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 Rencontre fortuite...

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MessageSujet: Rencontre fortuite...   Sam 7 Mar - 17:24

Les portes de l'ascenseur venaient de se refermer sur Yukihiro et son client. Ce dernier avait demandé au jeune homme de le raccompagner jusqu'à la réception. Il prétendait vouloir profiter de sa personne jusqu'au dernier moment. L'hôte avait bien évidemment accepter, après tout c'était son travail et il entendait bien le faire jusqu'au bout. Il supporta donc les dernières caresses dans l'ascenseur avant qu'ils n'arrivent enfin au lieu dit.

Yuki portait, sur ordre de son client, un magnifique yukata bleu nuit superbement ouvragé. Sa démarche fluide et élégante donnait d'ailleurs l'impression que les papillons blancs étaient prêts à s'envoler hors du tissu. Ses longs cheveux, qu'il n'avait pas pris le temps de rattacher, retombaient sur ses fines épaules. Avec ses traits délicats et son teint de porcelaine, le jeune garçon ressemblait vraiment à une poupée.

Il était l'opposé de l'homme qui venait de poser sa main sur ses reins. C'était un riche notable de Tokyo d'une cinquantaine d'années sans une once de grâce. Monsieur Toshiro était typiquement le genre de client que Yu n'aimait pas recevoir. C'était un rustre sans aucune manière, la preuve, il n'hésitait pas à caresser ouvertement le bas de ses reins dans le hall du club. D'ailleurs le garçon c'était toujours demandé comme un homme comme lui était parvenu à obtenir un aussi bon poste. Surement une promotion familiale. Bien sûr Yukihiro ne s'était jamais plaint de lui et ne le ferait jamais. Ce genre de personne ne valait même pas la peine d'y prêter attention. Et c'est ainsi que le regard vide il le laissait embrasser son cou une dernière fois.


- C'était parfait comme toujours. Je reviendrais vite...

Yu eu presque un haut de coeur en entendant sa voix contre son oreille. Réprimant son dégout, il le laissa embrasser ses cheveux en lui offrant un de ses superbes sourires dont il avait le secret. Un autre détail sur Monsieur Toshiro, c'est un fétichiste des cheveux et il passait presque l'intégralité du rendez-vous à les sentir. L'hôte n'avait jamais compris le plaisir qu'il en retirait mais le laissait faire à sa guise. Pendant ce temps au moins ses mains sales ne parcouraient pas son corps.

Yukihiro resta un moment dans le hall après son départ. Son visage avait retrouvé son expression habituelle, reflet de la solitude qui s'emparait de lui après chaque départ. Il avait beau détester ces hommes, il ressentait toujours la fin de leur rendez-vous comme un abandon. Le garçon ferma les yeux pour chasser ces idées de son esprit. Il était libre pour la journée à présent et se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire. Un courant d'air venait de faire voler ses cheveux, lui arrachant un frisson. S'il restait là, il allait tomber malade et le propriétaire serait surement fâché. Lentement il rouvrit les yeux et se retourna bien décider à regagner sa chambre lorsqu'il percuta violemment quelqu'un.


- Pardonnez-moi j'étais ailleurs...
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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Sam 14 Mar - 14:51

Frédérick était toujours dans sa chambre, après une nuit passé avec un de ses premiers clients. Bon, ce n’était pas quelqu’un d’important, c’était normal après tout, il venait d’arriver, mais étonnement, les gens les moins puissants sont parfois ceux avec lesquels il est le plus agréable de passer une nuit ou de simplement discuter de tout et de rien. Il n’avait d’ailleurs pas mis très longtemps à s’adapter à l’endroit, ça ne le changeait pas beaucoup de sa vie en France en même temps, c’était même mieux vu qu’ici il était nourris et logé. Enfin logé, il avait malgré tout gardé son petit studio qui, en ait ne se trouvait pas si loin que ça de l’Hypnotic Poison, c’est toujours agréable d’avoir un endroit où se dire "Je suis rentré à la maison", même s’il passait une partie de ses nuits avec ses clients. Enfin bref, il s’était vite moulé à l’ambiance, malgré tout un peu plus luxueuse que ce à quoi il avait été habitué, mais il ne s’en plaignait pas, pourquoi s’en plaindre ? Il avait eu l’honneur d’être engagé, et il comptait bien faire ses preuves, d’ailleurs les quelques clients qu’il avait eu eux, ne se plaignaient pas non plus, bien au contraire, et semblait ravi au plus haut point. Pour l’instant il n’était d’ailleurs tombé que sur des hommes relativement plaisants, une chance, quoi que si, il avait croisé une personne assez lourde dans le tas, mais il supportait sans rien dire, il suffisait de ne pas y faire attention, ou bien de rentrer dans le jeu avec quelques personnes. Mais toutes lui avait dit qu’ils reviendraient, c’était un bon début.

D’ailleurs son client venait de le quitter, il était encore tôt pourtant mais visiblement il avait des occupations urgentes à son travail. Fred l’avait donc laissé partir, ce dernier lui avait d’ailleurs épargné le chemin jusqu’à l’accueil dans sa grande bonté. Et après l’avoir remercié, le jeune français était allé s’accouder à la fenêtre qui donnait sur la rue, entièrement nu, jusqu’à ce que son client ne sorte du bâtiment, relevant la tête vers lui. Léger signe de main du français et sourire de la part de l’autre, et la nuit était fini. Sans quitter la fenêtre, il attrapa un petit agenda posé sur la table de nuit de la chambre, il n’avait plus personne jusqu’à ce soir, ça lui laissait du temps tiens. C’est l’avantage quand on commençait juste, on a beaucoup de temps libre pour s’occuper de soi-même. Il resta un long moment à observer le quartier de la chambre, réfléchissant à ce qu’il pourrait bien faire de ce temps de repos, peut-être un peu de lèche-vitrine ? Ca allait le dégouter plus qu’autre chose, toutes ces belles choses qu’il ne pouvait pas encore s’acheter, mais au moins ça lui ferait un petit tour de repérage pour plus tard. Au pire il pouvait toujours traîner dans les rues en espérant trouver de la compagnie agréable en attendant son prochain rendez-vous. Il improviserait sur le moment.

Il ferma la fenêtre et alla farfouiller un instant dans ses vêtements, cherchant quelque chose de potable à se mettre, et opta finalement pour le simple et classe, chemise blanche cintrée, pantalon noir un peu moulant et sa veste fétiche. Petit détour par le miroir pour la séance maquillage, qui dure bien une bonne demi-heure il faut le préciser – on ne rigole pas avec le maquillage, c’est tout un art vraiment de savoir dosé et associé les couleurs, surtout avec ses yeux, beaucoup de choses faisait que certaines couleurs ne lui allait pas du tout mais bref. Il aimait bien mettre un soin tout particulier à ça, ça l’amusait il ne fallait pas chercher à comprendre, mais quoi qu’il en soit vous le ne le verrez jamais sortir sans maquillage ça c’est certaines, ou alors il faudrait l’avoir drogué pour qu’il oublie de le faire, mais ça n’arrivait pas tous les jours non plus. Enfin bref, il était finalement prêt à mettre un pied dehors, environ une heure après le départ de son client. Il parcourut les couloirs d’un pas assuré, il avait eu le temps de repérer les lieux, c’était bien parce qu’avec son sens de l’orientation, il avait eu de quoi s’inquiétait quand il avait vu la taille du bâtiment… finalement il s’était pris deux petites heures pour tout parcourir à pied au moins une fois et c’était passé comme une lettre à la poste, même si ça lui arrivait parfois de se rallonger un petit peu.

