressant à faire... Pourtant à bien y regarder il devait être l'une des rares personnes à se promener seule dans les jardins, pas que ça le dérangeait vraiment d'aller emmerder un 'couple' mais pour ce soir il préférait si possible éviter de se faire tabasser, il avait déjà prit pas mal de coups l'avant veille qui lui faisait encore ressentir son insouciance, alors finalement il opta pour l'idée de rentrer dans l'enceinte de l'établissement, aguicher un mignon hôte au bar et monter dans une chambre pour finir la nuit. Un programme bien calme pour une fois mais ça avait l'air sympathique.

Seulement il n'avait surement pas compter sur un léger imprévu. La lumière avait vite décliné derrière les murs du jardin et on n'y voyait plus grand chose où l'on mettait les pieds. D'une démarche rapide, pressé de retrouver le bar, Nobuo ne prêta pas la moindre attention au sol et s'étala de tout son long lorsqu'il marcha sur quelque chose... ah non, quelqu'un !
Il s'étouffa un instant, le nez dans l'herbe, avant de se redresser sur ses mains pour injurier l'idiot en dessous de lui.

"Mais tu pouvais pas aller t'étendre ailleurs, t'es complètement stupide ou quoi !? J'suis sûr que tu l'as fait exprès, avoue !"

C'est qu'il commençait à grogner le petit blond.

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Shuya Kobayashi
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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Sam 7 Mar - 15:27

Il aimait cet état où la musique lui faisait oublier sa vie à la surface, la réalité. Du moins, c'était ce qu'elle produisait quand il l'écoutait. Quand il jouait du piano, ses doigts prenaient vie en décalé avec son corps, qui suivait le rythme. Ses yeux se plongeaient dans le vide et il exprimait avec les touches chaque chose qu'il ne disait pas. C'était un peu un moyen de s'épancher de manière orale mais toute autre que la conversation. Par contre, les moments où Shu' se plaçait derrière la batterie montraient de lui une personne toute autre. Complètement différente. Il était alors déchaîné, un fin sourire au lèvre, pourtant il n'exprimait rien à part passion et rancune. Il sortait de derrière l'imposant instrument et le masque se replaçait complètement, il redevenait lui même mais avec la douce embrassade de la musique. Et les cris de ses compagnons. Enfin. Il commençait à faire frais, bien que cela ne le dérange pas. Il aimait le froid. Sa caresse lui donnait l'amère impression d'être rappelé à la vie quand il était dans son monde, où alors de l'accompagner, de l'encourager à continuer son chemin de manière impassible, glacée justement. Il aurait pu encore une fois continuer dans sa réflexion. Goûter à l'apaisement pendant un laps de temps indéterminé. Il aurait aimé avoir le temps d'apprécier ce moment. Seulement, il ne put , par la faute d'un intrus. En ce moment, il ne savait pas vraiment pourquoi l'imprévisible le poursuivait. Chaque situation où il se trouvait semblait lui rappeler qu'il n'était pas comme les autres. Qu'il était un tueur.

Un sursaut qu'il ne put maîtriser. Une personne qui tombe sur lui. Il ne comprit rien sur le moment, rien à part une réaction qu'il eut, réaction normale pour un homme éduqué aux armes. Une lame sortit d'un endroit près de sa ceinture. Il ne la montra pas , bien sûr , comme toujours. Il aimait la discrétion. L'homme qui venait de s'écraser contre lui eut le don d'ennuyer le garde du corps. Son casque venait de se loger autour de son cou, sa chemise fut froissée et remontée. Il fronça les sourcils en observant le résultat absolument embêtant de la bêtise d'un être. Mais il n'en portait pas rigueur. Il aurait oublier l'épisode si l'autre n'avait pas commencer en l'attaquant verbalement. L'autre ne l'avait même pas regardé et commença à lui crier dessus. Son ton ne plaisait pas particulièrement à Shuya, mais il resta de marbre face à cette agression. Encore émerveillé par la tendresse de sa musique, il fut cette fois plus virulent dans ses propos, même les émotions dans sa voix n'exprimaient que du vide, comme toujours.