Il débarqua dans le hall, restant un instant sur la pallier de la porte en observant l’effervescence du matin, tous ces gens qui allaient et venaient avec entrain ou sérieux. Ah, il aurait du passer se prendre un bon café avant de partir pour achever de commencer la matinée, sinon il allait finir rouiller avant le midi vu ce qu’il avait dormi. Oui c’est ça, un bon café comme on en avait le secret, après il sortirait faire un tour. Il s’appétait à se retourner pour faire demi-tour quand une personne qu’il n’avait pas vraiment vu au préalable le bouscula légèrement. Il se retourna vers la personne en question, secouant un peu la tête et lui attrapant doucement la main par réflexe au cas où il se serait plus assommé que lui.


« Ne vous excusez pas, c'est moi qui me trouvais dans le chemin… »

Il l’observa un instant, il l’avait croisé dans les couloirs de l’Hypnotic, il en aurait mis ses mains à couper, il n’oubliait jamais un visage de toute façon. Par contre il n’aurait su dire s’il s’agissait d’un employé, d’un de ses collègues ou un client… quoi qu’il supprimerait bien la première vu qu’il avait déjà du le voir en compagnie de quelqu’un… Mh, moment intense de réflexion, il verrait bien de toute façon, n’est-ce pas ? En tout cas, l’un ou l’autre, i les devait d’avouer qu’il était particulièrement mignon. Ah bien oui, on ne le changera pas, il fallait toujours qu’il se fasse une première opinion sur les gens, mais ce n’était pas pour ça que cela changeait sa conduite outre mesure.


« Vous allez bien ? J’espère que vous n’avez pas été trop bousculé… J’en ferais des cauchemars la nuit. »
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Sam 14 Mar - 20:31

Le choc n'avait pas été particulièrement intense mais la surprise lui fit perdre l'équilibre. Par chance une main secourable avait attrapé la sienne, l'empêchant de tomber lamentablement sur le sol du hall. Yukihiro n'aimait pas particulièrement se faire aider mais il n'allait pas s'en plaindre pour une fois. Et puis cette main était vraiment chaleureuse, d'ailleurs il se surpris même à sourire. Mais un de ces sourires faux qu'il offrait aux clients dans le cadre de son travail. Non celui ci venait de lui. Et enfin il leva les yeux pour voir l'obstacle qu'il l'avait percuter.

Ce dernier était visiblement un occidental, aucun doute la dessus, d'ailleurs un accent s'était laissé entendre dans ses excuses. Rassemblant ses souvenirs, Yuki présuma qu'il s'agissait d'un français mais il n'en aurait pas mit sa tête à couper. Cette langue autrefois si familière était à présent de simple brides de souvenirs dans son esprit. En effet lorsqu'il était enfant ses parents avaient insisté pour qu'il apprenne un certain nombre de chose comme il convenait à quelqu'un de sa condition. Le piano, le maintient, l'anglais et le français faisaient partit de ses choses qu'ils pensaient indispensables de savoir. Le jeune garçon s'était prêter à l'apprentissage avec sérieux et s'était même surpris à aimer ça.

Malheureusement avec la découverte de son lourd secret son père avait décider qu'il n'avait plut à apprendre tout cela. Encore une chose qui lui avait été arraché soudainement. Une raison de plus de haïr cette femme qui l'avait mis au monde en sachant qu'il ne pourrait jamais être aimé. Mais bon ce n'était pas le moment de penser à ce genre de chose et la voix de son vis à vis le tira définitivement de ses souvenirs.


« Vous allez bien ? J’espère que vous n’avez pas été trop bousculé… J’en ferais des cauchemars la nuit. »

Étrangement cette phrase et surtout son attitude l'énerva plus que de raison. Yu ne supportait pas qu'on le voit comme une chose fragile et ce n'était pas une légère bousculade qui allait le blesser. Mais c'était vraiment ce que signifiait ses mots ? Peut être pas mais peu importe. L'hôte dégagea violemment sa main en le foudroyant du regard.

Je ne suis pas en porcelaine alors pas la peine de vous inquiéter pour moi.

Il avait vraiment mauvais caractère et son rendez vous avec le vieux fétichiste ne l'avait pas mit dans de très bonnes dispositions. Pourtant soudain il réalisa qu'il avait peut être commis une erreur. Il ne connaissait pas l'homme qui lui faisait face mais sa présence à l'Hypnotic ne pouvait signifier que deux choses. Soit c'était un hôte et dans ce cas Yuki se fichait bien de la manière dont il lui avait parlé. Soit c'était un client et dans ce cas il risquait d'avoir des ennuis. Dans le doute il valait mieux présumer pour la deuxième solution, aussi désagréable soit elle.

En une fraction de seconde le visage de Yukihiro changea du tout au tout. Son regard brulant de colère s'était éteint pour laisser la place à une fausse douceur et ses lèvres arboraient le plus charmant des sourires. On aurait put penser qu'il s'agissait de deux personnes totalement différentes. Le jeune homme s'inclina alors et présenta ses excuses pour son comportement déplacé. Bien évidemment il n'en pensait pas un mot mais le mensonge était devenu une seconde nature depuis qu'il travaillait ici. Enfin il se redressa, continuant de sourire chaleureusement. Sa voix de miel se fit alors entendre même si derrière on pouvait encore ressentir une pointe d'amertume si on y prêtait suffisamment attention.


Je me nomme Yukihiro Fujitaka et je suis un hôte de l'Hypnotic.
Je suis enchanté de vous rencontrer.
Et encore une fois je vous présente mes plus sincères excuses pour mon comportement.
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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Mar 17 Mar - 16:27

Visiblement, les deux jeunes gens se rassemblaient au moins en un point, leur éducation. Il est une chose d’apprendre une langue, mais c’en est une autre de se voir obligé par ses parents à une éducation plus ou moins digne ou censé représenté un rang social élevé. Plaie pour le français, ces quelques années de vies avaient étés un véritable enfer, à écouter ses parents lui répéter sans cesse « ne fais pas ci et ne fais pas ça, tu dois te tenir comme cela en face d’une personne importante et faire attention à ne pas nous décevoir. » Et les paroles de son père qui résonnait encore et toujours dans sa tête dans ses périodes où son moral étaient bas ou dans ces nuits où les cauchemars étaient de mises. « Galant, rappelle-toi ton rang, c’est toi qui dirigeras cette société à la place de ton père un jour, tu te dois d’en donner la meilleure image possible. » Brr, cette voix qui lui donnait des frissons dans le dos rien que d’y penser. Bien une des seules choses qu’il aimerait oublier d’ailleurs, mais bref, il essaye d’y penser le moins souvent possible, c’est d’ailleurs pour ça qu’il aime bien être occupé en permanence par son travails, être avec des clients, ça lui permettait de se concentrer sur autre chose et de fixer son esprit sur un but bien précis. Une sorte de fuite en avant comme une autre, même s’il ne l’avouera jamais à haute voix, et qu’il ne se l’avouera jamais à lui-même non plus. Enfin cette histoire aurait été bien longue à expliquer et il serait bien fastidieux de s’aventurer dans ses relations familiales plus avant.