« Peut être suis je stupide. Mais j'ai une bonne vue, ce qui n'est pas votre cas. »


Shuya haussa un sourcil face au dégât sur sa chemise. Il aimait être parfaitement présentable pour son travail. C'était une habitude, être irréprochable, ainsi il avait la paix. Le jeune homme se releva , s'assit en écartant les jambes , puis entreprit de lisser sa chemise de manière lente et lassée. Ses longs cheveux couvraient son visage tandis que le casque dispensait toujours sa mélodie. Le pianiste éteignit rapidement son vieux mp3. Il ne voulait pas partager cet instant qui venait d'être brisé. Même si l'autre n'aurait rien compris à coup sûr. Le garde du corps lâcha un petit soupir, et releva la tête vers l'importun, dégageant les mèches de devant son visage, le dégageant ainsi. Il trouvait l'homme en face de lui puéril en réagissant de la sorte. Il n'aimait pas ça. Sa langue se délia, doucement et prête à déployer son venin sur la démonstration d'immaturité et de vulgarité à laquelle il venait d'assister. Sa voix, un peu rauque, mais néanmoins charmante à entendre, perça l'instant de silence qui venait de s'installer. Il observa d'une manière provocante l'inconnu en face de lui, sa position le méprisant de manière sensuelle déjà, et il eut un fin sourire sarcastique.

« Bien sûr, je me suis allongé ici afin qu'un corps sexy vienne s'affaler sur moi. La pêche semble bonne aujourd'hui. »

Shuya ricana et son regard se fit brûlant en détaillant Nobuo. Puis quand il eut fini son petit jeu, il fit fuir toute émotion de lui, ses traits redevinrent neutres. Le pianiste sortit de son sac une cigarette, il l'alluma avec une allumette et décida de se lever. Il tira à nouveau sa chemise, plaça ses cheveux dans son dos, son sac sur sa hanche, et tira enfin sur sa clope. Là il fut satisfait et baissa son regard vers l'intrus. Ses yeux le sondaient tandis qu'il replaçait correctement la lame dans la poche de sa ceinture.
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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Sam 28 Mar - 16:34

Non content de gêner la progression du blondinet vers l'intérieur de l'établissement le jeune homme se permettait de critiquer. Et bien sûr, Nobuo en bon narcissique qu'il était ne voyait pas ça d'un bon œil ; un pauvre type, un inconnu, lui faisait d'abord manger l'herbe avant de lui reprocher son inattention... non mais c'était lui le problème, pourquoi il ne s'était pas excusé comme toutes les larves dans son genre avant de dégager du chemin.
Voila qu'il avait réussit à mettre le blond de très mauvaise humeur.

Celui-ci se redressa et épousseta ses vêtements en jugeant impunément l'homme désormais à ses côtés. Il n'avait certes, pas un physique ingrat, et loin de là l'idée d'ailleurs, mais en même temps... dans ce genre d'endroit il n'était pas rare de croiser des belles créatures et le blond ne s'en émut pas plus. Il remarqua juste le fait que l'autre avait l'air tout aussi agacé que lui. Ça au moins s'était un détail amusant. S'il n'avait été qu'un rabat joie un peu lourd avec cette répartie minable dont il avait fait preuve... sûr que Nobuo n'aurait eut aucun scrupule à se moquer ouvertement de lui avant de le laisser aller se pendre pour soulager l'humanité mais là il pouvait bien absoudre son agression -oui car il est persuadé d'une agression.
Et puis voila qu'il se mettait à l'observer avec un regard plein d'ambiguïtés, un mélange de mépris et de sarcasme mais pas dénué d'une certaine part de séduction dira-t-on, et puis quoi encore ; comprenez qu'il le faisait sans aucun scrupule, qu'il aimait qu'on lui fasse aussi d'ailleurs... mais bien sûr il ne pouvait s'empêcher d'être en permanente contradiction avec lui même... vous comprendrez aussi par la même occasion, surement mieux pourquoi ses nerfs sont à vif régulièrement. Pour couronner le tout le voila qui se mettait à l'ironie... Nobuo n'avait pas une affection particulière sur cet humour subjectif, on peut même dire qu'il n'aimait pas ça tout simplement.

"Oh oui, t'en as de a chance que je sois passé par là... " Dit-il sur un ton exagéré alors que ses yeux ponctuaient la phrase d'un regard noir. "Mais est ce que moi j'ai vraiment de la chance d'être tombé sur toi ? "

Il lui parlait tout en le regardant se lever et ne manquant pas la lueur d'un reflet sur une lame alors que son cher homologue rangeait correctement son arme. A son tour il se redressa sur ses jambes. Il remit en place ses vêtements puis s'adressa de nouveau à l'homme face à lui.

"En tout cas j'espère que t'en à bien profiter... maintenant si tu le permets j'ai d'autres choses à faire... " Il marqua une pause, hésitant. "Quoique... non, en définitive je n'ai rien à faire de particulier."

Sur ces belles paroles il resta fixé, droit sur ses jambes. Peut être que ce jeune homme était une personne digne d'intérêt après tout.

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Shuya Kobayashi
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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Mer 8 Avr - 20:53

Plongé dans ses pensées, pourtant son regard observait l'être assis au sol. Shu' oubliait momentanément l'épisode agaçant, il avait des moments d'absences de temps en temps. Il se permettait d'aller dans son monde. Ses doigts osseux jouaient avec le manche de sa lame, par habitude, automatisme. Il avait envie de jouer d'un de ces deux favoris. Mieux que le sexe parfois, le bonheur de produire la chaîne d'émotions par quoi peut se traduire la musique , procurait un plaisir unique et insoutenable. Il aimait cette idée, pourtant il ne pouvait pas. Il travaillait , hélas. Pour un homme dont il était la victime. Le garde du corps faillit ricaner en prenant conscience du cours de ses pensées. Il fronça les sourcils très légèrement, et se ressaisit. Il n'avait pas envie de penser à celui qu'il aimait. Il pensait à baiser, fumer, jouer et boire. Solitaire ou non, les mots n'étaient de toute façon pas sa tasse de thé. Surtout quand on lui demandait de parler de lui personnellement.

L'importun était amusant. Certes il venait de déranger le garde du corps dans une méditation absolument au destructrice, un moment de repos où il se tiraillait , un instant de complicité avec la musique au milieu d'un jardin de séduction, mais il était amusant. Le regard noir que lui lança Nobuo eut le don de lui faire tirer un faible sourire. Il finit donc par soupirer d'un air exaspéré face aux paroles du jeune homme et se demanda si il était réellement sérieux ou si l'attitude de l'inconnu était sérieuse. Cela semblait impossible à Shuya que l'on puisse seulement parler ainsi à quelqu'un qu'on venait de bousculer. Il ne s'était même pas excusé ! C'est cette attitude pour le moins surprenante qui amena Shuya à ne pas s'en aller sans rien dire, silencieux et impassible comme d'habitude. Autant qu'il fasse marcher sa langue, même si elle s'ouvrait plus pour râler et bougonner que autre chose.

Ses mots se firent donc bas, neutres mais on pouvait y lire une légère, très légère trace d'amusement tandis que le regard opalin du batteur fixait intensément le nouveau venu :

« Peut être. Nous sommes tous les deux chanceux. »

Bon, je l'admets, ces deux phrases , brèves et concises, ne pouvaient certainement pas prêter à la chaleur, mais de la part d'un être tel que Shuya, cela était agréable. Pour ceux qui le connaissaient du moins. Le garde du corps était encore dans sa musique, son humeur s'en ressentait, il oubliait l'incident, jugeant cela absolument non digne d'intérêt.

Nobuo était vraiment amusant , oui. En tout cas pour Shu', car sa mauvaise humeur, son sarcasme lui plaisait. Cela changeait de celui qui le hantait, détruisant le reste de ce qui aurait pu transformer le tempérament du garde du corps. Il avait un peu froid, bien que cette sensation lui plaisait ordinairement. Une compagnie pour le moins désagréable mais intéressante. Shuya était las tout à coup de rester à attendre un patron qu'il ne désirait pas voir pour l'instant. Ainsi, sous une impulsion, il se pencha légèrement vers Nobu , un microscopique sourire se voulant encourageant, sa chevelure glissant contre ses épaules pour venir se placer en travers de son délicat visage ( tant que ça ..) :