Oh mais il y avait erreur sur la personne. Enfin sur l’attitude, Frédérick n’a pas pensé une seule seconde à le blesser délibérément. Il n’était pas vraiment du genre à porter un regard sur les gens, même selon leur aspect physique. Après tout, les vêtements pouvaient bien être trompeur et dissimulé un corps moins frêle que ce qu’ils laissaient penser, c’était le cas du jeune français, qui, même s’il n’était ostensiblement pas gros, il était même limite anorexique selon certains mais il le démentait fortement, on le penserait fin et androgyne aux premiers abords, mais il avait un corps musclé et sportif. C’est qu’il s’entretenait le petit gars, en plus du "sport de chambre", il essayait de faire de l’exercice une à deux heures par jour selon son emploi du temps. Enfin bref, la personne qui l’avait bousculé semblait avoir relativement mal pris ses excuses, dommage, il ne cherchait rien de particulier, juste à se montrer poli et… "Galant". A quelle bonne blague, pour une fois qu’on lui reprocherait presque d’être ce qu’on avait toujours essayé de lui inculquer, une véritable honte je vous le jure.


« Il est humain de s’inquiéter pour ses semblables… Mais toutes mes excuses si je vous ait offensé, je n’ai jamais voulu insinuer que vous étiez en porcelaine… »

Il accompagna ses paroles d’un de ses magnifiques sourires qu’il gardait en réserve, d’un naturel presque affligeant. Pas qu’il se force, enfin si, quand même un peu, mais il était tellement habitué à ça qu’il n’y faisait même plus attention. Mais le métier d’hôte est de toute façon un mensonge permanent, ou du moins presque permanents, tout dépend des clients et de l’hôte en question mais il est rare que ce dernier ne dévoila ses vrais sentiments en présence d’un client. Il regarda son interlocuteur dont le visage changea littéralement d’expression en l’espace d’une seconde et le sourire de Frédérick s’élargit légèrement, de façon discrète, presque invisible si on ne fixait pas ses lèvres. Il avait la réponse à la question qu’il s’était posé quelques instants auparavant, il avait incontestablement bien à faire à un de ses collègues de travail. La marque de fabrique comme diraient d’autres, de cette façon d’être et de pouvoir changé de visage en une seconde. Peut-être l’avait-il pris pour un client à s’excuser ainsi ? Il est rare que les hôtes soient aussi distingués avec leurs camarades quand il ne s’agissait pas de client, mais en même temps, le français n’avait pas marqué sa profession au marqueur sur son front.

Il s’inclina à son tour devant les excuses que lui présenta Yukihiro, même si, en bon observateur et hôte qui se respectait, il arrivait à déceler dans sa voix la petite chose qui clochait vis-à-vis de ses paroles. Enfin il ne releva pas et ne fit aucune remarque, se contentant de répondre sur le même thon avec un voix douce et un visage calme, le fixant de ses yeux verrons.


« Enchanté… Je suis Frédérick Owens… Et nous sommes donc collègues… » Fait un petit mouvement de tête pour signifier qu’il acceptait ses excuses et élargit légèrement son sourire. « Il n’y a pas d’excuses à présenter, je t’ai offensé et j’en suis sincèrement désolé. » Oui, il était passé au tutoiement le plus naturellement du monde, mais il ne fallait pas y faire attention, ce n’était ni méchant, ni un manque de respect.

Il resta silencieux un instant en fronçant très légèrement les sourcils, réfléchissant à un petit détail qui le gênait à chaque fois, enfin à chaque fois non, mai quand même assez régulièrement depuis qu’il était au Japon et quand il se retrouvait avec des personnes avec lesquelles il souhait garder des liens amicaux. Enfin ça ne l’embêtait pas plus que ça, et ça le faisait parfois rire intérieurement, mais c’était un détail parmi d’autres… Et Frédérick accorde beaucoup d’attentions aux détails, après tout ce sont eux qui font la personnalité d’une personne et qui font la beauté du monde… Il suffisait de savoir observer et interpréter.


« Tu peux m’appeler Fred… Je dois avouer que mon nom est un peu dur pour un Japonais de pure souche… Mais si je peux... faire quelque chose pour me faire pardonner...»

Il hausse légèrement les épaules, qu’il l’appelle comme il veut, il a même le droit de lui donner un surnom japonais s’il le souhaite, ça ne serait pas la première fois. La plupart de ses clients étaient des gens cultivés de toute façon, et une bonne partie avaient étudié les langues étrangères alors prononcer quelques petit r dans un mot ne leur poser pas de problèmes. Certains trouvaient ça charmant d’ailleurs, et ceux qui n’aimaient pas… eh bien ils n’aimaient pas et il le renommait, tout bêtement, il avait eu droit à pas mal de noms japonais jusqu’ici déjà il fallait avouer. Mais ça l’amusait de voir ce que les gens voyaient en lui, les prénoms reflétant souvent un trait de caractère ou physique… c’était intriguant, il devrait s’amuser à ça avec tous ses clients quand ils les connaîtraient un peu plus. Enfin il verrait bien dans les semaines à venir comment sa situation évoluerait en général.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Sam 21 Mar - 21:15

[Pardon pour le temps de réponse mais c'est un peu la folie au boulot^^]

« Il est humain de s’inquiéter pour ses semblables… Mais toutes mes excuses si je vous ait offensé, je n’ai jamais voulu insinuer que vous étiez en porcelaine… »

Ainsi il était humain de s'inquiéter pour les autres. Pourtant Yukihiro n'en avait jamais ressentit ni le besoin, ni l'envie. Il se fichait bien de ce qui pouvait arriver aux autres tant que cela ne l'affectait pas. Cela ne l'avait jamais fait douter de son humanité même s'il n'était pas vraiment certains d'en posséder beaucoup. Depuis qu'il travaillait à l'Hypnotic, la carapace qui l'entourait s'était renforcé au point de l'isoler totalement du reste du monde. Cet état ne le dérangeait pas, il vivait sa vie, le reste était sans importance. Bien sur la solitude était parfis pesante, mais les clients était là pour la combler, du moins en partit. En effet dès que ces derniers franchissaient le hall d'entrée, Yuki se retrouvait à nouveau seul, isoler de tous.

On pouvait se demander ce qui le poussait à continuer cette vie si vide et pour être honnête, le jeune homme ne le savait même pas lui même. IL avait souvent penser à mettre fin à ses jours mais avait toujours fini par renoncer. La peur de l'inconnu était plus forte que la souffrance de cette vie. C'était ce fil si fragile qui le retenait dans ce monde. Un jour il finirait par casser, c'était une certitude.

Visiblement l'homme qui se tenait face à lui était un collègue. Il s'était donc excuser pour rien. Aussitôt le sourire qui embellissait son visage disparut et son regard retrouva son in-expression. L'hôte un brin charmeur avait cédé sa place à Yukihiro, une coquille vide. Un détail le fit pourtant retrouver sa fougue. Son vis à vis venait de le tutoyer sans même prendre la peine de lui demander. Les étrangers n'avaient vraiment aucun respect. Et à présent il lui demandait de l'appeler par un diminutif. On aurait dit qu'ils se connaissaient depuis des années.