« J'attends mon patron. Et je n'ai pas envie de me morfondre. Allons à l'intérieur de ce nid de sexe et buvons un verre. »

Shuya s'étonnait de ses propres mots. Il avait envie de rire de l'ironie de sa réplique. On aurait dit qu'il partait à la chasse, pourtant il n'y pensait pas. Du sexe , il en avait quand il voulait. Sa beauté et son renfermement semblait séduire. Esquissant un mouvement pour ramasser son sac, le jeune homme laissa son regard se fixer sur l'homme en face de lui, profond, impassible, mais néanmoins interrogateur. Oui , ou non ?
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Nobuo Shigeyoshi
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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Lun 13 Avr - 19:38

Si il était resté, c'est juste parce que finalement, aller à la rencontre d'un hôte ou passer un peu plus de temps avec cet inconnu revenait sensiblement au même... quoique, l'hôte serait surement plus attentionné et prévenant mais ce n'était là que des détails. Il s'avérait qu'un homme -pas désagréable au regard, qui portait une lame sur lui et vous traitait, à peu de chose près, comme un animal, eh bien ce n'est surement pas étonnant mais il s'avérait donc que ça lui plaisait à ce blondinet asiatique.

Certes il l'agaçait déjà, mais c'était peut être quelque chose qu'il recherchait aussi chez les autres, lui il le faisait si souvent.
La partie était lancée, chacun 'luttant' pour avoir le moindre dessus sur l'autre, se sentir le maitre par rapport à son esclave... en moindre pour l'instant au moins. A chaque rencontre c'était la même chose, savoir qui serait le dieu de l'autre ; il y en a toujours un qui domine, dans le sens où c'est lui qui impose ses règles ; certains sont résignés à n'être que soumis, mais la grande majorité voudrait se sentir supérieure, plus important, par n'importe quelle force. Ceux là sont les plus drôles. Pas les plus intéressant peut être mais au moins les plus drôle pour Nobuo qui s'amusait à vouloir tout contrôler.

Et avec tout ça le jeune homme était arrogant. Que de belles promesses.
En tout cas pour toute réponse Nobuo se contentait de le snober. C'était lui et sa petite personne qui apportait la chance.. pas l'autre.
L'air mi-charmeur de cet 'autre' ne lui plaisait pas outre mesure... il n'appréciait pas qu'on le prenne pour un hôte en ce lieu et les regards suspicieux lui montraient parfois trop le contraire à son gout. Il aimait plaire, attirer les regards ; mais seulement à l'extérieur de l'établissement... ici se laisser draguer revenait à affirmer une docilité déconcertante... très peu pour le blond.
Mais au final qui sait si ça ne l'excitait pas d'avantage d'être considéré comme un prostitué plutôt que de payer une personne qui l'était réellement.

Et enfin la voila... elle venait bien d'arriver cette proposition à bouger 'ensemble' de ce jardin aux plus grands atouts sensuels qu'il puisse en être pour un jardin.

" 'Ce nid de sexe', c'est comme ça que tu l'appelles toi... je dirais plutôt un théâtre morbide. Allons-y."

Son ton n'était pas enjoué et on pouvait aisément comprendre son sous entendu... puisqu'il s'agissait d'un théâtre morbide... allons-y s'avérait donc être une invitation à jouer, cette fois Nobuo ne se laisserait pas perdre.
Il mena le pas jusqu'aux portes qui les séparaient de l'intérieur.

"Alors comme ça tu fais le larbin d'un type plus riche et puissant que toi... Ce n'est pas trop ennuyeux d'attendre ici alors qu'il s'envoie en l'air ?"

Nobuo savait comment attaquer les gens par les mots. Oh bien sur il ignorait que l'homme en face de lui en pinçait pour son patron... mais le seul fait d'attendre son boss dans les jardins de l'Hypnotic était déjà assez pénible en soi pour en faire une parfaite attaque, non ?

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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   Ven 24 Avr - 0:18

Je viens de poster la suite chez Nobu . Je suis désolé du retard.

http://hypnotic-poison.forumactif.com/le-black-poison-f31/theatre-morbide-nobu-t133.htm#746
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MessageSujet: Re: Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]   

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Finalement, t'es trahi par ta propre passion. [ Nobu]
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