Appelez moi Fujitaka.
Et il est peut être commun en France de se tutoyer à la première rencontre mais ce n'est pas le cas ici.
Nous sommes peut être collègues mais je n'entend pas devenir votre ami, veuillez donc continuer de me vouvoyer, Monsieur Owens.


Sa voix était glaciale, rien à voir avec la chaleur qui s'en dégageait lorsqu'il travaillait. Le masque d'hôte avait été retiré et ce qui se trouvait en dessous n'avait rien de très accueillant. Son regard brulant figé dans celui de Frédérick, reflétait la passion qui se cachait pourtant en lui. Sa contradiction, ce feu intérieur qu'il tentait désespérément de contenir. Yuki n'était pas une personne mauvaise, il détestait juste se lier aux gens. C'était une façon comme une autre de se protéger. La trahison, une fois qu'on y a gouté, vous hante et vous ronge plus profondément que n'importe quelle souffrance. Comment faire confiance à un étranger quand on a été trahit par sa propre famille, par ses parents ? Yu ne connaissait pas encore la réponse à cette question.
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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Sam 21 Mar - 23:54

Eh oui, normal de s’inquiéter pour les autres. Après tout, même en ne s’inquiétant que pour soi, il est rare de ne jamais considérer les autres, ce qu’ils pensent, ce qu’ils pourraient faire, ne serait-ce que pour anticiper la bonne réaction consistant à se protéger soi-même pour échapper aux problèmes et aux embrouilles. Enfin le fait que son collègue ne s’inquiète de personne d’autre que lui ne regardait en rien Frédérick, d’ailleurs il ne disait pas ces quelques mots comme un reproche mais juste une remarque en l’air, comme ça, parce que c’était ce que lui pensait, même si on ne lui avait pas demandé son avis. Qu’il en tienne compte ou pas, ce ne sont que des paroles après tout, et ne dit-on souvent que seul les actes comptent ? Il semblerait, même si dans en ce métier d’hôte, les paroles sont bien souvent aussi puissantes que les actions.

Tiens d’ailleurs en parlant d’action, la figure précédente de Yukihiro était bien meilleure que ce visage froid et sombre qu’il lui montre là. Oula que oui, il est quand même bien plus mignon avec un sourire, même si c’est un sourire tout ce qu’il y a de plus faux, enfin bon, il faut apprendre à se détendre entre deux clients aussi, sinon le stress l’emporte et ça, c’est très mauvais pour la santé. C’est comme le rire, c’est très bon pour le moral, la santé et les abdos ! Une façon efficace et joyeuse de s’entretenir, oui, rire un petit peu tous les jours. C’est stupide comme façon de voir, mais au final ça marche assez bien, Fred en est la preuve. Enfin non ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire que de le prendre en exemple enfin bref. Fred soupira légèrement, alala, pour une fois qu’il se baladait dans l’ Hypnotic, il tombe sur un de les hôte de le genre qu’ il aime le moins, ce n’est pas de chance. Non vraiment, les gens coincés, il a du mal, il essaye de les dérider, mais ce n’est pas toujours facile, je vous jure, il préfère les gens un peu comme lui avec le sens de l’humour.

« Bien, bien, vouvoyons-nous alors, Fujitaka… san. »

Il hésite juste une seconde dans sa phrase, c’est que c’était compliqué leur histoire de suffixe hiérarchique au Japon non mais je vous jure, ce n’est pas facile de s’y retrouver. Enfin il ne pense pas s’être planté sur ce coup-là, il n’allait pas l’appeler maître non plus. Se passe une main dans les cheveux, vraiment, le Japon était si différent de la France ? A l’entendre on croirait que c’est impossible de sympathiser avec des personnes qui travaillent avec vous… alors qu’au final c’est ça qui rend la chose plus agréable et vivable, surtout dans ce genre de métier. Pas la peine de l’agresser comme ça franchement, ce n’est pas comme s’il venait de l’attaquer avec un couteau. La prochaine fois qu’il le croise il fera ça pour voir sa réaction tiens.

« Loin de là de devenir ami… Cependant je trouve cela dommage de ne pouvoir entretenir de relations… autre que froides et distantes avec des personnes que je suis amené à revoir régulièrement… »

Soupir de nouveau doucement et hausse les épaules en soutenant son regard, ne cillant pas une seule seconde. S’il essayait de l’intimider, eh bien c’était plutôt rater il fallait avouer. D’ailleurs le sien était plutôt impassible, vrai qu’il était un peu déçu du comportement de son vis-à-vis, mais bon, il n’allait pas faire un plat là-dessus, n’est-ce pas ? Il espérait qu’il n’y avait pas que des gens comme ça ici quand même parce que sinon ça allait être mortel, alala. Ou alors c’était l’endroit où il était tombé en France qui avait été exceptionnel et qu’il attendait trop de cet endroit… Mon dieu mais un peu de bonne humeur c’était trop demandé ? Il faut croire… D’ailleurs un petit détail venait de clignoter dans l’esprit du jeune homme qui hausse un sourcil un peu surpris tout d’un coup.

« D’ailleurs… J’aimerais bien que vous m’expliquiez sur quoi vous vous basez pour ainsi supposer que je viens de France… »

Oui bon à part son léger accent, mais ce pays n’était pas le seul à avoir un accent pareil. Et puis il n’était vraiment pas très prononcé, il avait fait des efforts pour en arriver là, mais il ne se souvenait pas avoir placé ce détail dans leur brève conversation, il serait bien curieux de savoir. Pas qu’il démentait appartenir à ce pays, quoi qu’il le pourrait mais il n’avait aucun intérêt à le faire. Finit par détourner les yeux pour les poser sur une horloge fixée à un mur, restant un instant pensif, ses souvenirs de là-bas remontant doucement, et finis par secouer doucement la tête.

« Quoi qu’il en soit… Je m’apprêtais à aller me prendre quelque chose… Si cela vous tente de m’accompagner… Je vous offre la consommation. »

Il n’était pas obligé d’accepter bien sûr, ce n’était qu’une proposition parmi d’autre, mais c’est vrai que son café le tentait bien, et puis comme ça il marquait bien qu’il n’avait pas été vexé par ses paroles relativement froides. Quoi qu’en fait il se prendrait bien autre chose qu’un café, quelque chose d’un peu plus boostant. Enfin, il verra bien une fois sur place, qu’il soit seul ou non d’ailleurs, ce n’était pas très important.


« Cela dit très cher, comme vous l’avez si bien précisé, nous ne tendons pas à devenir amis, alors peut-être que les collègues ne peuvent prendre un café ensemble ? »

Le regarde encore un instant avant de lui faire un grand sourire, il le provoquait mais si peu… On va dire que c’était la petite vengeance pour lui avoir gâché ne serait-ce que quelques instant sa bonne humeur. Finit par lui tourner le dos pour commencer à s’éloigner lentement, il n’attendait pas vraiment de réponses de sa part d’ailleurs, et maintenant ça lui était bien égal qu’il le suive ou pas, même si sa proposition tenait toujours s’il décidait de l’accompagner.

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[HRP: Y'a pas de mal t'en fais pas, je comprend parfaitement xD]
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Mer 25 Mar - 20:28

Yukihiro laissa filer sur ses lèvres un léger sourire furtif en entendant son collègue l'appeler Fujitaka-san. C'était probablement la première fois qu'on l'appelait ainsi. En général les personnes à qui il demandait un vouvoiement prenait un malin plaisir à lui donner du -kun voir même du -chan. Ils trouvaient amusant de l'énerver. Il fallait bien avouer qu'un Yuki qui sortait de ses gongs c'était vraiment un spectacle adorable. Avec son physique de poupée, ses colères semblaient toujours trop enfantines pour être prises au sérieux et finissaient le plus souvent par faire éclater de rire la victime. Alors s'entendre appeler ainsi lui donna une certaine forme de satisfaction.

Il fallait bien reconnaitre que finalement Yu s'était peut être montré un peu trop froid avec le nouveau venu. Malheureusement c'était plus fort que lui. Il avait beau tenter de garder son sourire, dès que les clients partaient sa personnalité asociale et agressive reprenait le dessus. Il n'était pas vraiment une personne mauvaise, il avait juste du mal se lier aux autres. Il allait devoir faire des efforts pour une fois. Doucement il prit une profonde inspiration, fermant les yeux, vidant son esprit. Lorsqu'il les rouvrit son visage avait retrouver sa douceur. Il ne souriait pas mais semblait tout de même plus accueillant.


J'ai suivit des cours particuliers de Français lorsque j'étais enfant donc l'accent m'est familier.
Mais pour être honnête c'est surtout que l'on est informer lorsqu'il y a des nouveaux arrivants. Après tout ça n'est pas si fréquent. On nous donne quelques détails afin d'aider à vous mettre à l'aise.


Il faut dire aussi que Yukihiro avait été chargé de l'accueillir mais il avait refusé en prétextant qu'il n'était pas vraiment le plus à même de mettre un nouvel arrivant à l'aise. Le jeune homme avait donc eu accès à toutes les informations le concernant. Il n'avait pourtant retenu que ce détail, et encore parce qu'il aimait énormément ce pays, sinon il ne l'aurait probablement même pas retenu. Il faut dire qu'il n'avait pas non plus fait d'efforts pour ça. La preuve il ne l'avait même pas reconnu malgré la photo qu'on lui avait montré. Enfin c'était dans son caractère.

La proposition de Frédérick ne l'emballait pas particulièrement mais il était libre toute la journée et pour être honnête rester seul n'était pas vraiment quelque chose qui lui faisait envie. Et voilà qu'à présent il le provoquait. La réflexion ne fut pas très longue, d'autant plus qu'il s'en allait. D'un geste rapide, Yuki s'avança pour saisir son épaule. Il venait de s'empêtrer à nouveau dans le tissu de son yukata et s'était rétablit grâce ce geste. Rapidement il retira sa main, un peu gêné d'être incapable de marcher correctement dans ce vêtement.

J'accepte votre proposition mais...
Est ce qu'il serait possible de passer d'abords par ma chambre ?
Je me sent ridicule vêtu ainsi...


Cela avait beau lui aller à merveille, il est vrai que Yukihiro détestait ce costume que lui ordonnait de portait son fétichiste de client. D'ailleurs il mettait toujours deux bonnes heures pour le nouer correctement. Sans parler du chignon qu'il était contraint de faire. Cet homme avait vraiment le dont de lui demander des choses qui le mettait hors de lui. Sans parler bien sûr des marques rouges qui commençait à apparaitre sur ses poignets, signe d'un rendez vous plus qu'agité.
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Frédérick Owens

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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Jeu 26 Mar - 13:32

Mais malgré sa colère, l’esprit de Frédérick n’avait pas une seule fois été traversé par la pensée que Yukihiro n’était pas à prendre au sérieux. Malgré ses airs de je m’en foutisme absolu, qui n’était au fond peut-être pas que des airs, il avait tout de même un assez grand respect des autres et de ce qu’ils pouvaient penser ou ressentir. Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, cette phrase, que sa mère lui avait répété pendant toutes ses années de vies, avait pris un certain sens dont son esprit, et il s’amusait à l’appliquer à la lettre, mais cependant pas à la manière commune, non, à la sienne, bien propre et bien particulière. Le monde serait ennuyeux sans ça, non ? Même si ça lui arrivait de temps en temps, comme avec Yukihiro par exemple, de vexer certaines personnes par ce qu’on pourrait appeler un excès de sociabilité, mais ce n’était jamais de mauvais esprit, du moins jamais à une première rencontre en tout cas. Et pas quand il débarquait dans un nouveau lieu pour ajouter à la cause de sa défense. Il était toujours bon de savoir se faire des amis.

Enfin, le jeune homme sembla se rasséréner légèrement quand Frédérick se décida visiblement à faire preuve du "respect" qu’il aurait du avoir depuis le départ. Pour être sincère, intérieurement, il trouvait vraiment ce genre de procédure lourd, et c’est vrai qu’en dehors de ses clients, où le vouvoiement était réellement de mise, il était rare qu’il s’amuse à ça avec les gens qu’ils croisaient. Alors ainsi il avait étudié le français ? En cours particulier en plus ? C’était étrange, ce garçon devait être quelqu’un de bonne famille à la base. Frédérick se demanda un instant comment il avait pu atterrir ici puis balaya la question d’un geste de la main imaginaire. Lui aussi était de très bonne famille, avait beaucoup de connaissance quand il en avait envie, et il s’était bien retrouvé ici aussi, par concours de circonstance. Tiens, ils tenaient des fichiers des hôtes ici ? Ah oui, ça ne lui était même pas venu à l’esprit d’ailleurs, enfin c’est surtout qu’il le transmette aux autres qui le surprenait. C’était quoi ça, un plan pour entretenir la concurrence ? Comme s’il avait besoin d’une nounou, non mais vraiment. La seule chose dont il aurait pu avoir besoin c’est d’un plan pour s’orienter dans les couloirs, mais même là il se débrouillait à peu près tout seul, quitte à y perdre quelques minutes. Et puis, quand il était avec des clients, généralement, soient ils les retrouvaient au Black Mambo, soit directement dans leur suites alors c’était rare qu’il fasse le chemin avec eux, et à cas exceptionnel, il trouvait toujours un moyen d’occuper leur esprit ailleurs que sur le chemin…


« Oh, je comprends mieux… Je ne pensais pas que ce genre d’informations étaient divulgués, vraiment… »

Fronce légèrement les sourcils, un peu pensif tout d’un coup, essayant de se rappeler ce qu’il avait pu envoyer comme CV – ou tout autre chose qui s’en rapproche dans ce pays tout du moins – comme information sur lui, histoire qu’il saches à peu près ce qu’on avait pu baratiner sur sa personne. Bah, au pire de toute façon, ça ne devaient pas être des choses bien grave, il ne s’y serait pas risqué, après tout, son passé ne regardait que lui, et tout ce dont avait besoin de savoir le gérant de l’établissement était ses facultés… intellectuelles. Ainsi que son physique, mais ça, un petit entretient et le tout était réglé de manière générale. Mais ça l’intriguait quand même cette histoire, tiens, il faudrait qu’il voit avec les autres hôtes s’ils avaient aussi reçus des informations, et de quelles type surtout… histoire de voir ce qu’on pouvait bien raconter sur lui, ça pouvait être une occupation assez drôle pendant ses temps libres, oui, vraiment. Enfin bref, il errait bien quand il les croiserait de toute façon, ce qui arriverait bien un jour ou l’autre d’ailleurs, même si la plupart du temps ils ne faisaient que se croiser sans même se reconnaître.

Enfin bref, il s’en allait donc, aller boire cette boisson du matin censé le réveiller et le mettre de bonne humeur, encore plus qu’il ne l’était déjà, quoi que maintenant sa bonne humeur avait été sacrément entamé, eh oui, c’est ça de ne pas y aller de suite. Bah, ça remonterait avec le soleil, visiblement la météo prévoyait du beau temps pour la journée. Il ne s’attendait pas vraiment à ce que Yukihiro ne l’attrape par l’épaule, qu’il l’appelle la grande limite vu la scène qu’il lui avait faite – après tout, on n’attrape pas un inconnu à la volée comme cela, ça ne se fait pas – il fut d’ailleurs surpris qu’il accepte tout court. Il se retourna vers lui avec un fin sourire, il était vrai qu’il n’avait pas réellement l’air à l’aise avec ce genre de vêtement. Mon dieu, ça ne devait pas du tout être pratique à porter, lui qui avait échappé à ça depuis le début, enfin vu qu’il n’était pas là depuis longtemps ce n’était pas très étonnant, et il se doutait que ça finirait par venir, mais il n’avait pas vraiment la carrure pour porter des kimonos ou tout autre vêtements traditionnel. Bon, il est fin, cela ne pose pas de problème, mais vu sa musculature assez développé, ça devait donner des choses assez bizarre, enfin bon, il verrait bien quand l’occasion se présenterait, hein !


« Bien… Je n’y vois aucun inconvénient, bien évidemment… »

Il se retint de faire toute remarque sur ses vêtements et la gêne que cela devait occasionner, histoire de ne pas s’attirer une nouvelle fois les foudres du jeune homme, non pas qu’il le craignait, mais il était toujours plus agréable de passer son temps avec quelqu’un qui n’est pas en colère contre vous, n’est-ce pas ? Mais il est vrai qu’il était plutôt mignon comme ça, à croquer… Le jeune français revint un peu vers lui et lui tendit une main, proposition silencieuse à un coup de main tout ce qu’il y avait de plus respectueux bien sûr, il n’allait quand même pas le laisser manquer de s’effondrer à chaque pas sans rien faire. Enfin qu’il e débrouille s’il n’avait pas envie d’être aidé, Frédérick n’était pas un garde malade et il ne ferait pas une telle proposition deux fois.

« Quel est votre numéro de chambre ? »

Elle ne devait pas être très loin de celle qu’on lui avait attitré normalement, ou alors l’organisateur de cet hôtel avait un sens de l’organisation extrêmement bizarre. Enfin, il se mit en route aux cotés de Yukihiro, restant silencieux quelques instants, l’esprit totalement ailleurs, perdu dans ses pensées avant de ratterrir sur terre après quelques secondes de flottements, revenant à ses préoccupations présentes.


« Vous travaillez ici depuis longtemps au fait ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Ven 27 Mar - 16:01

« Oh, je comprends mieux… Je ne pensais pas que ce genre d’informations étaient divulgués, vraiment… »

Yukihiro fut un peu surpris en entendant ses mots. Son vis à vis ne devait pas encore s'être rendu compte que dans ce genre d'endroit tout le monde savait tout sur tout le monde. Enfin presque, certaine personne comme Yu ne s'intéressait pas vraiment à ses collègues. En faite tant qu'ils ne l'ennuyaient pas, il se contentait de les ignorer, tout simplement. Visiblement ignorer Frédérick allait s'avérer plus compliqué. D'un naturel très sociable, il ne semblait pas être le genre de personne que l'on peut oublier dans un coin. Enfin, Yuki allait devoir faire avec.

Disons que comme tout le monde fini par tout savoir, ils préfèrent diffuser eux même les informations. Au moins elles sont exactes comme ça. Et puis c'est un bon moyen de jauger la future concurrence.
Enfin pour ma part je ne me fait pas de soucis. Visiblement on ne fait pas partit de la même catégorie...


Il est vrai qu'avec ses traits androgyne, Yukihiro se classait dans une catégorie d'hôtes bien précise. Bien évidemment au début ce genre d'étiquetage l'avait un peu ennuyé mais il avait fini par si faire. Et puis de toute façon il n'avait pas vraiment eu le choix avec un tel physique. Il avait donc du se résoudre à conserver ses superbes cheveux longs et à porter ce genre de vêtements même s'il les détestait. Ses autres qualités, telles que son aisance en société et son éducation bourgeoise, étaient également très appréciées. Il n'était donc pas rare qu'il serve de faire valoir dans des diners sélects. Dans ces cas là, une voiture venait le chercher à la sortie de l'Hypnotic et le ramenait exactement au même endroit. De cette façon il n'avait même pas l'impression de sortir de l'immeuble.

Après l'incident de la perte d'équilibre, le jeune homme fut soulagé que Frédérick accepte de lui permettre de se changer. Yuki se sentait vraiment mal à l'aise dans ce yukata et ne rêvait que de pouvoir l'enlever. Il avait l'impression d'être déguisé vêtu ainsi. Lorsqu'il leva les yeux, l'hôte fut surpris de voir une main tendu. Après une légère hésitation il posa la main, acceptant l'aide proposer. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes mais il n'était pas certain de pouvoir parvenir jusqu'à sa chambre sans finir par terre sans cet appui. Le garçon gardait la tête haute mais son regard était fixé au sol, reflet de sa gène.


Je suis dans la chambre 213.

Sa voix, elle aussi trahissait son sentiment. Doucement, pour ne pas trébucher, les deux hommes se mirent en direction des chambres. Le silence qui régnait entre eux était pesant et Yu ressentit un certain soulagement lorsque son collègue se décida à le rompre. La question posée, méritait une seconde de réflexion. En effet, Yuki avait l'impression d'être à l'Hypnotic depuis toujours. D'ailleurs il considérait ce club comme sa maison et n'en sortait jamais. Le monde extérieur lui avait causé trop de souffrance, au moins entre ses murs il était en sécurité.

Cela fait trois ans que je travaille ici. Vous devriez peut être m'appeler Sempai...

A cette idée, un sourire amusé se dessina sur les lèvres de Yukihiro. Il commençait à se détendre un peu. Le fétichiste s'éloignait et la mauvaise humeur qui découlait de ce rendez vous aussi. Arrivant devant la porte de sa chambre, le jeune homme tira sur la chaine qu'il portait autour du cou faisant apparaitre la clé qui y était accroché. La porte s'ouvrit alors permettant aux deux hommes d'entrer.

La décoration de la chambre n'avait presque pas changé depuis son arrivée au club. Il n'y avait absolument aucun objet personnel qui trainait. Un lit, deux fauteuils posés prêt de l'immense baie vitrée, une gigantesque armoire et une commode à côté de la porte de la salle de bain. En faite cet endroit ressemblait plus à une simple chambre d'hôtel plutôt qu'à un studio ou il était censé vivre depuis trois ans. Un seul objet sortait du lot. Accroché au dessus du lit, un magnifique tableau représentait un papillon aux couleurs chatoyantes. Il illuminait la pièce par sa seule présence et la lumière qui traversait les baies vitrés donnait presque l'impression qu'il était sur le point de s'envoler...


Dernière édition par Yukihiro Fujitaka le Lun 6 Avr - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Lun 6 Avr - 18:28

« Les catégories ne sont pas fixe… Il suffit de savoir s’adapter et on peut satisfaire la grande majorité de ceux qui nous demande, c’est une histoire de jeu. »

Il sourit légèrement à ses paroles, oui, il prenait son travail comme un grand jeu, un immense théâtre où tous, aussi bien les hôtes, les clients, les dirigeants, le personnel, se devait de jouer un rôle bien particulier qui lui était attribué. Et plus le jeu d’acteur était suffisant, plus le public conquit était grand. Les seules limites à cette petite mise en scène n’était que le physique de la personne, quoi qu’avec des moyens et de la chirurgie esthétique on pouvait arriver à tout de nos jours mais Frédérick n’était pas vraiment chaud pour s’y essayer, il aimait son corps, ou tout du moins, l’appréciait tel qu’il était, même s’il devait être pourri jusqu’à l’os avec toute la drogue et l’alcool qu’il avait pu prendre jusqu’à aujourd’hui. Mais bref, il n’était là pour piquer les clients de personnes, la concurrences c’est, quand ça stimule, mais au point de ne penser qu’à ça, il n’était du genre extrêmes compétitif, sauf lorsqu’il s’agit d’un pari lancé à lui-même.

Frédérick fronça légèrement les sourcils lorsque Yukihiro lui demanda, peut-être pour plaisanter après tout il n’en savait rien puis qu’il ne connaissait pas encore très bien le jeune homme, de l’appeler avec le suffixe sempai. D’accord il était peut-être étranger et n’y connaissait pas grand-chose lorsqu’il s’agissait des traditions en elles-mêmes du pays, cependant il n’était pas naïf à ce point, et il n’aimait pas vraiment qu’on profite de lui ainsi. Il regarda l’espace d’un instant son interlocuteur d’un regard neutre, ce qui équivalait chez lui à un regard relativement froid en vue du visage chaleureux qu’il avait l’habitude d’afficher en temps normal et resta silencieux un instant avant de répliquer d’une voix posée, calme mais ferme.


« Faire preuve de respect envers mes semblables est une chose vous savez, seulement essayer d’en abuser en ait une autre. »

Il n’était pas vraiment dans ses habitudes de se plier à la volonté de quelqu’un, que celui-ci soit censé être son ainé dans ce qui concernait son travail ou non. Après tout, se plier à la volonté des clients était une chose, il était payé pour ça, c’était un métier comme un autre dont il accepter les contraintes, mais il tenait avant tout à sa liberté hors de ce contexte, chose précieuse à ses yeux qu’il n’était pas près d’abandonné juste pour rentrer dans les bonnes grâce du premier gamin un peu hautain qui croiserait sa route. Enfin il ne rajouta rien de plus, se contentant de suivre son interlocuteur jusqu’à la porte de sa chambre sans vraiment chercher à faire une conversation des plus approfondies, et puis visiblement, Yukihiro ne chercha pas non plus à égayer le trajet, que cela soit la faute de sa réplique un peu plus tranchante que ses précédentes ou bien juste son caractère qui voulait ça. De toute façon, qu’il l’ait vexé ou pas, cela ne lui faisait pour l’instant ni chaud ni froid.

Il attendit que le jeune homme ouvre la porte, remarquant par ailleurs qu’il gardait sa clé autour du cou, chose qu’il ne se serrait jamais personnellement permis d’ailleurs, trop exposé, trop de risque de la perdre ou de se la faire prendre, dès qu’on a l’esprit ailleurs ou qu’on sort dans des endroits où il y a un peu trop de monde. Sa clé à lui était bien rangée dans une poche de son petit sac qu’il avait à l’épaule en bandoulière, rangé avec les clés de son petit studio d’ailleurs, dans lequel il n’avait pas eu l’occasion de remettre les pieds depuis qu’il était arrivé au Club. Enfin quoi qu’il en soit il rentra à la suite de l’hôte dans sa chambre, restant debout près de la porte d’entrée alors qu’il laissait Yukihiro allait chercher ses affaires pour se changer.

Il observa un instant la chambre, similaire à la sienne en presque tout point si ce n’était quelques dispositions de meubles et de décoration personnelle. Il faut avouer que Frédérick n’était pas forcement une personne "à la mode" en matière de décoration, et vu le temps qu’il passait généralement dans les endroits qu’il appelait "chez lui", il était même plutôt un amateur de la décoration rapide et agréable, le stricte minimum pour vivre bien sans des milliers de choses en trop. Plutôt étrange pour une personne qui avait grandi dans le luxe d’une des plus grandes familles de France au beau milieu de la capitale de la bourgeoisie française. Mais comme on dit, l’habit ne fait pas le moine et il ne supportait pas du tout les habitations conçues par ce style bourgeois et qui pu à des kilomètres l’argent et le pouvoir.

Il s’adossa contre le mur à coté de la porte, observant un instant le tableau au dessus du lit représentant un papillon, ne pouvant s’empêcher de l’admirer. Il aimait l’art, enfin, il aimait surtout la beauté des choses et savait la reconnaître quand il la voyait, dans une chose ou dans une personne. Et celle qui avait peint ce tableau devait être un véritable magicien pour en arriver à un résultat pareil, vraiment c’était… impressionnant, quand on prenait le temps d’apprécier la vraie valeur des choses. Ca lui rappelait un peu chez lui, quand il regardait sa mère peindre des toiles pendant des heures sur le balcon, même s’il devait l’avouer que cette femme n’avait pas autant de talent que cela même si elle se défendait bien.


« De qui est ce tableau ? » Demanda-t-il après un certain temps de silence et en détachant son regard pour le poser une seconde sur Yukihiro avant d’à nouveau le détourner pour fixer la vue à travers les fenêtres, observant les hauteurs des buildings tokyoïtes avec une pointe de nostalgie.

« En tout cas c’est un véritable chef d’œuvre vraiment… Il mériterait une exposition à lui tout seul… »

Il soupira intérieurement et fouilla dans son sac un instant avant d’en ressortir un baume pour les lèvres qu’il avait ramené de son pays et qui était encore entier, ou du moins en parti, se le passant avec précaution et de le ranger bien à sa place au fond de son sac.
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Ven 10 Avr - 19:44

Yukihiro avait discrètement sourit en voyant que son collègue n'avait pas su discerné le ton taquin dans sa voix lorsqu'il lui avait demandé de l'appeler Sempai. Il était évident qu'il ne demanderais jamais une telle chose à quelqu'un. Ce suffixe était une démonstration de son respect envers quelqu'un et il ne pouvait être réclamer sous peine de perdre son sens. Même s'il devait bien s'avouer que cela l'aurait doucement amusé si Frédérick avait accepté. Mais il jugea préférable de garder cela pour lui. Ce dernier n'avait visiblement pas l'air d'apprécier ce genre de plaisanterie.

Lorsque l'on entrait dans sa chambre la première chose que l'on voyait était cette immense baie vitrée qui prenait l'intégralité du mur d'en face offrant aux arrivants une vue à coupé le souffle. La ville s'étendait littéralement sous leurs yeux du visiteur. Une fois que l'hôte eut franchit le seuil il se dirigea vers la grande armoire à droite de la porte laissant le soin à l'invité de la fermer une fois qu'il serait entré à son tour.

Yuki semblait presque ridicule devant ce meuble imposait dans lequel s'entassait des affaires aussi diverses que cela était possible. En effet le jeune homme ne sortait jamais de l'immeuble de l'Hypnotic et l'ensemble de ses vêtements étaient des cadeaux de ses chers clients. Ils correspondaient donc la plupart du temps à leurs fantasmes. Ainsi on pouvait trouver une combinaison de cuir accroché à coté d'une robe de mariée d'un blanc immaculé, des vêtements traditionnel à côté de tenues gothiques. On y trouvait également un grand nombre de costumes parfois ridicules comme un déguisement de lapin, une tenue d'écolière et tant d'autre chose que cela pourrait donner la migraine à n'importe qui d'autre que Yu.

Ces vêtements dits "normaux" étaient quand à eux rangés en dégradé de couleurs allant du blanc au noir en passant par le rouge, le bleu, le vert... Il y avait là tout les styles, du plus classe au plus décontracté. Une vraie collection, il faut dire que cela faisant maintenant trois ans qu'il travaillait ici et ne grandissant plus il avait n(avait jamais à sans séparer. Après quelques hésitations, Yukihiro se dirigea vers le foncé, trouvant son bonheur dans un jean noir légèrement usé. Pour aller le chercher il avait du grimper sur le premier étage des casiers de l'armoire, décidément il était trop petit à son gout. Il s'empara ensuite d'une chemise marron qu'il jeta avec le jean sur son lit sans même prendre le soin de refermer son dressing.


Tu peut t'assoir si tu veux...

Un sourire et un geste désigner les fauteuils près de la baie vitrée avaient accompagné cette proposition alors que le garçon s'approchait de son lit, s'afférant à ôter le nœud qui maintenait en place son yukata. Ce dernier avait été fait par le fétichiste et il avait la fâcheuse manie de le rendre impossible à enlever. D'ailleurs Yuki commençait à se demander s'il ne le faisait pas exprès. La dernière fois il avait même fini au comble de son impatience par le découper pour retrouver sa liberté. Déjà ses nerfs étaient mis à rude épreuve alors qu'une question brisa le silence.

Son regard s'était lentement relever pour se poser sur le tableau au dessus de son lit. Il était charger de tant de souvenir. Son sourire, ses mains se noyant dans ses cheveux, sa voix si douce contre son cou. Il lui manquait tant. Nathaniel... Le regard de Yuki s'était rempli d'une profonde et douloureuse nostalgie face à ce vestige du passé. Oui, il avait raison, ce tableau était un chef d'œuvre, mais probablement pas pour les raisons auquel il pensait.


Il s'appelle... Nathaniel... Il est loin à présent... très loin...

Sa voix était rempli de tristesse et ses yeux semblaient sur le point de déverser un flot de larmes qui ne couleraient pourtant jamais. Il en avait oublié ce nœud qui refusait de se défaire, son esprit à présent disparu dans ses souvenirs...
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MessageSujet: Re: Rencontre fortuite...   Dim 19 Avr - 15:41

Adossé contre le mur de la porte, le jeune français observait son collègue fouiller dans ses étagères plus que remplis pour trouver quelque chose à sa convenance, un léger sourire amusé de le voir essayé d’atteindre un des étages les plus élevés. Oh non, tout cet amas de vêtement ne lui donnait pas la migraine, aussi farfelues et diversifiés soient-ils, même si sa propre garde robe était belle et bien beaucoup mois vaste que celle de Yukihiro, enfin pour le moment, le temps qu’il se fasse une clientèle fidèle et qu’il aille faire les boutiques de temps en temps. De France, il n’avait ramené qu’un gros sac à dos de voyage, pas une valise, juste des vêtements, du maquillage, ses papiers et encore il avait tellement eu envie d’abandonner ces derniers derrière lui… mais cela n’était pas possible. D’ailleurs on nom d’hôte n’était qu’un nom d’emprunt, un déguisement parmi d’autre pour échapper au malheur que pourrait engendrer l’emploi de son vrai nom. Nom qu’il n’avait jamais changé, allez comprendre pourquoi, alors que cela aurait été tellement plus simple. Mais ça, seul le gérant de l’Hypnotic le savait et n’y avait vu aucun inconvénient, après tout, chacun ses raisons d’être discret…

Mais pour en revenir à ce qui est des vêtements, il ne connaissait que trop bien les placards remplis à craquer, les exigences étranges et parfois au goût douteux… Son ancien lieu de travail en était rempli, de ses costumes, de ses tenues de soirées, qui pouvait très bien être d’une variété partant d’un costume de travestie à un habillement spécial orienté vers le sadomasochisme. Tenues an cuirs, robe, habits moyenâgeux ou juste un bout de tissu déchiré pour ne camoufler que ce qui était nécessaires, passant au smoking pour les soirées passés à l’extérieur à la tenue d’Adam. Quelles humiliation n’avait-il pas connu au début, des personnes sans vergogne qui ne font que s’amuser à vous rabaisser, il en avait connu, en connaissait, certaines devaient rager dans son pays de l’avoir vu leur échapper entre les griffes, lui, le favoris, la poupée la plus docile de son ancien club. Il secoua légèrement la tête quand l’hôte lui proposa de s’asseoir et lui répondit un vague « merci » avant de se diriger vers la baie-vitrée sans pour autant s’asseoir, observant la ville d’un œil lointain, son regard venant caresser les immeubles d’un regard un peu nostalgique. Il ne remarqua pas la peine du jeune homme à défaire sa tenue, plongé dans ses pensées le ramenant des siècles en arrières, et ce n’est que lorsqu’il répondit à sa question sur le tableau qu’il revint sur terre. Il observa un instant Yukihiro qui avait relevé le regard vers le tableau et resta un instant indécis devant le soudain ton de sa voix. Il sourit un peu tristement, avant de s’approcher de lui et de poser une main sur son épaule, se voulant quelque peu réconfortant.


« Je vais t’aider pour ton vêtement… »

Sa propre voix s’était faite plus basse alors qu’il observa encore un instant le tableau avant d’en détourner les yeux pour plonger sa concentration dans les nœuds du vêtement de son collègue. Il ne voulait pas spécialement le replonger dans des souvenirs douloureux, loin de lui cette idée et sa question était purement indicative, aimant l’art, le charme d’un beau tableau était toujours attirant. Mais peut-être savait-il plus que quiconque que les souvenirs n’était pas toujours chose plaisante alors il n’insista pas plus, préférant laisser un léger silence s’installer le temps que Yukihiro ressorte de ses pensées. Il laissa ses mains courir le long du tissu alors qu’il comprenait enfin comment défaire ce nœuds dérangeant, quel travail, il est vrai que seul, cela ne devait pas être facile. Surtout pour lui qui n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler un habitué des tenues traditionnelles de ce pays. Il finit néanmoins par en venir au bout après quelques instants d’acharnement pour ne pas abimer le tissu. Il laissa le vêtement tranquille en s’écartant d’un pas en arrière pour l’observer une seconde pensivement.

« C’est terminé. »

Il sourit légèrement alors qu’il le laissa finir de se changer et de définitivement revenir sur la terre ferme, reportant de nouveau son regard sur les buildings en dehors, ce léger éclat nostalgique ayant disparu de ses prunelles alors qu’il reposait de nouveau son regard sur l’hôte puis sur le tableau.

--------
[HRP: Désolé pour le temps de réponse et la qualité médiocre, j'ai eu quelques petits ennuis cette semaine... Toutes mes excuses.]
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